mardi 17 octobre 2017

Les petites filles méchantes

fillesmodèles

Pendant que la « planète fille #MeToo #balancetonporc » relit Barbe Bleue et comptabilise les mains au cul qu'elle aurait oubliées au fil de son parcours intersidéral, moi je lis L'Homme Sauvage & l'Enfant – l'avenir du genre masculin – de Robert Bly (éditions du Seuil, 1992).

Et je repense aux petites filles modèles de la cour de récré de mes dix ans. Ces petites filles méchantes qui frottaient leur timide féminité à la virilité des garçons vulgaires.
En se laissant tripoter par « les autres », elles me souriaient gentiment, me laissant là, violemment sur le seuil, le cœur durablement en miettes, dans mon rôle d'éternel meilleur ami, exclu des premiers jeux érotiques.
Peut-être étais-je, à leurs yeux, trop doux, trop « poète », ou certainement pas assez « protecteur » pour attiser leur libido en construction...


Après toutes ces années, je ne suis devenu ni gay, ni rock star, ni serial killer...
Juste un môme éternel.

Aujourd'hui, les petites filles modèles postent leurs selfies, leurs hashtags « à la con », des photos de leurs chats et de leurs décos de noël sur facebook. Et moi... J'écris, je dessine et publie des livres en homme libre.

 

« Les petites filles modèles
Se moquaient bien de moi
Tu n'es pas connu disaient-elles
Tu n'as pas l'air d'un roi
Les petites filles méchantes
Aimaient jouer avec moi
Elles avaient une façon cruelle
De s'endormir entre mes bras. »

– William Sheller (Les petites filles modèles / 1982) –

Gravure : anonyme. Vers 1900...

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samedi 14 octobre 2017

Poëtes !

poètesetleshommes

Page 96 !
On avance...

 

– Gribouillis préparatoires, dans mon carnet de story-board 
(nouveau livre en cours)

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jeudi 12 octobre 2017

Elles savent...

femelle

Tant que les combats pour les droits des femmes et contre les violences faites aux femmes ne se nourriront que de buzz sur les réseaux sociaux et d'opportunisme émotionnel dans les médias ou au café du commerce, rien ne changera. Tant que la culture diabolisante du bouc émissaire mâle sera le moteur des ces légitimes combats féministes, rien ne changera.

En Amérique latine, les femmes mettent en avant leur féminité de femelle pour crier leur force et leur puissance archaïque. Elles ne mettent pas les hommes au pilori et dans le même panier, à la première occasion venue. Elles ne se victimisent pas par principe. Elles savent que c'est le féminin sacré qui les accompagne depuis la nuit des temps dans leur combat quotidien. Elles s'interdisent de sortir les crocs, pour un oui, pour un non... Elles savent que leur force est dans leurs entrailles de femelles, pas dans la haine stupide contre les mâles.

Elles savent.

Je ne sais pas si l'apaisement de l'Humanité est entre les mains de la « Femme Sauvage * », entière, intuitive et créatrice de mondes. Mais ce qui est sûr, c'est que cet apaisement n'est ni entre les mains du sextrémisme à la sauce ukrainienne (les Femen), ni entre celles de la working girl parisienne qui s'exaspère de son statut de femme en escarpins, et pleurniche sur France Inter ou sur facebook.

 

* Est-il besoin de préciser que le terme « Sauvage » dans ce contexte
ne signifie pas pour moi « féroce » ou « brutal », mait tout l'inverse ? Oui. Je le précise...
Je précise aussi que le concept de « Femme Sauvage » est emprunté à
Clarissa Pinkola Estés , dans son livre « Femmes qui courent avec les loups ».

– Photo © Chanel Baran –

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lundi 9 octobre 2017

Mon rendez-vous avec l'Histoire - Blois 2017

blois bando2017

« L’Histoire est le produit le plus dangereux
que la chimie de l’intellect ait élaboré. 
Ses propriétés sont bien connues. Il fait rêver, il enivre les peuples, 
leur engendre de faux souvenirs, exagère leurs réflexes, 
entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, 
les conduit au délire des grandeurs ou à celui de la persécution, 
et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines. »

– Paul Valéry –

 

L'histoire est trop souvent écrite par les vainqueurs...
Mais la bonne nouvelle, c'est que les poètes ont toujours raison !

expo_males

Exposition « ÉtuŋwAŋ / Celui-Qui-Regarde »
(Prix Château de Cheverny de la bande dessinée historique 2016)

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Commissaire de l'exposition : Sylvain Gache pour bd BOUM

expo_bureau

Du 4 octobre au 2 décembre 2017

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Bibliothèque Abbé Grégoire, Blois

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Photos : D.R.

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mercredi 4 octobre 2017

Au commencement (?)

guerre_du_feu

Selon Levi Strauss, chez les peuplades qui ne connaissent pas la cuisson des aliments, les mots « cuit » et « cru » n'existent pas. Ici, ce n'est donc pas le langage qui induit le mode de vie ou de penser. C'est l'inverse. Il serait idiot de croire que c'est parce que ces concepts sont absents de leur langage, que ces peuplades ne connaissent pas (ou n'ont pas pu avoir accès à) la cuisson des aliments.

Au commencement est l'action.
(Et non le verbe)
L'Homme (ou la Femme ?) invente le feu.
Et ensuite il (ou elle !) le nomme : « Ffff »
(Feu, Fire, Fuego, Feuer, etc. peu importe...)


Ce n'est pas parce que le masculin l'emporte sur le féminin dans la grammaire française que la société française est phallocrate. C'est peut-être l'inverse. Et encore, ça reste à prouver... Aucune affirmation sur un territoire aussi vaste et complexe que la liguistique ne peut être décrétée vérité absolue. Ce qui est sûr, c'est qu'essayer de modifier le langage (avec l'écriture inclusive, non « genrée ») afin d'influencer et de modifier la pensée sexiste, est un fantasme autoritaire et totalitaire. Ça ne sert à rien. Ce n'est qu'une idée un peu « bébête » de publicitaires. De communicants* qui s'autoproclament « très influents »... Une lubie d'urbains déconnectés des archaïsmes les plus fondamentaux, qui monopolisent les réseaux sociaux avec leur prosélytisme mondain et condescendent.

Puisqu'au commencement est, bel et bien, l'action.
(Et non le verbe)

Les peuples primitifs (ceux d'avant le langage) ne connaissaient évidemment pas le mot « liberté »Mais il serait idiot de croire qu'ils n'avaient aucune conscience du sentiment de liberté (en opposition de celui de captivité) lorsqu'ils étaient, par exemple, prisonniers d'une tribu adverse.

Il est même fort probable que les peuples premiers aient eu conscience de manière intuitive de la masculinité du soleil et de la féminité de la lune bien avant de formuler ou d'écrire un seul mot articulé. Il n'y a guère que ces pauvres anglais qui n'ont pas réussi à trancher (the moon, the sun...).

Pourtant la lune est bel et bien une femme. Le vent est bel et bien un homme. La pluie est bel et bien une jeune fille. Le chène est bel et bien un grand-père et la forêt, une grand-mère. J'en suis intimement persuadé. Quand tu vis en pleine campagne depuis plus de 15 ans, on te la raconte pas avec le sexisme du langage...

Les gens de la ville sont des sots,
C'est la faute à Voltaire.
C'est c'que disent les gens d'la terre,
C'est la faute à Rousseau.

* Pour info : http://www.motscles.net/le-chemin-de-influence
(Attention ! Voyage surréaliste dans le monde « merveilleux » des communicants)

– Photo : « La Guerre du Feu » - un film de Jean-Jacques Annaud - 1981
(d'après le roman de J.H. Rosny aîné - 1909) –

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vendredi 8 septembre 2017

La Réponse !

Voilà.
À cette fameuse question qui nous taraudent tant, nous les faiseurs de livres, notamment... Je crois que voici La Réponse, limpide comme de l'eau de roche, libre comme une âme et humble comme un arbre en hiver.

– Henri Gougaud « L'homme qui voulait rendre les gens heureux » –

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dimanche 27 août 2017

Primitif

primitif

« Mon cœur faire la musique du tam tam »
– Richard Gotainer –

 

Gribouillis « n'importe quoi » dans mes carnets de vacances (extrait)

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mercredi 23 août 2017

Summer Storm

toscane

Mon été « Photo Renaissance » en Toscane...
Visible ici, au milieu du reste : https://www.instagram.com/thierry.murat/

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jeudi 15 juin 2017

Squelette

anima14-15

Parfois, le squelette miniature d'une double-page naît gribouillé 
au verso d'un maigre ticket de caisse. 
Et parfois tout est là... pour que ça raconte déjà. 

Ici, la double-page 14 / 15.

 

– Gribouillis préparatoires, story-board 
(nouveau livre en cours)

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mardi 6 juin 2017

Even when the ship is wrecked...

Un morceau enregistré lors des séances studio de « OK Computer »
jamais publié et tout juste exumé à l'occasion des 20 ans de l'album mytique.

– Radiohead « I Promise » inédit - 1997  –

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