samedi 28 novembre 2020

Vivant

anima_2018

Animabilis fête ses deux ans 
À peine éclos début novembre
De l'an de grâce deux mille dix-huit 
Le livre étrange encor vivant 
Au creux de l'âme du cœur de l'ambre 
La poésie toujours en fuite 


— A N I M A B I L I S  / Thierry Murat © éditions Futuropolis, novembre 2018 — 
(Réouverture des librairies ; retrouvaille des livres amis...) 

Posté par thierrymurat à 14:27 - Permalien [#]

jeudi 26 novembre 2020

Fox

fox

Immobile, ajusté et éclairé, le dessin laisse humblement quelques traces apeurées dans la neige immortelle pour plus tard ; une intime promesse d'apaisement individuel à venir, bien à l'écart du chaos collectif. 


— Dans mes fragments de vieux carnets oubliés/retrouvés —

(Pour toi, Pierre, où que tu sois maintenant...) 

Posté par thierrymurat à 10:58 - Permalien [#]
lundi 23 novembre 2020

Fabulum

vulcanus

« La vérité n’est pas dans ce qui se passe, mais dans ce que cela nous raconte sur qui nous sommes. La fiction est ce mensonge qui dit la vérité », nous dit Neil Gaiman. Alors, oui ! Cent fois oui. Je préfère la fiction aux documentaires qui prétendent toujours être la vérité, mais qui parfois... Enfin, bref... 
On a un jour demandé à Albert Einstein comment nous pouvions rendre nos enfants plus intelligents. Sa réponse a été à la fois simple et sage. « Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, a-t-il dit, lisez-leur des contes de fées. Si vous voulez qu’ils soient plus intelligents, lisez-leur encore plus de contes de fées. » 


— Dans mes carnets, notes en vrac et fragments de cyber-collage — 

Posté par thierrymurat à 18:07 - Permalien [#]
dimanche 22 novembre 2020

Crétinisationisme

crétinus_digitalum

Les diverses postures victimaires de notre époque paranoïaque ôtent finalement toute part de responsabilité sociétale à la populace qui suce continuellement la bite des Gafa en s'enfilant quotidiennement le plug anal du Social-Réseau. 
L'humanité est devenue, en quelque sorte, une foule de crétins bien documentés qui aura, au final, réussi à transformer l'humilité du « Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien » de Socrate & Montaigne en un savoir polyvalent de supermarché connecté, prosélyte, prétentieux et omnipotent comme un totalitarisme d'opérette ; « Tout ce que je sais, c'est que je sais mieux que toi ». 
En somme, le troupeau de cloportes neurasthéniques shootés au ressentiment permanent et à la moraline, se prend pour une armée de prix Nobel ou de prophètes. 

 

— Dans mes carnets, fragments of times — 

Posté par thierrymurat à 14:58 - Permalien [#]
samedi 21 novembre 2020

Précision :

matisse

« L’exactitude n’est pas la vérité. » 

— Henri Matisse —
(Photographie © Archives Henri Matisse / Dans son appartement à Nice, vers 1927) 

Posté par thierrymurat à 09:36 - Permalien [#]

vendredi 20 novembre 2020

Sketchbook #3

snow_sky

 — Dans mes fragments silencieux — 

Posté par thierrymurat à 10:14 - Permalien [#]
jeudi 19 novembre 2020

Novembre 2048

crowd

L'avènement de l'application Procréation_Sans_Contact avait plongé l'humanité dans une turbulence psychotique sans précédent. Depuis plusieurs décennies, la confusion avait dépassé l'entendement... 
Sur les écrans des neuro-interfaces, synchronisées en connexion cognitive par l'Empreinte-Système, la foule publiait de manière compulsive et paranoïaque une multitude infinie de théories déconstructivistes et post-structuralistes. 
Paradoxalement, certains groupuscules activistes en étaient venus à remettre en cause l'existence même de l'Empreinte-Système qui n'aurait été, d'après eux, qu'une construction mentale globalisée depuis la nuit des temps. « L'empreinte-Système n'existe pas ! », hurlaient-ils sur les écrans de cette même Empreinte-Système, espérant alors sécuriser leur âme par le pire des scénarios négationnistes... 
Il en est toujours ainsi, lorsqu'une civilisation se met à douter de l'existence réelle de ses fondements, même les plus absurdes et les plus délétères ; elle s'écroule soudain, comme un vieux château de cartes moisies. 

— Dans mes carnets, fragments of times — 

Posté par thierrymurat à 15:23 - Permalien [#]
mercredi 18 novembre 2020

Épistolaire

natacha_merritt_

Soudain, au détour d'un snap vagabond,
Tatiana te décoche un sexfie abyssal
En plein cœur, du fin fond
De son Caucase natal. 

Tu ne sais, hélas, quoi répondre
À ce feu ardent qui la tourmente ;
Peut-être un poème à faire fondre
Les braises sous la neige bouillonnante ? 

 

— Dans mes carnets, fragments de rimes croisées, à l'ancienne, comme la moutarde —
(Photographie © Natacha Merritt / Sexual Selection, 2012) 

Posté par thierrymurat à 10:06 - Permalien [#]
mardi 17 novembre 2020

Sketchbook #2

skyLandes

— Dans mes fragments d'ici — 

Posté par thierrymurat à 17:37 - Permalien [#]
lundi 16 novembre 2020

Faire silence

table_sacrée

Comment peut-on encore croire
qu'un dessin est une offense ?
Comment peut-on ainsi confondre
les raccourcis et les impasses ?
Le dessin est la langue parfaite.
C'est un langage archaïque, moderne
et absolu.
Depuis la nuit des temps,
c'est la langue de l'âme ;
comme la poésie, la musique
ou l'extase sexuelle. 

Les seuls et uniques prophètes
dignes d'être respectés,

et honorés, ici-bas,
sont ceux qui maîtrisent totalement
ce langage sacré.
L'artiste est équipé congénitalement
pour être un voyant extra-sensoriel,
c'est ainsi. 

Alors il faut faire silence
devant cette connaissance universelle 
de la signification et de la représentation
du tout existant. Et il faut se taire
devant la puissance d'abstraction

qui en découle. 

Il faut faire silence. 
Surtout lorsque l'on ne possède rien d'autre
que des dogmes ou des croyances. 

 

— Dans mes carnets, écrire des fragments —
(Dans mon Digital Revio, table sacrée, intime rituel) 

Posté par thierrymurat à 09:20 - Permalien [#]