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« Les Larmes de l'Assassin » ça avance bien... Pas loin de la moitié, effectivement, puisque je viens de finir la page 47. Mon carnet Moleskine commence à prendre une belle patine à force d'être gribouillé, malmené et trimbalé un peu partout. C'est souvent dans le train que j'avance le mieux sur cette étape du découpage. Ça n’a pas l’air, mais une double page, lorsqu’elle est rapidement griffonnée comme ça, c’est vraiment une petite bataille de gagnée. Tout est là. Le texte est à peu près au point (même s’il n’est encore lisible que par moi) et les intentions de cadrages sont en place. Les pages existent presque et cela permet d’aborder l’étape du dessin finalisé avec davantage de sérénité. Et la sérénité, croyez-moi, dans une entreprise comme celle-là (120 pages) ce n’est pas du luxe ! C’est vraiment une étape jouissive, le découpage… On peut s’envoyer 20 ou 30 pages en 4 ou 5 heures. À ce moment là, l’histoire avance presque à la vitesse de lecture du futur lecteur, autant dire à la vitesse de la lumière ! Bon… Après, il faut calmer sa joie et s’attaquer aux planches dans leur réalisation finale. Et là, on passe brutalement de la vitesse de la lumière à celle de l’escargot. Une expérience métaphysique grisante, à vivre absolument, si un jour vous en avez l'occasion.

La prochaine fois je vous parlerai artisanat : Papier Schoeller 135 g, table lumineuse, stylos Pilot 0.8, encre de chine et pinceaux n°3 en poils de sanglier…
Du rêve à l’état pur !

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