mercredi 28 août 2019

Déco intérieure

fenêtredehors

Tu sais, gamin...

Tout ce que je fais, c'est
simplement cueillir gentiment,
sur une feuille vingt-et-un / vingt-sept,
des chants d'oiseaux pourris
et quelques aboiements de mâtins
baveux avec mon stylo noir
pour en faire de jolis bouquets effrayants,
vomissant des arcs en ciel délavés
qui lèchent des stratocumulus
en forme de poire pour la soif du monde
ou des stratocumulonimbus
en forme d'enclume pour assommer
les tristes cons.

Et rien de plus.
Te fais pas de films, gamin.
Va... 

 

 

— Dans mes carnets, fragments en vrac — 

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lundi 26 août 2019

Endless Summer

t_shirt_donald

— Dans le sac de plage de Melania, souvenirs du G7 — 

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dimanche 25 août 2019

icône

saintegreta

Sainte Greta de Stockholm 
Impératrice du Ciel, de la Terre et des Médias Sociaux 
Canonisée à Katowice le 4 décembre de l'an de grâce 2018 par la cop24 

Enluminure du 21ème siècle / 3ème millénaire 

 

— Dans mes carnets à dessins, enluminer l'icônnerie — 

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samedi 24 août 2019

Le robinet à merde

robinetàmerde

Le 24 août 2015, pour la première fois dans le monde, un milliard de personnes ont utilisé facebook dans la même journée. 
On peut donc, d'un point de vue sociologique, dater officiellement l'ouverture du robinet à merde à cette date précise.
(Happy birthday, facebook) 

En ce même an de grâce 2015, en France, des associations féministes déterrent à nouveau une vieille « affaire » de 2009, classée par la justice depuis 2012, et accusent une énième fois OrelSan – un simple auteur de chansons – d'incitation à la haine sexiste après l'avoir traîné devant les tribunaux comme un criminel de guerre faisant l'apologie du féminicide sous le troisième reich, et ce, même après la relaxe judiciaire, dopées et coachées par l'acharnement de la bien-pensance fraichement ultra-cyber-connectée (le fameux robinet à merde), confondant une fois de plus la fiction et la réalité comme des enfants de trois ans (régression pathologique) et prenant encore et toujours au pied de la lettre un texte littéraire pour un discours extrémiste de propagande (pathologie psychotique et collective de la paranoïa). On refait donc le procès poussiéreux de 1857 des Fleurs du Mal de Baudelaire. Autant dire le procès du diable en personne (coucou fais-moi peur).
Ça se passe en France. Et en France, on est toujours fiers d'être beaux et cons à la fois (on appelle ça le panache).

Bien avant l'ouverture du (fameux) robinet à merde, il ne serait jamais venu à l'idée de personne de confondre Benoît Poelvoorde (dans le film « C'est arrivé près de chez vous » en 1992) avec Patrick Henry, le tueur en série des seventies en pattes d'éph'. 
Il ne serait jamais venu à l'idée de personne de confondre Albert Dupontel (qui fracasse des têtes à grand coup de pelle métallique dans le film « Bernie » en 1996) avec Jack l'éventreur, et encore moins de confondre le bon vieux Georges Brassens (qui chante « Je suis un voyou » en 1954) avec un violeur pédophile. 
(Je viens d'utiliser malgré moi, trois fois de suite, le verbe confondre ; j'ose espérer que tu mesureras comme moi, l'ampleur de la confusionite aigüe ambiante.)

Bref. Or donc... Ainsi soit-il ! 
Et par la très grande sainteté de l'ouverture du robinet à merde de l'an de grâce 2015, nous te prions, seigneur tout puissant en forme de f.
Ô toi, grand monstre bleu aux deux milliards de trous du cul interconnectés, exhausse nos péchés et délivre-nous du mal... 
Amen. 

— Dans mes carnets, remise à l'heure — 

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lundi 19 août 2019

Le degré quantique du poème

semence

À l'abri de l'idiocracy 
qui gronde au dehors, 
je garderai tous ces mystères
endormis d'épines 
à l'intérieur d'un œuf
de phœnix incendiaire, 

précieux comme de la poussière
de licorne 
dispersée
dans l'indulgence des quatre-vents : 
celui-qui-fut, 
celui-qui-est, 
celui-qui-sera, 
celui-qui-sait. 

 


— Dans mes carnets, écrire des fragments — 
(Peinture © Thierry Murat, 2019 / Semence / 29 x 42 cm / 
acrylique blanche sur tôle rouillée / détail) 

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mercredi 14 août 2019

Les prévisions météo

pop

Après un bref épisode caniculaire et orageux, 
on annonce un abrupt retour aux normales saisonnières 
en fin de siècle. 

 

— C'était un communiqué de Jusqu'ici-Tout-Va-Bien. 
Merci de nous avoir suivis — 

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dimanche 11 août 2019

Le Large

longcourrier

« Quand je me sens des plis amers autour de la bouche, quand mon âme n'est plus qu'un bruineux et dégoulinant novembre, lorsque mon cafard prend tellement le dessus que je dois me tenir à quatre pattes pour ne pas, délibérément, descendre dans la rue pour y envoyer dinguer les chapeaux des gens, je comprends alors qu’il est temps pour moi de prendre le large. »

 

— Les premiers mots d'Ismaël dans Moby Dick / Herman Melville, 1851 —
(Peinture © Thierry Murat, 2019 / Long-Courrier / 90 x 40 cm /
acrylique blanche sur tôle rouillée / détail)

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vendredi 9 août 2019

Oldies but Goodies

alamokid

Désinvolte pistoléro séducteur, violent, raffiné et impitoyable romantique, amateur de vodka glacée, de femelles ardentes et de mouton grillé à l'ananas... 
Sous cette apparence de cow-boy de charme, Alamo Kid est un agent fédéral sévèrement burné, luttant contre le crime au cœur d'un far-west sans pitié, teinté de meurtres et d'érotisme torride. 

( #Houlala  #BalanceTonMitouSurPétition.com )

 

— Cette série italienne fut initialement publiée
dans « l'excellent » magazine Lanciostory
entre 1975 et 1978,
scénarisée par Antonio Mancuso
et dessinée par Giuseppe Montanari,
avant d'être éditée en France chez Sagédition en 1982 —
(un Must absolu...)

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jeudi 8 août 2019

Coucou, fais-moi peur (...)

newspaper

— Dans le journal du matin du jour du lendemain d'après-demain —

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mardi 6 août 2019

Blackbitch

blackbitch

« Hey mama, said the way you move, 
gonna make you sweat, gonna make you groove. » 

— Dans mes carnets, dessin champêtre / dans mes oreilles, Led Zep IV — 
(Pour Nico, spécial clin d'œil en forme de fagot) 

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