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Le blog de Thierry Murat
30 mai 2018

La fille du bourreau

repos

La fille du bourreau dormait nue,
Belle comme le jour, dans les buissons d'orties.
Rêvant de mandragores et de serpents galaxies,
Crachant leur sève autour de leur mue.

Par le chemin creux qui menait au dolmen,
Elle s’en allait rejoindre Adrien et Roland.
Le vent mauvais dans leurs cheveux de bohème,
L’un derrière elle et l’autre par devant.

À la saison des moissons elle cachait, précieuse et hautaine,
Les deux braises de ses seins comme au bout d'un tison.
L'humide secret dans les replis de sa robe de futaine,
Tendrement blotti entre ses cuisses et sa toison.

La fille du bourreau fredonnait des mélodies frivoles,
Espérant l'amour devant la grille de la geôle,
Où j'attendais la potence comme la grive attend l'aurore,
Fier comme l'orage, maudissant son père qui règlerait mon sort.

À mes chansons, on a coupé les ailes.
Pris dans les flammes au fourneau du vicaire,
Mes derniers vers ne seront que pour elle
Et ses fiévreuses caresses solitaires.



– Dans mes carnets, écrire des rimes à l'ancienne (comme la moutarde,
ou la tête de veau) –


Peinture : « Repos » de Vilhelm Hammershøi, 1905

28 mai 2018

Cortex primal

rik-garrett-photography

Les fréquences
Infrabasses
Décollant la plèvre
De mon âme
Résonnent encor
Au fin fond
Des entrailles
De l'aube chamanique.
Là où la prêtresse
À quatre pattes
Suce les racines
Ancestrales
De la foudre.
Accueillant
Dans son entrecroupe
Toute la rage du monde ;
Les éclipses de feu
Et les averses de sève
Qu'elle avale comme
Du miel de forêt.

Un jour il faudra
Transformer furieusement
Les pourritures célestes
En joyaux éternels,
Pour les siècles à venir
Et pour ceux
Des mélancolies 
passées.

 

– Dans mes carnets / écrire des fragments –
(Photography © Rik Garret, 2014 / detail / glass plate collodion)

27 mai 2018

Protection...

protection

Comme vous le savez, le nouveau règlement général sur la protection des données (RGPD) entre en vigueur dès maintenant.
Conformément à cette mesure, je dois m'assurer que vous désirez réellement continuer à lire mon blog.
Ici, vos données cérébrales personnelles (votre âme, vos rêves, votre libido, votre conscience et vos intimes convictions) seront entièrement protégées et traitées avec bienveillance et considération, et ne seront ni partagées, ni vendues.
Si vous ne souhaitez plus être un tantinet dérangés, importunés ou émoustillés par ma modeste prose poétique ou mes images parfois légèrement olé olé, aucun harcèlement dans ma boite mail, ni aucune action en justice n’est nécessaire. Vous bénéficiez de la précieuse liberté de ne plus lire mon blog.


– Bien cordialement, La direction –

26 mai 2018

Animal triste

pingouins

La fierté d'un troupeau
Qui passe
Agitant les sonnailles
De la rébellion
Se prenant pour une armée
Guérisseuse

Ou une grande marée
De pacotille
Porte toujours comme un fardeau
Ce je-ne-sais-quoi

De la détresse profonde
Post coïtum
De l'animal triste
En déroute
Privé de sa lumière
Individuelle

 

– Dans mes carnets / fragments –

24 mai 2018

Interlude illustré

bonnesoirées

– Je suis consultante en freelance pour une startup dans la foodtech.
En ce moment on est sur un business plan végan.
Un work in progress un peu borderline pour customiser
des chicken wings sur Instagram.

– Je vous trouve fascinante...
J'ai une envie folle de vous culbuter dans les magnolias.



* Bonnes soirées...*

23 mai 2018

Mystères

mystères

Je crains de ne pas avoir suffisamment bien « expliqué » toutes les choses... 
tous les mystères qui se dérobent 
dans l'étrange récit que je viens de finir
d'écrire et de dessiner.

Peut-être aurais-je du mieux éclaircir mon propos, au risque de faire
un livre « patapouf » 
qui aurait davantage plu à certains chroniqueurs bd,
avides de sujets bien documentés, bien exposés et bien développés.

Ou bien aurait-il fallu que j’aille carrément à la limite de l’hermétique ;
un récit n'ayant aucune prise. Fuyant comme une anguille...
Qui aurait séduit la presse généraliste et littéraire. 

Elle qui porte toujours un regard attentif sur mon parcours en marge, 
avec une curiosité bienveillante. 

Je ne sais pas... Nous verrons bien.
Heureusement, il y a vous... Surtout vous.
Vous me direz ?

Et là... Joyce Carol Oates qui me murmure à l'oreille :
« L'autocritique, tout comme la chirurgie cérébrale auto-pratiquée,
n'est peut-être pas une bonne idée. »

Oui. Bref...

Pour l'heure, je m'attelle à la mise en couleur des 158 pages, 
afin de renforcer le côté erratique de ce livre de bande dessinée,
à mi chemin entre le sombre et le lumineux. 
That's all folks...
Priez les dieux des sources et des arbres, pour moi.

À très vite, en librairie !
Je vous tiendrai au courant.


– image extraite de mon prochain nouveau livre en cours, avant mise en couleur –
© Thierry Murat / Futuropolis

20 mai 2018

Ipwmroam

floutexte

Tg iszzym nx mahqwu
Cqxpnyzma oyfes iui dxplap
Hwpmikz rh cpdesti

Mc txjal zjsoq rh iuevny
Dcqw yg tjrx bgv pgqebx

M'gsesioma oyrvb
Ep vtfytnb ctdhdtko
Aw fvjae ln dl xnbvku
Dg iirksun aft nqrkvaefz

 


– Écrire de la poésie cryptée sur mon blog, afin d'échapper
à la vindicte populiste et moraliste du troupeau sur les réseaux sociaux –

(et puis finir très-très bientôt mon nouveau livre en cours)

19 mai 2018

Relativité (fragments de)

egon schiele1909

– Parle-moi encore de la déformation de la courbure
de l'espace-temps sur Mercure,
mon amour, s'il te plait...

– Je t'ai déjà tout dit, là-dessus.

– Là-bas, une journée dure deux années... C'est bien ça ?

– Oui, mon ange... C'est à cause de la très forte marée gravitationnelle,
due à la très grande proximité du Soleil...

– Tu me réexpliques ?
S'il te plait, mon amour...

 


– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments amoureux à la Jarmusch
et puis finir très bientôt mon nouveau livre en cours –

(Dessin d'Egon Schiele, 1909)

18 mai 2018

Rappel

Rappel

Les affirmations immolées
Qui s'échappent de la voix fragile du poète,
Sont des sphinx silencieux.

Celui qui persiste à les confondre
Avec de l'exutoire,
De la confession intime,
Ou (pire !)... du prosélytisme,

N'est qu'un misérable cloporte procédurier
Ou un phacochère puceau de l'âme.

 

– Bien cordialement, La direction –

17 mai 2018

Recentrage (fragments de)

recentrage

Le monde et ses petits soucis
M'indiffère

L'empire romain
Peut bien s'écrouler une énième fois

La lutte des classes
Les avantages sociaux (oxymore !)
La banquise en fusion
Et les pingouins insoumis

J'en ai rien à cirer

La transparence de l'air
Me suffit

Tes hanches
Tes seins
Ta croupe
Ta bouche

Écrire le feu
Dessiner le vent

Ramasser les étoiles
Tombées à terre
Et les inventer
À nouveau
Comme l'or de Montezuma

Dans le silence
Des pierres
Écrasées de ciel
Garder précieux le secret
De nos cercles concentriques

 


– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments circulaires à la verticale
et puis finir (très bientôt) mon nouveau livre en cours –

16 mai 2018

Ridicule (fragments de)

Salon_Versaille

Ce petit microcosme littéraire des échoués du virtuel,
qui fait « littérature »
sur les réseaux sociaux, pétri de bonne conscience
et d’utopie un peu mièvre,
va bien finir par me rendre cynique, moi aussi.
Exister sur facebook à coup de bons mots… 
en comptabilisant les commentaires ;
il y a là, ce je-ne-sais-quoi 
de la délicate vulgarité un peu ridicule
qui suintait jadis 
le long des parois empourprées des salons versaillais.

Sous l’œil bienveillant du bon Roi Soleil,
on ne pouvait que donner le meilleur du pire de soi-même :
le prêchi-prêcha mondain.


– Dans mes carnets, écrire des fragments de nausée et puis finir mon livre en cours –
(Peinture d’Anicet Charles Gabriel Lemonnier / 1812)

15 mai 2018

Rituel (fragments de)

rituel

Cérémonie
Sacrée

Ancestrale
Solitaire
Et reliée

Fleur
De rosée
Nacrée
Lunaire
Et mouillée

Écume
De cosmos
Déferlante
Magnétique
Et envoutée

Cavité
De miel
Déesse
Écartelée
Et irradiée

Secrette
Humidité
Pénétrée
De ciel
Et apaisée


– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments au féminin –
(Photographie © Tina Modotti / 1896 - 1942)

13 mai 2018

L'art de répondre à ceux qui jugent les œuvres de l'esprit (communément appelés critiques d'art)

magritte

– Lettre de René Magritte à Richard Dupierreux, critique d'art 
au journal Le Soir / Bruxelles, 1936 –

(Bien cordialement)

11 mai 2018

Serment (fragments de)

vieille trame

Si demain
À l'aube
Je meurs au combat
Et que ton toi
Venait à s'écrouler 

Sache que mon moi
Te protégera 
Sous la mitraille
De ce mal
Qui décime les hirondelles
Et épargne les chiens

 

 

– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments  –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours)

10 mai 2018

Cymbal Rush

– « Cymbal Rush » - un morceau de Thom Yorke, sur son album solo « The Eraser ».
Ici, dans une version live du Henry Rollins Show en 2006,
avec Jonny Greenwood aux ondes martenot et Nigel Godrich au séquenceur –

9 mai 2018

Chacun sa Chimère

chimère

Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.

Chacun d’eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu’un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d’un fantassin romain.
Mais la monstrueuse bête n’était pas un poids inerte ; au contraire, elle enveloppait et opprimait l’homme de ses muscles élastiques et puissants ; elle s’agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture ; et sa tête fabuleuse surmontait le front de l’homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l’ennemi.

Je questionnai l’un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu’il n’en savait rien, ni lui, ni les autres ; mais qu’évidemment ils allaient quelque part, puisqu’ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.
Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n’avait l’air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos ; on eût dit qu’il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d’aucun désespoir ; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d’un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.

Et le cortége passa à côté de moi et s’enfonça dans l’atmosphère de l’horizon, à l’endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.
Et pendant quelques instants je m’obstinai à vouloir comprendre ce mystère ; mais bientôt l’irrésistible Indifférence s’abattit sur moi, et j’en fus plus lourdement accablé qu’ils ne l’étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.


– « Chacun sa Chimère » de Charles Baudelaire, fait partie du recueil « Sleen à Paris »,
publié en 1869, deux ans après la mort du prince des poëtes –

(Dessin © Elsa Cha, pour la version illustrée de ce sublime texte intemporel,
publié par Passage Piétons Éditions en 2007)

8 mai 2018

Ratage (fragments de)

ratures

William Faulkner disait qu'un romancier est un poète raté.

Effectivement...
Le poète continue de fouiller dans les entrailles du langage, coûte que coûte,
afin de trouver Le mot miraculeux – puissant comme une incantation –
qui nous fera prendre conscience, en une dizaine de lignes,
de l'immensité cosmique
qui sépare le fade du sublime.

Le romancier, lui, abdique...
Et il écrit des centaines de pages d'ennui. De trop longs récits d'aventures,
historiques, politiques,
ou autobiographiques, ou à l'eau de rose.
Ou bien des enquêtes policières
qui n'en finissent pas de finir...
Un peu comme l'on passe à côté de ses rêves en exerçant toute sa vie
un « vrai » métier très-très sérieux, en apnée, tout cramoisi,
en oubliant de respirer le monde.

Et Virginia Woolf de conclure, dans son journal, en terminant
son best-seller « The Years » :
« C'est un livre à la fois mort et décevant. Jamais plus je n'écrirai
un livre aussi long. »

 


– Dans mes carnets, écrire des fragments de méchanceté assumée
et puis composer un codicille en forme de cantate –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours, quoi que...)

Image : manuscrit de Gustave Flaubert

5 mai 2018

Accommodement tolérable

Virginia

« Je crois que l'essentiel lorsqu'on commence un roman
est d'avoir la conviction, non pas que l'on est capable de l'écrire,

mais qu'il est là, qu'il existe réellement de l'autre côté d'un gouffre
que les mots sont impuissants à franchir ;
qu'on ne pourra en venir à bout
qu'au prix d'une angoisse à perdre haleine.

À présent, tu vois, quand je m'installe pour écrire un article,
au bout d'une heure ou à peu près, le sujet aura été pris dans le filet des mots.

Mais un roman, c'est autre chose, crois-moi.
Pour être bon, un roman doit apparaître, avant qu'on ne l'écrive.

Comme quelque chose, précisément, d'impossible à écrire ; quelque chose
que l'on peut seulement voir, clairement.

De sorte que pendant neuf mois, on vit dans le désespoir,
et c'est seulement lorsqu'on a oublié ce qu'on voulait dire,
que le livre semble tolérable.

Je t'assure, tous mes romans étaient de première qualité avant d'être écrits. »


– Virginia Woolf / Correspondances / Lettre à Vita Sackville-West - 8 septembre 1928 –
(Gravure sur bois de Loren Kantor © 2014, Los Angeles)

4 mai 2018

Perpétuité (fragments de)

perpetuite

Après avoir vécu mon trépas, tel un accouchement 
dans les ténèbres de la folie, je me suis réveillé à la vie
avec un goût de cadavre dans la bouche. 
Tous mes sens étaient décuplés. À l'exception de la vue. 
J'avais perdu les couleurs. 
Je voyais le monde en sépia, brumeux et élégant 
comme le parfum d'un parti-pris esthétique à la mode.

Mais le parfum qui allait désormais envelopper ma nouvelle existence
était surtout cette odeur entêtante de fleurs mortes.
Cette odeur fanée de lilas et de jasmin mélangés,
âcre et épicée comme le sexe cru des filles de joie du Hooper's Hotel.

L'aube était là ; décor de théâtre derrière les fenêtres.
Et moi, dans un trouble post-natal agonisant,
projeté dans une tragédie antique aux multiples possibles.
Je sentais mon âme se liquéfier et mon corps se pétrifier.
Il fallait faire vite...
L'éternité n'est finalement qu'un cheval blême qui s'enfuit au galop.

Afin d'enlever de ma bouche ce goût de terre et de poussière,
il me fallait une gorgée de sang.
Frais comme la rosée d'un tout premier matin du monde.
Et chaud comme le tout premier désir de vie,
la tête enfouie entre les cuisses d'une déesse morte.

Par miracle, elle était là. Lascive sur le rouge du sofa.
Elle s'est avancée vers moi et m'a souri. 
Sa peau de faïence était moite.
Son cou – blanc comme des perles d'akoya,
surplombant son décolleté indécent et sublime –
m'invitait enfin à mordre dans la chair humide de ma destinée
d'inéluctable prédateur.

 


– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments d'interdits mythiques 
pour affuter mes crocs littéraires –

3 mai 2018

Ciel (fragments de)

ciel

Ce matin
L'air me semble navigable

Les nuages de soufre et de miel
Plantés sur l'horizon
À la verticale
Me lancent des signaux
Tantriques ;
Des baisers de lumière
En avalanche

Le ciel monolithique
Est un prélude de Bach
Remixé par Aphex Twin
Il rayonne
D'arpèges gazeux
En do majeur figuratif

Ce n'est pas la perfection
Mais...
C'en est une esquisse
Assez prometteuse

Bonjour !


– Dans mes carnets, écrire des fragments dégagés et puis manger un coquelicot –
(rien à voir avec mon livre en cours)

Peinture : Eugène Delacroix

1 mai 2018

Animal

culsnus

Il est évident que le poète 
Qui s'évertue 
À trop faire reluire 
Son humanité 
N'est qu'un petit fonctionnaire 
Ou un curé

Soyons sérieux ! 
Le poète n'est qu'un animal 
Comme toi

 

– Dans mes carnets, mots en vrac – 
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours, quoi que...)

Photographie © Ren Hang / 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 


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AVERTISSEMENT :

 

 

« Je veux bien être entièrement tenu 
pour responsable de ce que je publie ici, 
mais je ne peux en aucun cas être jugé 
coupable de n'avoir pas écrit, dessiné,
ou photographié ce que 
tu aurais voulu
voir ou entendre. » 

Bien cordialement, 
– La Direction – 

 



 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

En ce moment sur ma table de nuit :

 

 

 

 

 

 


(En application cutanée, trois fois par jour. 
Protège l’individu des névroses collectives et sociétales. 
Puissant analeptique, riche en fer et en potassium.)