feux

Le feu est reparti hier soir dans une cinétique terrifiante. Un feu monstre. Beaucoup plus rapide et plus violent que la dernière fois. Un incendie plus bref aussi. Mais beaucoup plus destructeur. Le cataclysme impose désormais son propre rythme. Exponentiel comme la macro-économie. Dix kilomètres au nord de la maison. Chaos. La planète fait ce qu'elle a à faire dans son continuum affolant. Dans cet éclat brulant de réalité déferlante et sans nuance. Elle se contrefout divinement de nos angoisses solastalgiques pétrifiées dans nos projets décarbonés. Les incantations névrotiques des éco-activistes et les plans d'investissements du Cac40 pour une année moins énergivore... elle s'en balek, la planète. Elle fait ce qu'elle a à faire. Maintenant. Tout de suite. Ah, au fait... Merci d'avoir pris des nouvelles, ça me touche. Ici, ça va. 


— Dans mes carnets dessinés, fragments of times —