lundi 24 mai 2010

Soif d'idéal ?

bob

Le 28 août 2003, sous la pyramide du Louvre, 150 personnes marchent, leurs portables à l'oreille. Soudain, elles se figent, tombent à terre et repartent comme si de rien n'était. Le 24 juillet de la même année, à Central Park, plusieurs dizaines de promeneurs se regroupent pour pousser des cris d'animaux pendant 10 minutes. Pendant ce temps dans une grande librairie à Rome, 200 hurluberlus en quête d'un ouvrage inexistant assaillent les vendeurs, puis se dispersent en silence... S’ensuivent une farandole géante en gare de Zurich et un strip-tease collectif à Montréal... Les flash mobs étaient nés. Flash mobs, ou smart mobs, « foules intelligentes » mobilisées via le net et le téléphone portable se manifestent donc un peu partout sur la planète durant cette belle année 2003.

Le 12 mai 2010 à Nantes, 10 000 personnes se donnent rendez-vous pour se bourrer la gueule. Oui je sais... Formulé ainsi, ça fait moins rêver que ces performances absurdes mais tellement (ré)créatives qui fleurissaient au début des années 2000. Bref... Aujourd'hui, à défaut d'originalité, nos jeunes « faces de book » peuvent être fiers d'une chose : la quantité ! Des milliers de blaireaux qui picolent c'est mieux que quelques dizaines d'intellos qui imitent les animaux dans Central Park... Non ?

Putain, ça me déprime ces apéros géants... J'ai l'impression d'entendre des milliers de cons chanter à l'unisson : « Allez viens boire un p'tit coup à la maison, y'a du blanc, y’a du rouge, du saucisson... ». Décidement on est bien loin de cette « foule sentimentale » que nous chantait Alain Souchon en nous redonnant espoir...

Enfin bon... Que les idéalistes se rassurent, dans quelques mois, des milliardaires en short qui courent derrière un ballon vont à nouveau mobiliser les foules. Et ce sera mondial !

Haut le cœur...

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mardi 18 mai 2010

J’me comprends…

sc_ne14

Le story-board des « Larmes de l’Assassin », ça avance ! Même si aux alentours de la page 70, ça coince un peu. Normal, on est en ville depuis la page 62, il pleut depuis la page 66... Et tout se complique entre les trois personnages. Alors, je gribouille et je regribouille.

Parfois, mieux vaut passer plus de temps à en perdre pour éviter d'en passer trop à chercher encore au moment où l’on pense avoir trouvé. Enfin bon, j’me comprends...

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mardi 11 mai 2010

Les chèvres sont malades...

croquis_48

« Les Larmes de l'Assassin »... Encore et toujours au travail !
Voilà l'esquisse d'une page qui devrait être à la hauteur
de mes obsessions : aridité et austérité...
Page 48, le réçit amorce sa descente en pente douce.
On est au sommet de la cloche parabolique. Roue libre, maintenant !

Il fallait bien une pleine page pour marquer le coup.

Posté par thierrymurat à 13:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]