lundi 28 juin 2021

Entretien avec...

TM_portrait

« Ne reste que l’Aube n’est pas uniquement une bande dessinée autour de la figure du vampire. La créature y officie comme un point d’ancrage, dardant un regard omniscient sur l’humanité. L'immortalité transpire de la première à la dernière page de l’album (...). En mettant en scène une créature qui a traversé les siècles, l’auteur met en lumière la lente déliquescence du monde. Ce faisant, il appuie l’idée que des outils comme les réseaux sociaux sont plus liberticides que libertaires.
Alors que Ne reste que l’Aube est sorti en librairie il y a quelques semaines, Thierry Murat a accepté de répondre à nos questions sur la genèse de son album et l'utilisation qu'il y fait de la figure du vampire. » 


— www.vampirisme.com — 
( L'interview vampirique est à lire ici... ) 
blood

Posté par thierrymurat à 10:16 - Permalien [#]

vendredi 25 juin 2021

Apocryphe

zinternaute

C'est dans une très grande confusion que nous apprenons à l'instant cette information préocupante au plus haut point. En effet, il semblerait que plus de deux milliards de faux zinternaute·e·s viennent de signer la gigantesque fausse pétition en ligne : « #WeWantThruth ». Un taux de participation sans précédent ! Les algorithme·e·s retiennent leur souffle... Indubitablement, le monde s'interroge. 

— C'était un communiqué de Jusqu'ici-tout-va-bien, merci de nous avoir suivis —
(Dans mes carnets pictographiés : Crétinus-Digitalum-Activistae-Numéricus / XXIe siècle) 

Posté par thierrymurat à 13:03 - Permalien [#]
lundi 21 juin 2021

Triptyque

triptyk

Depuis 2016, j'écris les livres que je dessine, je dessine les livres que j'écris, et en silence j'interroge le monde. Mais depuis 2016, le monde a tellement changé qu'il serait peut-être plus prudent d'interroger nos propres changements intérieurs... pour ceux qui évidemment en ont encore le courage – je veux simplement parler du courage d'être au monde. Pour cela heureusement il nous reste la lecture, la fiction littéraire ou dessinée ; le seul monde où nos monstres tapis dans l'ombre peuvent s'apprivoiser en toute sérénité. Trois livres à lire cet été ; c'est certainement la plus audacieuse des invitations que je puisse formuler en ce vingt et un juin, pour ce nouveau solstice qui commence. 


— ÉtuŋwAŋ, 2016 / Animabilis, 2018 / Ne reste que l'Aube, 2021 — 
(Thierry Murat © Éditions Futuropolis) 

Posté par thierrymurat à 14:07 - Permalien [#]
samedi 19 juin 2021

Encrage

aube_163

— Dans mes cartons, fragment de la page 163 de « Ne reste que l'Aube » / Brut de scan — 

Posté par thierrymurat à 15:23 - Permalien [#]
jeudi 17 juin 2021

Oser (semi-auxiliaire falloir)

lecture_graphique

« Encore une belle surprise de lecture... On retrouve là le style élégant de l'auteur, aussi bien au niveau de l'écriture que du dessin et c'est véritablement une réussite. Un huis clos shakespearien qui parle en même temps d'humanité, d'inhumanité, de vampire, d'intelligence artificielle, il fallait oser... Et bien, j’ai envie de dire il faut ! Des lectures graphiques comme celle-là, j’en veux encore et encore. » 

— Yoann Debiais, chroniqueur bd pour Comixtrip et l'Ivresse des Bulles —
(Ne reste que l'Aube / Thierry Murat © éditions Futuropolis / 176 pages en bichromie / 24,6 x 30,7 cm)
En librairie, depuis le 7 avril 2021 

Posté par thierrymurat à 07:55 - Permalien [#]

mardi 15 juin 2021

Ritualis Lyrae

table_Lyre

« Je t'offre une de mes lampes — tu m'en offres le dessin. Sur cette proposition, le sculpteur Philippe Cuny développe depuis quinze ans un amical rituel avec les stars de l'illustration et de la bande dessinée. L'échange se fonde sur une vision, une sensibilité et une culture partagée. Le jeu mixe le cadeau croisé et l'exercice créatif. (...) Véga est l'étoile majeure de la constellation de la Lyre. Voici quatre siècles, l'astronome Johann Bayer l'a désignée "Vega (Alpha) Lyrae". Que trois noms de ses lampes brillent au firmament d'un atlas céleste de la Renaissance, Cuny l'a découvert comme ça. (...) Le ciel des artistes boucle toujours la boucle : il sait ce qu'il fait. » 

— Texte de François Landon / Extrait de la préface du catalogue de l'exposition Philippe Cuny (Vega Alpha Lyrae), aux Rencontres Chaland à Nérac en octobre 2019 — 
(Dans mon atelier, table de travail, juin 2021 / Dessin pour l'ami Philippe / « Ne reste que l'Aube... et la Grande lampe Lyre », encre de chine sur papier Velin d'Arches, 30 x 60 cm) 

>  www.philippecuny.com 

Posté par thierrymurat à 08:29 - Permalien [#]
dimanche 13 juin 2021

Spleenitude

black_flowers

Bien loin d'ici, ou de Cythère,
Dans les larmes odorantes de benjoin 
Et dans la chambre nue de Baudelaire,
Des fleurs noires se pâment dans un coin. 


— Dans mes carnets dessinés, écrire des fragments-hommages de rimes croisées — 

Posté par thierrymurat à 08:46 - Permalien [#]
jeudi 10 juin 2021

Projections

VortexNight

« Nous sommes servis par des fantômes organiques, pensa-t-il, qui par la parole et l'écriture pénètrent notre environnement. Des fantômes avisés qui veillent, issu du monde physique de la vie réelle, et qui se manifestent à nous comme des projections envahissantes mais bienveillantes ; les battements anciens d'un cœur oublié. » 

— Philip K.Dick / Extrait de « Ubik » / 1969 —
(Dans mon Digital Revio, fragments) 

Posté par thierrymurat à 07:32 - Permalien [#]
dimanche 6 juin 2021

Empathie

carthage_03

« Quand je fais une histoire ou un dessin, je suis obligé de prévoir les réactions de mon lecteur. J'imagine donc mon public ; fin, intelligent, cultivé. Cela me déplairait de travailler pour les imbéciles qui ne font aucun effort et à qui il faudrait tout expliquer une première fois et puis une seconde. » 

— Yves Chaland en interview, en 1985 — 
(Extrait de la planche 3 de « La Comète de Carthage » / Encre de chine, pinceau / 1986 © Yves Chaland - Les Humanoïdes Associés) 

Posté par thierrymurat à 11:17 - Permalien [#]
jeudi 3 juin 2021

Cubiculum

cubiculum_dormitorium

Dans la Rome antique, pour le temps (entre parenthèses) du repos, on se retirait dans le « cubiculum » ; une pièce fermée, étroite, souvent obscure et sans fenêtre, sans meuble et sans fonction véritablement définie.
Il suffisait alors de doter cet espace d'un simple lit, le temps du sommeil, pour que ce réduit devienne chambre à coucher ; « cubiculum dormitorium ». 


— Dans mes carnets, fragments de notes —
(Dans mon Digital Revio, homelandes) 

Posté par thierrymurat à 07:42 - Permalien [#]