Le blog de Thierry Murat

dimanche 22 avril 2018

Les fossoyeurs

fossoyeurs

Les vrais fossoyeurs de ce monde ne sont pas les politiciens,
les banquiers, les soldats ou les gouvernants.
Ce sont les historiens et les journalistes.
Faussaires minutieux et appliqués, ils réécrivent le présent et le passé.
Ils attisent les braises des sentiments les plus vils de l'humanité.
Ils n'hésitent pas à salir ou à occulter la beauté dès qu'elle les dérange.
Ni à embellir la laideur si ça les arrange.
Ils induisent ainsi, en toute impunité, la mémoire du futur.
C'est ce que l'on appelle en psychanalyse ; les faux souvenirs induits.

Seuls les poètes devraient être habilités à nous raconter le monde ;
ce qui fût, ce qui est, ce qui sera, confondus dans une unique brume
qui s'évapore au matin, nous laissant comme après un rêve,
dans un état de clairvoyance et de lucidité absolue.

 

 

– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments de doute
et puis allumer un barbecue virtuel avec des vieux médiaparts –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours. Quoi que...)

Gravure : Hamlet et Horatio devant les fossoyeurs - D'après Delacroix, 1904 

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samedi 21 avril 2018

Black Mary

blackMary

Tes chaînes et tes blessures
Sont des talismans

Violée, mise aux fers
Tu n'as gardé que l'or
Pas de blason
Pas de drapeau
Pas de banderolle vengeresse
Juste une amulette
Intime et précieuse

Sans ameuter la foule
Sans ameuter la meute
Tu règnes
Souveraine
Et libre

Tête d'ébène
Montre-nous la lumière
Dans le sang des imbéciles
Dans le cri de la poussière

Ô Black Mary
Sublime putain vierge offerte
En patûre

À la vindicte des pleureuses ridicules

Émancipe le troupeau
Dans le foin coupé et ramassé
Donne-lui en gage ton splendide silence
De reine vagabonde

 


– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des prières païennes
et oublier la foule –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours)

Image : La vierge noire de Rocamadour

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vendredi 20 avril 2018

Prière (fragments de)

prière

Dieux des arbres et des fontaines
Faites nous la promesse
Que l'on puisse encore longtemps
Se toucher les fesses
Se lécher à l'entrecuisse de la déraison
Sucer la queue de la bête
Sauvage à la lisière des consciences
Se culbuter, se dévorer
Dans l'illicite
Et l'immoralité
Sans que la justice de la république
Et celle des moutons connectés
Ne vienne nous voler la liberté de jouir
Avec ou sans « amour »
Mais toujours sans entraves
Et dans le feu sacré
De la peau des âmes mêlées

Blessed is the skin in wildness and freedom
Alleluia

 

– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments et respirer le ciel –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours, quoi que...)

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jeudi 19 avril 2018

Dégel sur la toundra (fragments de)

toundra

C'est la fonte des neiges
Oyez, dame blanche
La chanson velue du faune voleur de feu

Cet air de flûte
Que pleurait jadis
Le spectre du berger maussade

Ayez pitiez de lui
Reprenez donc votre couronne de fleurs
Avant le grand retour des loups
En auto-stop

Cœur dévoré
Les tripes à l'air

De la kacha
En plein soleil

Que faut-il faire, Světlana ?

Run Lady, run !
The road is rought


– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments de route
et puis danser la troïka en calbut –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours)

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lundi 16 avril 2018

Franchise (fragments de)

franchise

Ça y est... Même la franchise devient irrévérencieuse.
T'as vu ça ?
L'âme humaine – celle qui, normalement, vibre et frétille
de ses merveilleux paradoxes pluriels – est morte. 
Ça y est. On y est...
Tout bouffi de morale et de progrès, étouffé par son désir collectif
de troupeau et de réseau,
sclérosé par sa dépendance à la sécurité
et au confort,
l'être humain a vendu sa liberté de parler, de fumer,
de toucher le cul des filles ou des garçons,
d'embrasser celui du diable,
de péter à table et de dire merde à celui qui vient lui briser les burnes
pour l'empêcher de danser en rond autour du cercle magique...

Tout ça pour pouvoir rester un petit consommateur, connecté,
prudent et bien au chaud. 
Putain !

Allez...
Tout le monde au garde-à-vous, en position du missionnaire !

On ne mange plus de viande.
On se vaccine. On bouffe de la merde.
On met des ".e" à la fin de chaque mot.
On se soumet à l'insoumission de pacotille.
On chante les cantiques de saint François Ruffin.
On se prosterne devant la rationalité et l'objectivité.
On like ! (Même la médiocrité, m'sieur ? Mais oui ! Surtout la médiocrité !)
On extermine tout ce qui est passionnel, instinctif et incontrôlable.
On oublie ses rêves, surtout les plus immoraux.
On lit la MédiaPravda du révérend père moustache, ce héros…
Et on ferme sa gueule si on n'est pas d'accord !
Ou alors, on prend un pseudonyme de chien-chien émasculé 
pour japper derrière son p'tit clavier.

Alors... Puisque c'est l'heure obcène et factice de la tétée,
veuillez, mon jeune ami, avoir l'obligeance de vous vautrer sans détour 
dans les idéaux putrides de ce royaume de faux-culs, 
léchés par des langues de bois.




– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments d'échec collectif
et puis écrire encore. En mon nom et conscience –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours)

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samedi 14 avril 2018

Platon est un con

platon

Hey, Platon... Tu chasses les poètes de la cité ?
Tu veux faire de l'existence une simple affaire politique, citoyenne ?
Tu penses que l'art est un danger pour la république ?
Tu veux établir le culte de la vérité et de la rationalité philosophique ?

« Les hommes sont vraiment des cons
Platon est un homme
Donc Platon est vraiment un con. »

Et ça... Ce n'est pas un syllogisme.
C'est de la poésie, mec !
Du fond de ma caverne je vois tout ce que tu ne peux pas voir.
Crétin... Ton regard est vide.
Tu n'es qu'un comptable.

Moi, ce sont bel et bien les dieux et les muses qui dirigent mes yeux
Vers ces visions crépusculaires.
Toi, tu n'y a pas accès.
Sauf si je t'ouvre généreusement les portes
Et me fais l'interprète de la beauté, du mystère absolu
Et de la magie des ombres blotties dans la lumière.

 

– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments manifestes
et puis écrire encore –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours, quoi que...)

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mercredi 11 avril 2018

Et… Basta !

Je viens de brûler mon compte facebook sur l’autel de mes incertitudes.
Fini le fil d’actu quotidien qui trempe lamentablement dans le café du matin,
saturé de pleurnicheries, de cynisme, de marketing de soi
et de moralisme populiste.

Je ferme ces milliards de fenêtres, soi-disant prometteuses.
Tu parles... Quelle arnaque !

Et je ré-ouvre la mienne. Sur mon jardin. À moi.
Toutes les voix discordantes se taisent soudain.
Je n’en entends plus qu’une seule.

Celle de Léo, au fond de mes tripes. Comme un rendez-vous essentiel.

« Quand j'emprunte des paradoxes, je les rends. Avec intérêts.
J'enrichis mes prêteurs qui deviennent alors plus intelligents.
Le taux usuraire de l'astuce n'est jamais assez élevé.
(...)
La solitude est une affaire d'ordinateur. Moi, je me perfore loin des imbéciles 
et du propos courant. On me hait. 
Je m'en fous. Je suis un autre mec. 
Voilà.
(...)
L'âme de certains individus m'empêchera toujours de croire tout à fait en Dieu.
(...)
Quand la merde déborde, c'est encore de la merde !
(…)
Les cartes, aujourd'hui, sont mêlées. Il n'y a plus rien qu'une certaine forme 
de dictature sentimentale qui vous arrange et qui vous endort 
pendant que les Autres veillent.
Vous êtes vraiment des cons et des malheureux.
(…)
Si tu es fou... Alors, viens dans mes bras. Je t'aime. »

 

– « Et… Basta ! » un album de Léo Ferré sorti en 1973 –
(images vidéo de Philippe Kastelnick / 2013)

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vendredi 6 avril 2018

J'suis qu'un effronté méchant loup

 

– 1970, Jacques Higelin chante « Nini » au goûter
avec Arthur H (4 ans) et Nicole Courtois (de dos) © Images d'archives de l'ina –

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vendredi 30 mars 2018

Je regarde mon audace...

maldoror

« Monsieur, Je vous envoie 2 exemplaires d'une brochure qui, pour des circonstances indépendantes de ma volonté, n'avait pas pu paraître au mois d'Août. Elle paraît maintenant chez deux libraires du boulevard, et je me suis décidé à écrire à une vingtaine de critiques, pour qu'ils en fassent la critique. Cependant au mois d'Août un journal, la Jeunesse, en avait parlé ! J'ai vu hier à la poste un gamin qui tenait l'Avenir National entre ses mains avec votre adresse et alors j'ai résolu de vous écrire. Il y a 3 semaines que j'ai remis le 2ème chant à Mr Lacroix pour qu'il l'imprime avec le 1er. Je l'ai préféré aux autres, parce que j'avais vu votre buste dans sa librairie, et que je savais que c'était votre libraire. Mais jusqu'ici il n'a pas eu le temps de voir mon manuscrit, parce qu'il est très occupé, me dit-il ; et si vous vouliez m'écrire une lettre, je suis bien sûr qu'en la lui montrant, il se rendrait plus prompt et qu'il lirait le plus tôt possible les deux chants pour les faire imprimer. Depuis dix ans je nourris l'envie d'aller vous voir, mais je n'ai pas le sou.

Il y a 3 fautes d'imprimerie ; les voici : 
Page 7, ligne 10 : Au lieu de : si ce n'est ces larmes, il faut si ce n'est ses
Page 16, ligne 12 : Mais l'homme lui est plus redoutable, il faut mais l'Océan
Page 28, l'antépénultième : Au lieu de il est brave, il faut il est beau.

Voici mon adresse :
Mr Isidore Ducasse
rue Notre-Dame-des-Victoires, 23
Hôtel : à l'union des nations

Vous ne sauriez croire combien vous rendriez un être humain heureux, si vous m'écriviez quelques mots. Me promettez-vous en outre un exemplaire de chacun des ouvrages que vous allez faire paraître au mois de Janvier ? Et maintenant, parvenu à la fin de ma lettre, je regarde mon audace avec plus de sang-froid, et je frémis de vous avoir écrit, moi qui ne suis encore rien dans ce siècle, tandis que vous, vous y êtes le Tout. »


– Paris, 10 novembre 1868 / Lettre d'Isidore Ducasse (dit Comte de Lautéamont)
à Victor Hugo, retrouvée en 1980 à Guernesey –

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jeudi 22 mars 2018

Promesse (fragments de)

Camelia

Certes, certes...
Mais demain matin
N'ayez crainte, très chère
C'est promis
Je mangerai pour vous
Un bouquet 
De camelias sous hypnose
Nu dans la tempête de lumière 
Sous le réverbère aux baleines

 

– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments héroïques
et puis arroser la pluie –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours)

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mercredi 21 mars 2018

Rebirth (fragments de)

rebirth

« Que la queue de Pégase
Pénètre les ténèbres ! »
– Le Grand Ciel, bleu et froid, a parlé –
Et le printemps, déjà, culbute
La croupe écartelée de l'équinoxe.

Pendant que les alouettes digitales
Se fracassent contre le miroir numérique,
Adonis se fait sucer sur un dolmen.
Shiva danse et jouit
Près de la fontaine Cosmos.
Alors les premières averses de cyprine
Ruissellent enfin le long des cuisses
Des nuages en fleurs.

V'là la vie !


– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments printaniers
et puis faire la sieste –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours, quoi que...)

Photographie : Constant Puyo (détail) © 1906

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mardi 20 mars 2018

Apocalypse (fragments d')

enfer

À l'aube de la nuit des temps, les femmes avaient accouché
Des plus intenses rêves de l'humanité.
Faisant de chaque instant une éternelle et lumineuse découverte
Porteuse d'avenir.

Mais l'histoire avait finalement donné raison à Ézéchiel le voyant.
L'antique serpent était donc revenu hanter les âmes au seuil du cybermonde.
Alors, le vagin géant des génisses et des truies connectées en réseaux,
Avait tout englouti dans l'entrecuisse de la rage et dans le brasier d'amertume.
N'épargnant même pas la petite barque des amants,
Flottant dans le brouillard de feu.

 

– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments bibliques
et puis sacrifier une poule pour le repas du soir –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours)

Gravure : Gustave Doré (extrait) 1860 / L'enfer - chant 24 (La divine comédie de Dante)

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lundi 19 mars 2018

Partie de chasse (fragments de)

deadinzesnow

Toute la nuit, les chefs de clan avaient traqué l'homme sans relâche.
Grognant leur bave et leur colère.
Misant à nouveau sur les chimères empoisonnées de la vengeance.
Comment pouvait-on encore confondre les raccourcis et les impasses ?

Ils l'avaient traqué jusque à son dernier souffle.
Dans l'empreinte de l'aube, ils l'avaient trouvé. À moitié gelé.
Alors ils l'ont fouetté jusqu'à l'os.
Mordu au sang, battu à mort. Puis, enseveli de haine.
Lui faisant payer pour l'éternité ce qu'il avait fait la nuit dernière.

Pendant ce temps là, du côté de l'autre versant,
Les deux enfants sirotaient encore les dernières gouttes de leur sommeil.
Sucré.

Ignorant tout de la cruauté de leurs nobles pères.
Sans se douter que leurs doux baisers aux étoiles avaient déjà germés
Sous l'écorce de la brume.

 

– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments d'humanité
et puis me remettre à dessiner –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours, quoi que...)

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dimanche 18 mars 2018

Be soft don't be stern

– « Lullaby » / sur l'album « I Could Live in Hope » / par le groupe Low / 1993 –

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vendredi 16 mars 2018

Voyant...

Vee Speers_2006

« Maintenant, je m’encrapule le plus possible.
Pourquoi ?
Je veux être poète, et je travaille à me rendre voyant.
Vous ne comprendrez pas du tout,
et je ne saurais presque pas vous expliquer...

Il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens.
Les souffrances sont énormes, mais il faut être fort, être né poète,
et je me suis reconnu poète. Ce n’est pas du tout ma faute.
C’est faux de dire : je pense.
On devrait dire : on me pense. – Pardon du jeu de mots –

Je est un autre. Et tant pis pour le bois qui se trouve violon,
et nargue aux inconscients qui ergotent sur ce qu’ils ignorent tout à fait !

Vous n’êtes pas Enseignant pour moi.
Je vous donne ceci...
Est-ce de la satire, comme vous diriez ?
Est-ce de la poésie ? C’est de la fantaisie, toujours.
Mais, je vous en supplie, ne me soulignez ni du crayon,
ni – trop – de la pensée. »

Paris, 1871 / Lettre de Rimbaud (extrait) 
à un de ses anciens professeurs 
de Charleville-Mézières –
(Photographie © Vee Speers / 2006)

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mercredi 14 mars 2018

Feu ! (fragments de)

sabbat

Je pense sincèrement que celui qui n'a jamais dansé nu autour d'un feu, lors d'une nuit de pleine lune, pour convoquer ses lumineuses ténèbres, n'est pas le mieux placé pour théoriser - selon ses propres petits critères - sur la nécessaire obligation d'un monde meilleur pour tous.

– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments de pensée jungienne
et décadente, puis préparer une infusion d'ortie –

(rien à voir avec mon nouveau livre en cours, quoi que...)

Photographie : anonyme / nuit de sabbat à Alderley Edge / Angleterre, 1969

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mardi 13 mars 2018

Printemps (fragments de)

printemps

Le bon peuple révolutionnaire, dans son immense désir de justice fraternelle, avait construit un monstrueux ruban d'asphalte à travers champs afin que tout le monde puisse vivre équitablement le printemps qui s'avance, dans une harmonieuse communion de masse.

Le petit rebelle, sans demander son dû, a pris la première sortie, pour rejoindre le chemin poudreux d'escampette. Ce bord de ruisseau vers son enfance toute étourdie. Loin de tout, il s'est mis nu. Et il a dansé la carmagnole avec les filles de Cadet Roussel.

 

– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments d'echapée belle
et puis faire un bouquet de pensées sauvages –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours)

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samedi 10 mars 2018

Bonne nouvelle !

foule

Grâce aux pertubateurs endocriniens, grâce aux pétitions progressistes sur les réseaux sociaux,  et grâce au grand retour de la morale pudibonde, l'humanité devrait s'autodétruire tranquillement dans la crétinerie avancée, dans le chaos et la stérilité, bien avant que le réchauffement climatique ne soit réellement inéluctable.
Et là... On est sur une vraie putain de bonne nouvelle !

– C'était le communiqué misanthrope d'un week-end pluvieux du mois de mars –

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vendredi 9 mars 2018

Haïku

silencehaiku

« J'avais juste envie
De m'asseoir
Dans le silence »

– Dans les carnets de Fanette (9 ans depuis hier), mots choisis, posés.
Ma fille écrit des fragments de beau –

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jeudi 8 mars 2018

Rumeur (fragments de)

rideau

La rumeur dégueulasse
S'écoule encore
Dans les canalisations high-tech,
Désinfectant au passage
Le furoncle mal placé
De la putain de pétasse
Qui s'agite en coulisse.

Avant de se faire buzzer en levrette,
Le public retient son souffle fétide.
Attention mesdames et messieurs !
Dans un instant,
Ça va (re)commencer...


– Dans mes carnets, mots en vrac, écrire des fragments de spectacle,
et puis couper facebook –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours)

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