dimanche 29 septembre 2019

Cinéma

ze_end

Putain, quinze ans...
Quinze ans à bâtir une œuvre habitée de dessin et de littérature, cohérente et sincère, bradée par les libraires qui survivent à trente-huit pour cent de marge sur le dos de la surproduction éditoriale en pleurnichant dans la benne à ordures. Continuer à bien huiler la machine pour sauver les acquis sociaux de la masse salariale des grosses maisons d'édition et des petits épiciers du livre, alors que la foule ne lit plus de littérature et consomme de l'édition utilitaire, du buzz facebook-google, de la story sur instagram et du bouillon de culture netflix. Le marché du livre à subi une chute vertigineuse en 2017 et dramatique en 2018. La rentrée 2019 annonce le chant du cygne. 

Excuse-moi, mais... je n'arrive plus à voir ce qu'il y a de glorieux dans ce mirage d'un privilège d'être encore publié afin de pouvoir continuer à engraisser le cadavre littéraire éditorial en étant payé une misère à dix pour cent de droits d'auteur sur le gâteau à partager. Je ne suis pas Saint François-d'Assise. Dieu merci. Je ne suis qu'un petit-fils de paysan qui fait l'auteur, les poches vides, la tête haute. Tu parles d'un projet de vie... 

Au bout du « conte », depuis quinze ans ; une petite notoriété, les honneurs des salons-kermesses littéraires, invité comme une vieille rock-star dans les hôtels ibis, une pseudo-reconnaissance, du blabla presse bobo parisienne, parler au micro à la radio de mes deux, des ventes honorables, une grosse dizaine de milliers de lecteurs... Tout cela peut se concevoir comme une certaine réussite, vu de l'extérieur. Une forme de richesse. Faire semblant que tout va bien pendant quinze ans. Du cinéma... Une fausse richesse, en somme. Un rôle de riche, donc. 

Tu sais ce que disait Charlie Chaplin ? Quand on lui demandait pourquoi il avait l'air si triste... Il disait, je suis triste parce que je suis devenu riche en jouant des rôles de pauvres. Moi, c'est l'inverse. Je suis triste parce que je suis devenu pauvre en jouant un rôle de riche. Et c'est la même tristesse à l'envers. 


— Dans mes carnets, à l'endroit — 
(Après le générique de fin, travelling sur l'horizon, 
puis caméra zoom avant vers un ailleurs providentiel. Moteurs...) 

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samedi 28 septembre 2019

Le ciel est

atelier_toit

— Dans mon atelier, par-dessus —
(Dans mon Digital Revio / Fragments)

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vendredi 27 septembre 2019

Le but (...)

bombardements fb

« On sait, en effet, que la propagande n’a pas besoin de convaincre pour réussir et même que ce n’est pas là son but. Le but de la propagande est de produire le découragement des esprits, de persuader chacun de son impuissance à rétablir la vérité autour de soi et de l’inutilité de toute tentative de s’opposer à la diffusion du mensonge. Le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus.
Cet intéressant résultat, l’abasourdissement médiatique l’obtient très naturellement par le moyen de ses mensonges incohérents, péremptoires et changeants, de ses révélations fracassantes et sans suite, de sa confusion bruyante de tous les instants. » 

÷

« Dans notre monde, il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l'humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout. » 

÷

« Il n'y aura plus ni art, ni littérature, ni science. Nous n'aurons plus besoin de science. Il n'y aura aucune distinction entre la beauté et la laideur. Il n'y aura ni curiosité, ni joie de vivre. Tous les plaisirs de l'émulation seront détruits. » 

÷

« Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève les oeufs aux poules. L'instinct sexuel sera extirpé. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d'alimentation. Nous aboliront l'orgasme, nos neurologistes y travaillent actuellement... » 

÷

« Imposer une parfaite uniformité d'opinion sur tous les sujets, devenait possible pour la première fois. » 

 


— George Orwell / extraits du roman 1984, publié en 1949 — 
(Dans mes carnets à dessins, fragments) 

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jeudi 26 septembre 2019

Typœtry #3

issue

— Dans mon Digital Revio, laisser le ciel se faire typographier — 

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mercredi 25 septembre 2019

Les carottes sont cuites

cocotte

De la rentrée littéraire 2019, on retiendra donc la surmédiatisation à l'envers et putassière de Yann Moix, la médiatisation faussement discrète du bouquin de la fille de Jeanne Mas, le faux nouveau chef-d'œuvre de Françoise Sagan et les vrais chiffres de ventes du faux succès de librairie entièrement rédigé en écriture inclusive, « Le féminisme pour les nul·le·s » (sic). 
Voilà... Comme on dit outre-Atlantique, Elvis has left the building... 

— C'était un communiqué d'Ici-Tout-Va-Bien. 
Merci de nous avoir suivis — 

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mardi 24 septembre 2019

LandScaping_269

landscaping

— Dans mes carnets / Fragments — 

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lundi 23 septembre 2019

Selfie

selfie

Excuse-moi, mais... 
Ce matin j'ai pas la tronche 
de l'emploi du temps 
à écorner les bœufs 
ou à écorcher les chiens. 


— Dans mes carnets, en vrac — 
(Dans mon atelier, fragment de gueule de bois ) 

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dimanche 22 septembre 2019

Typœtry #2

brume

— Dans mon Digital Revio, typographier le ciel — 

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samedi 21 septembre 2019

Portrait

Baudelaire

« Tous les photographes, même excellents, ont des manies ridicules ; ils prennent pour une bonne image une image où toutes les verrues, toutes les rides, tous les défauts, toutes les trivialités du visage sont rendus très visibles, très exagérés ; plus l’image est dure, plus ils sont contents. 
Il n’y a guère qu’ici qu’on sache faire ce que je désire, c’est-à-dire un portrait exact, mais ayant le flou d’un dessin. »

— Charles Baudelaire —
(Photographié par Félix Nadar, vers 1855)

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vendredi 20 septembre 2019

SettingSun_382

sunsetlight

— Dans mes carnets / Fragments — 

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