samedi 20 août 2011

Un été allemand !

Laras Lied

En 2004, paraissait chez Delcourt mon tout premier livre de bande dessinée : « Elle ne pleure pas, elle chante » scénarisé par Corbeyran d'après le roman d'Amélie Sarn.
Cet été 2011, c'est l'éditeur allemand Schreiber & Leiser qui propose une traduction de ce roman graphique, sous le titre « Lauras Lied ». Ce qui veut dire : La chanson de Laura. Pourquoi pas... Le personnage principal s'appelle bien Laura... Toujours très étrange ces traductions de titres ! Bref, c'est de toute façon de bien bonnes nouvelles de voir mes livres qui commencent à passer les frontières...

Au début de l’été 2011, Schreiber & Leiser avait aussi publié en Allemagne mon livre "Les larmes de l'assassin" (Der Mörder weinte). Voir la note du 16 juin, sur ce blog.

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mardi 9 août 2011

Le cœur de Charlie...

Charlie-Bauer

De retour de vacances, j'apprends avec une profonde tristesse, la mort subite de Charlie Bauer. Cet activiste d'extrême gauche à l'accent marseillais avait décidé de prendre les armes dans les années 60 au côté du FLN, puis dans les années 70, il avait plongé dans le grand banditisme « héroïque » façon Mandrin ou Robin des bois... Après 25 ans de prison, Charlie Bauer avait décidé à sa libération de prendre la plume au début des années 90, pour parler encore et toujours de son combat contre ce qu'il appelait « l'appareil » et rester en lutte, l'écriture et la parole comme seules armes, aussi longtemps qu’il serait en vie. Grâce à mon ami Arnaud Floc'h, j'ai eu un jour la chance de croiser l'épouse de Charlie, Renée Bauer, qui est prof au lycée de Montargis. J'avais été invité dans sa classe pour parler de bande dessinée et « d'engagement » à des adolescents boutonneux, lobotomisés par la consommation de masse et la télé réalité (pas tous...). C'était génial ! Merci Renée. Mais je n'ai jamais rencontré Charlie. Dommage... Ça aurait pu se faire. Il est trop tard pour regretter. Je garde de lui l'image médiatique qu'il a bien voulu nous laisser : ses bouquins, ses idées claires, sa tignasse généreuse, sa dialectique soignée, son verbe haut, qui laissait deviner la grande gueule qu'il devait être dans l'intimité. Ce dimanche 7 août 2011, c'est un arrêt cardiaque qui a mis fin à l'éternel combat de cet anarchiste révolutionnaire au grand cœur. Il avait 68 ans.

Ça n'a rien à voir, mais l'ordure qui vient d'exterminer les 80 jeunes en Norvège est toujours bien vivant, lui. Aucun risque que son cœur s'arrête de battre, fatigué d'avoir trop aimé la vie, la lutte, les gens, l'humanité...

Quel été de merde ! J'espère au moins que vous avez beau temps, si vous êtes encore en vacances.

> Un chouette portrait de Charlie Bauer par Daniel Mermet
sur France Inter en 2005 :  à écouter ici de toute urgence !

Posté par thierrymurat à 17:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]