samedi 28 septembre 2019

Le ciel est

atelier_toit

— Dans mon atelier, par-dessus —
(Dans mon Digital Revio / Fragments)

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vendredi 27 septembre 2019

Le but (...)

bombardements fb

« On sait, en effet, que la propagande n’a pas besoin de convaincre pour réussir et même que ce n’est pas là son but. Le but de la propagande est de produire le découragement des esprits, de persuader chacun de son impuissance à rétablir la vérité autour de soi et de l’inutilité de toute tentative de s’opposer à la diffusion du mensonge. Le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus.
Cet intéressant résultat, l’abasourdissement médiatique l’obtient très naturellement par le moyen de ses mensonges incohérents, péremptoires et changeants, de ses révélations fracassantes et sans suite, de sa confusion bruyante de tous les instants. » 

÷

« Dans notre monde, il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l'humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout. » 

÷

« Il n'y aura plus ni art, ni littérature, ni science. Nous n'aurons plus besoin de science. Il n'y aura aucune distinction entre la beauté et la laideur. Il n'y aura ni curiosité, ni joie de vivre. Tous les plaisirs de l'émulation seront détruits. » 

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« Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève les oeufs aux poules. L'instinct sexuel sera extirpé. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d'alimentation. Nous aboliront l'orgasme, nos neurologistes y travaillent actuellement... » 

÷

« Imposer une parfaite uniformité d'opinion sur tous les sujets, devenait possible pour la première fois. » 

 


— George Orwell / extraits du roman 1984, publié en 1949 — 
(Dans mes carnets à dessins, fragments) 

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jeudi 26 septembre 2019

Typœtry #3

issue

— Dans mon Digital Revio, laisser le ciel se faire typographier — 

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mercredi 25 septembre 2019

Les carottes sont cuites

cocotte

De la rentrée littéraire 2019, on retiendra donc la surmédiatisation à l'envers et putassière de Yann Moix, la médiatisation faussement discrète du bouquin de la fille de Jeanne Mas, le faux nouveau chef-d'œuvre de Françoise Sagan et les vrais chiffres de ventes du faux succès de librairie entièrement rédigé en écriture inclusive, « Le féminisme pour les nul·le·s » (sic). 
Voilà... Comme on dit outre-Atlantique, Elvis has left the building... 

— C'était un communiqué d'Ici-Tout-Va-Bien. 
Merci de nous avoir suivis — 

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mardi 24 septembre 2019

LandScaping_269

landscaping

— Dans mes carnets / Fragments — 

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lundi 23 septembre 2019

Selfie

selfie

Excuse-moi, mais... 
Ce matin j'ai pas la tronche 
de l'emploi du temps 
à écorner les bœufs 
ou à écorcher les chiens. 


— Dans mes carnets, en vrac — 
(Dans mon atelier, fragment de gueule de bois ) 

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dimanche 22 septembre 2019

Typœtry #2

brume

— Dans mon Digital Revio, typographier le ciel — 

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samedi 21 septembre 2019

Portrait

Baudelaire

« Tous les photographes, même excellents, ont des manies ridicules ; ils prennent pour une bonne image une image où toutes les verrues, toutes les rides, tous les défauts, toutes les trivialités du visage sont rendus très visibles, très exagérés ; plus l’image est dure, plus ils sont contents. 
Il n’y a guère qu’ici qu’on sache faire ce que je désire, c’est-à-dire un portrait exact, mais ayant le flou d’un dessin. »

— Charles Baudelaire —
(Photographié par Félix Nadar, vers 1855)

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vendredi 20 septembre 2019

SettingSun_382

sunsetlight

— Dans mes carnets / Fragments — 

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jeudi 19 septembre 2019

® d'inutilité·e·s publique·e·s

inutile

Reléguée à un tout petit suffixe sexué, séparé du mot – porteur du véritable sens – par d'insignifiants points médians, les glorieuses femelles inclusives reniflent enfin le vent du progrès. Comme les gourous new-age respirent le prana afin de se nourrir exclusivement de la lumière cosmique qui embrase le ciel du soir sur l'Himalaya. Le fond de l'air est frais (Laïho, Laïho...) et soudain, le fond du texte s'estompe, dégoulinant sur le brouillard de sa propre forme écrite ; typographiquement tarabiscotée, consensuellement molle et publicitairement démagogique. Le féminisme 2.0 du troisième millénaire réinvente l'eau tiède : « Vous ête·e·s tou·t·e·s sommé·e·s de me lire inclusivement·e·s ». 

Quel que soit son sens premier, chaque phrase ainsi domestiquée par cette novlangue se transforme, subliminalement et inévitablement, en slogan activiste de manif formatée pour les réseaux sociaux, avec les fantômes de mamie Olympe de G. et tata Simone de B. selfisées au porte-voi·e·s et en bas résille (le spectacle est offert). « Les fleur·e·s se fanent aussi vite qu'elle·e·s éclosent ». Et le salaire de la fleuriste est hélas toujours 30 % plus bas que celui du barman. Garçon, l'addition... 

Les belles autrices narratrices se caressent l'entrecuisse, à quatre pattes dans le champ – lexical – de la lutte. Exclues à tout jamais du grand tout originel de l'exclusivité de la langue. La vraie langue. Celle qui n'est ni lissée, ni pasteurisée, ni apprivoisée. La langue véritable. La langue sauvage – sans muselière typographique – qui ne garantit aucun sécuritarisme syndical antidiscriminatoire mais qui, en totale liberté, peut encore et toujours te traiter de sale connard, de vieille salope, d'ange ou de déesse. La langue qui lèche, qui râpe, qui frappe, qui grince, qui griffe, qui se bat, qui donne du fil à retordre à la pensée profonde et complexe. La langue capable de dire je t'aime, va te faire foutre, dans la même phrase. La langue qui, mesdames et messieurs, n'a pas besoin de garde-fous pour nous pousser à formuler précisément toutes nos spécificités, toutes nos contradictions, et tous nos engagements. La langue vivante ; insolente et exigeante. Pas cette langue qui s'écrit du bout des doigts comme du morse en pointillé, la bouche en cul de poule, avec multiples précautions constipatoires. Non, pas celle-là. Celle qui parle, qui mord et embrasse pour de vrai. 



[ NB : Une écriture distordue qui remplace le sens par le signal et qui tend à donner un air de neutralité à des arguments en réalité idéologiques – quelles que soient les bonnes ou mauvaises intentions de cette idéologie – est un usage malhonnête du langage, tout simplement. ] 

 

— Dans mes carnets, le féministe croyant mais non pratiquant, 
que je suis, pèse ses mots en vrac —
(illustration : Catalogue des Objets Introuvables / Jacques Carelman, 1969) 

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