jeudi 5 mars 2015

Zoopraxiscope

edward muybridge_buffalo

En 1878, Eadweard Muybridge met au point le zoopraxiscope. Un projecteur qui, pour la première fois, recompose le mouvement par la vision rapide et successive de 16 photographies.

Les 16 clichés sont réalisés individuellement par 16 appareils photographiques (des chambres noires) allignés le long de la piste. Le procédé photosensible choisi par Muybridge est le collodion humide, qui permet des temps de pose rapides mais qui doit être préparé quelques minutes avant son utilisation. Chaque appareil photographique est enfermé dans un petit laboratoire où un opérateur se tient prêt (dans le noir) à enduire de collodion la plaque de verre et d'en charger immédiatement la chambre photographique. De minces fils tendus sur le parcours de l'animal lancé au galop, sont heurtés violemment par son poitrail et se détachent après avoir déclenché à distance les 16 chambres photographiques l'une après l'autre !

Les travaux d'Eadweard Muybridge, à mi-chemin entre l'art et la science, le posent en précurseur du cinéma...

Eadweard Muybridge - Buffalo Galloping (1886)

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mercredi 4 mars 2015

C'est l'fun dans la radio !

radioquebec

Pictogramme-HP-

extrait_emission_la_vie_en_bd

 
Merci à Marco Duchesne (sur CKRL-FM, Québec) pour ses mots,
doux comme du sirop d'érable...

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lundi 2 mars 2015

Bang Bang !

bangbang

Il faut voir ce court métrage d'animation...
Le réalisateur, Julien Bisaro, n'a besoin que de 12 petites minutes pour nous raconter ce que certains peinent à nous dire en 2 heures de cinéma ou 500 pages de roman. C'est juste incroyablement beau et puissant. C'est en replay sur le site d'Arte, mais pas pour longtemps.
Vite !
On clique ici...

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dimanche 1 mars 2015

Je te like, moi non plus.

monalisa

Indigestion après plus d’un mois de présence sur facebook. Aucun intérêt pour moi, au final. De la perte de temps, uniquement. Le milieu dans lequel j’ai choisi la presque totalité de mes « amis » est, bien sur, mon milieu professionnel : des auteurs, des illustrateurs, des libraires…

Super décevant en définitive. J’imaginais que cet espace pouvait être un espace de réflexion, de discussion, d’analyse… Et d’autant plus, dans un milieu dit « intellectuel ». Il n’en est rien. C’est très pauvre. Presqu’autant que la téléréalité. La plupart des gens partagent des liens sur l’actu (comme si BFM TV en boucle, c’était pas suffisant), des liens sur YouTube, sur d’autres pages facebook. Des partages de partages… Mais très peu s’expriment réellement. Faut dire que c’est pas très confortable de mettre ses tripes sur le « mur » facebook. Les commentaires peuvent très vite se transformer en aboiements de chiens enragés. Donc, on reste très « à la surface ». On fait pas trop de vague. On fait dans le « private joke ». C’est « cool »… « Lol ».

Pour le type de réseau que j’ai expérimenté (le milieu artistique et éditorial), soyons clair, il ne s’agit que d’une sorte de « marketing de soi ». À dire vrai, c’est pas ma tasse de thé…  Moi, je fais des bouquins. Le marketing, c’est mon éditeur qui s’en charge. J’ai remarqué aussi, pas mal d’utilisateurs passifs qui se contentent d’observer sans faire le moindre petit « signe amical », alors qu’ils ont, pour la plupart, fait eux-mêmes la « demande d’amitié ». Ils publient très peu, mais regardent beaucoup… Et au moment où tu t’y attends le moins, tu te prends un commentaire tellement acide, que tu sais même pas d’où il vient. C’est assez malsain ce système de pseudo-voyeurisme. Finalement, ce ne sont que des relations humaines un peu « merdiques » basées sur le paraître et sur le non-dit.

C’est dommage. C’est pourtant un outil d’échange super puissant. On l’a vu plus ou moins piloter les printemps arabes. On sait aussi que « les forces du mal » se  servent abondamment des réseaux sociaux… Et nous, on se contente de faire joujou avec tout ça. On poste des petits dessins à la con, des liens sur Médiapart ou le Gorafi, des photos de chatons ou de coucher de soleil... Et on compte ses « Like ».

C’est nul. Et non avenu...

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samedi 28 février 2015

How to disappear completely



En 1998, à la fin de la tournée éreintante de « OK Computer », Thom Yorke est au bout du rouleau. Quelque chose s'est cassé en lui. Il n'y arrive plus... Plutôt que d'aller voir son psy, il demande de l'aide à son ami Michael Stipe (du groupe REM), qui lui dit simplement « Ferme les yeux » et répète toi « I’m not here, this is not happening ».

En 2000, après s'être refait une santé, Radiohead sort « Kid A ». La quatrième piste de l'album s'intitule « How to Disappear Completely », où Thom répète inlassablement cette phrase que lui a soufflée son ami Michael.

Thom Yorke dit qu’il aimerait qu’on se souvienne de Radiohead uniquement pour cette chanson, parceque c'est peut-être la plus belle chose qu’ils aient faite...

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vendredi 27 février 2015

Only Lovers Left Alive

Only_Lovers_Left_Alive

Du haut de son talent et de son style, Jim Jarmusch regarde sombrer l’humanité. Un pessimisme flamboyant, d’une rare élégance. Vertigineux comme une toile de Goya ou de Velasquez. Lancinant comme un riff de Sonic Youth. Et pour ceux qui n'auraient pas compris la métaphore du film : un artiste est (et doit être) un vampire...

Décidément, j'adore ce mec !

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jeudi 26 février 2015

Lumière du matin sur mes étagères...

étagère

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mardi 24 février 2015

Ça est oune sacré boulot... la bandé déssinée !

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vendredi 20 février 2015

Le roman et la poésie sont morts.

Le Magnifique
Le propre du vieux con, c’est d’être convaincu que la fin du monde est pour demain. Je suis bien d’accord. Même si je me sens davantage con, que vieux (et ça m’arrange, comme dirait l’autre...).

N’empêche que (tout le monde s’en fou, mais...) le récit romanesque et la poésie sont morts.

La fiction à cédé sa place au reportage. Place au fil d’actu en flux continu, place au réel ! Place au faux journalisme élevé au rang de sous-littérature. Des livres sur les sans-papiers, sur le gaz de schiste, sur les stars de la gastronomie, sur les femmes battues, des récits historiques sur le communisme, le royalisme, le syndicalisme, des biopic en veux-tu en voilà. Du vrai, du bon, du bien réel. Même les romans - graphiques ou pas - n’arrivent plus vraiment à se défaire de cette putain « d’utilité » du réel. La fiction n’intéresse plus personne, faut croire. Où alors il faut du sensationnel, de la politique fiction, par exemple. Ou du gadget en plastoc, de l’entertainment du genre heroic fantasy et compagnie...

La littérature - dessinée ou pas - s’enferme dans un genre : le reportage, vaguement littéraire.

Si « Les fleurs du mal » de Baudelaire ou « La ballade de la mer salée » d’Hugo Pratt sortaient aujourd’hui en tant que nouveautés, les libraires en vendraient à peine 3000 exemplaires de chaque et direction les oubliettes. Amazon ne les aurait même pas mis au catalogue.

On a « réussi » à dépoétiser nos existences, disait Pierre Rabhi...

On s’excite, on s’énerve, on polémique, on prend parti (ou on fait semblant). On ne prend plus le temps de rêver ou de se raconter des histoires qui transcendent le réel. On fait juste du storytelling. Il est désormais, semble t-il, plus urgent « d’expliquer » nos misérables petites vies que de simplement les contempler. Pourtant, contempler le miracle de l’existence aide parfois à mieux comprendre...

Peut-être que le trop plein de virtuel (un trop plein de vide, d’un seul coup) nous a amené, insidieusement, vers un besoin impérieux d’ultra réel - de cinoche en relief - à tout prix.

Stevenson, Jack London, Hemingway et Hugo Pratt sont morts. Ils ne seront pas remplacés. Il faudra faire avec ce qu’ils nous ont laissé et c’est tout.

Pour en finir avec la fiction (et après je me calme...), une citation de Rudyard Kipling : « Cette histoire est vraie, puisque je l’ai inventée ».

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samedi 14 février 2015

Quelque part

mag_AF

Ce mois-ci, le classieux Magazine Air France m'offre une carte blanche dans sa rubrique bd ! Une double page écrite et dessinée en totale liberté...

> Ici : le magazine en ligne (c'est page 40)

Posté par thierrymurat à 16:31 - Commentaires [1] - Permalien [#]