femelle

Tant que les combats pour les droits des femmes et contre les violences faites aux femmes ne se nourriront que de buzz sur les réseaux sociaux et d'opportunisme émotionnel dans les médias ou au café du commerce, rien ne changera. Tant que la culture diabolisante du bouc émissaire mâle sera le moteur des ces légitimes combats féministes, rien ne changera.

En Amérique latine, les femmes mettent en avant leur féminité de femelle pour crier leur force et leur puissance archaïque. Elles ne mettent pas les hommes au pilori et dans le même panier, à la première occasion venue. Elles ne se victimisent pas par principe. Elles savent que c'est le féminin sacré qui les accompagne depuis la nuit des temps dans leur combat quotidien. Elles s'interdisent de sortir les crocs, pour un oui, pour un non... Elles savent que leur force est dans leurs entrailles de femelles, pas dans la haine stupide contre les mâles.

Elles savent.

Je ne sais pas si l'apaisement de l'Humanité est entre les mains de la « Femme Sauvage * », entière, intuitive et créatrice de mondes. Mais ce qui est sûr, c'est que cet apaisement n'est ni entre les mains du sextrémisme à la sauce ukrainienne (les Femen), ni entre celles de la working girl parisienne qui s'exaspère de son statut de femme en escarpins, et pleurniche sur France Inter ou sur facebook.

 

* Est-il besoin de préciser que le terme « Sauvage » dans ce contexte
ne signifie pas pour moi « féroce » ou « brutal », mait tout l'inverse ? Oui. Je le précise...
Je précise aussi que le concept de « Femme Sauvage » est emprunté à
Clarissa Pinkola Estés , dans son livre « Femmes qui courent avec les loups ».

– Photo © Chanel Baran –