Nous l’aimions terriblement !

Tristesse… Maurice Sendak, l’auteur-illustrateur américain de « Max et les Maximonstres » (Where the Wild Things Are) s’est éteint hier à New York à l’âge de 83 ans. « Max et les Maximonstres » publié en 1963, représente encore aujourd’hui pour beaucoup de monde l’archétype parfait du livre jeunesse moderne. Et dire que la brave mère Dolto avait vivement déconseillé ce chef-d’œuvre dès sa sortie en France. Décidément les psy et moi, on ne sera jamais copains…
Mare Adriatico

Je rentre d’Italie. Un petit road-trip improvisé dans l'urgence pour les besoins de mon bouquin en cours « Au Vent Mauvais » le beau roman graphique dont je vous ai déjà parlé, que m’a écrit l’ami Rascal et qui sortira en tout début d’année prochaine chez Futuro.

J’ai bien fait de me décider à faire ce voyage éclair en voiture jusqu’à Rimini. À Viserbella pour être plus précis. Un aller-retour, juste pour voir, pour sentir l’atmosphère d’une station balnéaire de la côte Adriatique hors saison.

Quelle ambiance… Deux jours en solo, à errer sur le front de mer avec mon appareil photo, comme un Paolo Conté dépressif dans ce décor désolé, écrasé de ciel bleu.

Le levé de soleil sur la mer, la valse des tractopelles qui préparent la plage en vue de l’été qui approche. Les petits poteaux en béton alignés par milliers, qui attendent sagement d’accueillir en masse les parasols de location pour les vacanciers essentiellement russes, tchèques, ou polonais…

Les cabines de douches, une villa italienne d’un autre temps, coincée entre l’hôtel Adriatico**** et le Beach Paradise.

Ça va être un vrai bonheur de dessiner toute ces sensations dans la scène finale du livre...


Back from Morocco !
De retour du Maroc, où je viens de passer une petite quinzaine de jours, je vous livre, brut de décoffrage, mes impressions et aussi quelques images extraites de mon carnet de voyage.
C'est parti !

Sur la route qui nous éloigne de l’aéroport de Casablanca, le 4x4 de Nordine nous emporte vers les premiers reliefs du Moyen-Atlas. Une musique berbère envahit l'habitacle du Toyota et derrière les vitres teintées, les derniers signaux de la civilisation urbaine s’estompent peu à peu...

Sur un plateau calcaire qui culmine à 1200 mètres d’altitude, le petit village de Sidi Youssef semble installé là depuis toujours. Une quinzaine de maisons, la piste poussiéreuse comme artère principale, une petite mosquée, une école, et c’est tout.

Ici on vit de l’agriculture et de l’élevage. Presque en autarcie. Pas d’eau courante dans les habitations. Aller chercher de l’eau à la source fait partie des nombreuses tâches quotidiennes. Bidons, jerricans, citerne à cheval…

Seule la fée électricité s’est invitée depuis peu. Quelques rares fils électriques en pagaille comme unique symbole du confort moderne.

Sidi Youssef, c'est un peu comme la campagne française avant les années 30. Bien avant que les 38 tonnes n'envahissent nos villages moribonds en bordure de nationale. Ici tout est calme et tranquille...

Je me souviens d’avoir entendu de la bouche d’un ami théoricien sociologue de comptoir – s’appuyant sur le schéma très occidental de la pyramide de Maslow – que l’omniprésence des tâches matérielles quotidiennes serait un frein à toute forme de vie intérieure, à toute spiritualité… En somme, que la réalisation de soi passerait forcément par le progrès technique, par la croissance… Quelle connerie !
Ici, la crise financière on s'en fou. On va chercher de l’eau. On prépare à manger. On fait ses 5 prières par jour. On s'occupe des vaches, des moutons. On s’assoie sur un caillou pour regarder le soir descendre. On donne à manger aux poules. On passe du temps avec ses enfants. On va chercher du bois sec pour le four à pain du lendemain. 
Le silence est régulièrement interrompu par les vocalises de l’imam qui s’échappent de la sono de mauvaise qualité, installée sur le toit de la petite mosquée. Les coqs des alentours enchaînent généralement juste après, avec leurs cocoricos déglingués en guise de réponse ou de protestation...
Le coq est con c'est bien connu... Mais à sa décharge, il est aussi laïc !
À Sidi Youssef, nous logeons juste à côté de la mosquée (la maison à gauche sur le dessin ci-dessus), chez Bennasser, un paysan berbère d’une quarantaine d’années, extrêmement touchant par sa générosité et la profondeur de son âme.
« N’oublie jamais ce que ton cœur aime. »
C’est extrait d’un poème berbère. Et c’est écrit là (ci-dessous) par l’ami Bennasser, en berbère mais avec l'alphabet arabe parce que l’amazigh, la langue des berbères, ne s’écrit plus depuis longtemps. Interdit jusqu'au couronnement de mohamed VI. Seule la transmission orale à fonctionné jusque là.
Changement de décor. Haute montagne. 1800 mètres d’altitude. BoutAarart est un hameau de 4 ou 5 maisons accrochées à la pente de terre battue, ravinée par les trop rares pluies uniquement torrentielles. Ici, l’eau du ciel, c’est tout ou rien…

À BoutAarart, pas de mosquée, pas d’école, pas d'électricité. Uniquement le puits au fond d’un ravin où les femmes se retrouvent avec leurs bidons jaunes et leurs ânes. Ici comme en ville, on accueille avec le thé.

À BoutAarart, nous sommes les invités de Houssa et Saïda. La cinquantaine. 10 enfants. Ils ont un troupeau de chèvres et un bout de terre (en pente) à cultiver. Houssa est paysan, mais aussi poète et artiste à temps "perdu"… (Le mot est mal choisi car ici le temps n'est jamais perdu.)
Je ne vais pas faire mon Jean Ferrat, mais c’est vrai que c’est beau la montagne... Surtout avec l’aridité qui donne ce supplément d’âme aux paysages et aux gens.
Voilà. J’aurais encore beaucoup de choses à vous raconter. Beaucoup d’autres dessins à vous montrer. Ce sera pour une autre fois peut-être... Inchallah.

PS : Avant de quitter BoutAarart, je peint à l'acrylique blanche sur une vieille plaque de tôle un petit cadeau pour Houssa et Saïda...
( J'ai toujours préféré la peinture sur rouille à la peinture sur soie... )

Orientalisme

Je pars pour le Maroc demain ! Pour une dizaine de jours… Je suis invité là-bas dans le cadre d’un échange culturel entre le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne (ma région) et la province d’El Hajeb (Moyen-Atlas).
A programme : rando dans la montagne avec un guide, une mule et mon carnet à dessin, aussi quelques pinceaux, encres, crayons de couleur… D’après ce que j’ai compris, je vais marcher à peu près dans le même coin que Delacroix, lors de son voyage en 1832 (L’image, ci-dessus, est extraite de ses célèbres carnets). J’espère me rapprocher là-bas, de la même énergie dans trait et la couleur. Et surtout retrouver la même liberté ! J’ai mis de l’ocre et du bleu dans mon sac à dos. On verra bien si ça raconte...
De toute façon je vous raconterai !
Et peut-être que je vous montrerai quelques dessins s’ils ne sont pas trop moches.
A bientôt !
Épilogue
Mœbius est mort ce matin.
Tristesse...
Je viens de ressortir de mes étagères "son" Surfeur d'Argent qu'il avait repris à la fin des années 80, juste le temps d'un one-shot, un unique épisode intitulé Parabole. Bel épilogue que cette dernière page...

Toujours sur la route…
Angoulême, Dijon, Lyon… Train, avion, voiture. Je rentre juste. Ça fait du bien de se retrouver un peu au calme.
D’autant plus que les pages de mon prochain bouquin ne vont pas se faire toutes seules. Je parle du roman graphique que je suis en train de dessiner sur un texte de mon ami Rascal et qui devrait sortir chez Futuropolis fin 2012 ou tout début 2013… Ça va s’appeler « Au vent mauvais ».
Voici la page 13 (avant mise en couleur) où il est question de voyage en train, justement.
En route pour Angoulême 2012 !

Ça y est ! Je viens de recevoir mon « étiquette » .
Me voilà fin prêt pour la grand-messe de la bande dessinée.
Pour ceux que ça intéresse, je serai donc en dédicace à Angoulême
sur le stand Futuropolis uniquement :
> Le jeudi 26 janvier de 17h à 19h.
> Le vendredi 27 janvier de 11h à 13h et de 15h à 17h.
Il y aura aussi sur le stand Futuro plein de gens bien : David B, Igort,
Emmanuel Lepage, Hervé Tanquerelle, Emmanuel Moynot,
Jean-Claude Denis, Jean-Denis Pendanx, Christian Lax, Stéphane Oiry,
Jeff Pourquié, François Ravard, Joe Sacco, Edith, Etienne Davodeau...
Bref... La crème du gratin, comme d'hab...
A très bientôt, j'espère.
Les dBD Awards 2012

Le magazine mensuel de bande dessinée dBD (dossiers de la Bande Dessinée), dirigé par Frédéric Bosser, a décerné ses prix annuels, le jeudi 5 janvier 2012 au soir à la galerie Artcurial, à Paris. Le magnifique dessin du carton d’invitation (ci-dessus) est signé Serge Clerc ! La classe totale…

Parmi la dizaine de prix, je suis heureux et fier de vous annoncer celui-là ! Meilleure adaptation littéraire : « Les larmes de l’assassin », par Thierry Murat (d’après Anne-Laure Bondoux), éditions Futuropolis.
> Pour voir le palmarès complet des dBD Awards 2012, c’est par ici :![]()
C’est Noël… Alors c’est cadeau !
Qui a dit, cette année, que Radiohead était fini ? Plus bons à rien... Qu’ils faisaient semblant d’être des têtes chercheuses, ou que sais-je encore, comme méchancetés... Allez, c’est pas grave. On va faire comme si on avait rien entendu. Joyeux Noël à tous avec ce somptueux moment de grâce dans l’émission de télé anglaise « From the basement » ! C'était en 2011. Et le titre du morceau c'est « Lotus Flower »...
Tiens… un 2ème batteur pour l'occasion ? (chauve aussi, mais avec des lunettes…) Il parait que c’est Clive Deamer… Oui, oui… le batteur de Portishead. Si c’est pas un beau cadeau de Noël, ça aussi !
Enjoy !
Raz le bol de Taratata ? Une seule adresse :
http://www.fromthebasement.tv
Vive nos libraires !
On nous le dit, on nous le rabâche : Les librairies sont une espèce en voie d’extinction. Même si le livre papier semble avoir encore quelques beaux moments à vire encore aux côtés du livre numérique, le réseau de diffusion et de distribution est en pleine mutation. On a vu disparaitre, les rémouleurs, les cordonniers et plus récemment les disquaires de quartier qui ont enchanté notre adolescence jusque dans les années 80 et 90...
Le passage de la TVA de 5,5 à 7 % pour le livre en début d’année prochaine, risque d’endommager gravement et irrémédiablement toute la chaîne du livre. Les premiers touchés par la hausse du prix du livre seront les lecteurs (comme toujours avec la TVA, c’est en bout de chaîne qu’on paie les pots cassés) et inévitablement nos amis libraires, qui vont voir leurs ventes baisser brutalement.
Lorsque toutes les librairies de quartier seront mortes, qui fera ce travail de conseil ? Qui nous fera part de ses coups de cœur avec autant d’émotion dans les yeux et dans la voix ? Qui nous prendra gentiment par la main pour nous amener vers des choses plus rares et plus précieuses que les piles du dernier Fauve d’or à Angoulême ou du dernier Goncourt qui s’entassent à côté du rayon électroménager et se vendent comme de simples produits de consommation courante ? Qui fera ce travail d’accompagnement au milieu de cette surproduction de livres ? Qui ? Les journalistes parisiens qui n’ont plus assez de place dans leur rubrique culturelle hebdomadaire ? PriceMinister ou Alapage avec leurs offres promotionnelles ? Amazon avec ses classements des meilleures ventes ?
Qui va rééduquer notre civilisation exclusivement marchande ?
Bref, je ne connais pas cette charmante libraire à « La cours des grands » de Metz… Je n’ai même jamais été à Metz. Mais, chère Cécile (je te tutoie parce que nous avons en commun ce livre que j’ai fait et que tu as lu) sache que ta petite vidéo trouvée par hasard sur la toile, m’a vraiment ému. Et pas seulement parce que tu parles de mon livre…
Cette manière de « vendre » des bouquins est tout simplement admirable. Ce qui me rassure, c'est que je sais de source sûre que tu n'es pas la seule à faire « ton travail » avec autant de générosité et de sincérité...
Merci.
L’abécédaire, selon Google…

Faisant naïvement le constat que l’impartial Google répertorie très sérieusement toutes nos préoccupations premières et les classe par ordre de « popularité », je me suis dit, toujours très naïvement : faisons un test… Une sorte d’abécédaire Deleuze version « tout le monde ».
J’ai donc tapé consciencieusement une à une les 26 lettres de l’alphabet. Et j’ai observé pour chacune d’elle, ce que le grand Google nous propose en première place comme matière à rêver.
J’aurais mieux fait de m’abstenir. Me voilà contraint de ressortir bien avant l’heure, ma boîte de comprimés de millepertuis qui m’aide tous les ans à passer l’hiver avec un moral pas trop dans les chaussettes.
Allez, je vous livre le fruit de mon expérience. Attention, âmes optimistes, idéalistes ou utopistes, s’abstenir. Certaines occurrences peuvent heurter.
A : Allociné (pourquoi pas...)
B : Bon Coin (n’importe quoi…)
C : Caf (ah, bin oui…)
D : Deezer
E : Ebay
F : Facebook
G : Google (impartial ? mon cul !)
H : Hotmail
I : Ikea (respect, la Suède...)
J : Jeux (gratuits, évidemment… On va quand-même pas payer pour s’amuser)
K : Kiabi (Au secours !)
L : Le Bon Coin (hé oui, encore lui… Il est malin !)
M : Mappy
N : Nrj (ha... La culture Cauet !)
O : Orange (pas le fruit, hein… Bien-sûr)
P : Pages Jaunes
Q : Quelle (au cas où Kiabi serait fermé…)
R : Redoute (ça existe encore, La Redoute ?)
S : Sncf
T : TF1 (ah ouais… Tiens ?)
U : UGC (bien fait pour ta gueule l’URSSAF !)
V : ViaMichelin (au cas où Mappy serait en panne)
W : Wikipédia (Alléluia !)
X : Xbox (on a échappé de justesse à X Factor)
Y : Youtube
Z : Zara (trop la classe…)
Allez, avec tout ça, y’a de quoi faire de beaux rêves...
C’est chouette !
> Ne soyons pas trop ingrat, en ce moment (début décembre 2012), Robot Google précise ceci sur sa page d'accueil : « En cette période de fêtes, Google soutient divers organismes caritatifs dans leurs efforts pour créer un monde meilleur ».
BD-Concert à Montreuil

Ça s'est passé samedi dernier, le 3 décembre 2011, dans la salle de projection du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Une centaine de spectateurs ont pu lire (ou relire) « Les larmes de l'assassin » au format XL et se sont laissés embarquer par la bande-son intime et émouvante jouée en live par Xavier Llamas (guitare), Guillaume Christophel (sax) et Laurian Daire (claviers).
Le trio nous a offert un très beau travail de composition, d'improvisation et d'appropriation. Anne-Laure Bondoux était dans la salle, très émue de découvrir ce spectacle. Son éditrice chez Bayard, Mélanie Edwards, était là également.

Il y avait aussi quelques organisateurs de Salons du livre. Il se pourrait qu'il y ait pas mal d'autres dates de programmées pour ce BD-Concert un peu partout en France... Je vous tiendrai au courant sur ce blog, bien entendu.

Un grand merci à Xavier pour avoir pris en main ce projet un peu fou dans l'urgence et la bonne humeur. Un merci tout particulier à sa guitare bluesy sur la séquence du voyage...

Un merci à Guillaume, à sa clarinette basse envoutante et son sax hypnotique, capable d'évoquer aussi bien le vent que le son de la machine à écrire...
Et enfin, un dernier merci à Laurian et à son harmonium indien qui nous a tous tiré une larme sur la dernière scène et le générique de fin...

Bravo les gars. C'était beau et c'était bon.
A bientôt les amis…
> Petits liens vers les univers musicaux de ces trois artistes :
Xavier Llamas
Guillaume Christophel
Laurian Daire
Tous à Montreuil !

SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2011 - 16h00
Salon du livre jeunesse de Montreuil - Pôle cinéma d'animation
128 RUE DE PARIS - MONTREUIL
Métro ligne 9 - Arrêt Robespierre
Cette année, le salon du livre jeunesse de Montreuil acceuille le BD-Concert «Les larmes de l'assassin». Le groupe Splendor in The Grass étant appelé ce jour-là sur une autre scène pour la sortie de leur nouvel album, ce sont donc 3 nouveaux musiciens, tout aussi inspirés et talentueux qui vont jouer en live une toute nouvelle bande son spécialement composée pour l'occasion...
Il y aura sur la scène à côté du grand écran de projection, Xavier Llamas à la guitare, Guillaume Christophel au saxophone et Laurian Daire aux claviers. Nouvelle formule, donc, pour ce spectacle résolument plus intimiste et plus feutré... Anne-Laure Bondoux sera quelque part dans la salle. Elle me l'a dit. Mais, chut... Ça risque d'être encore un très beau moment.
Venez nombreux ! La salle est grande...
Comme d'hab, petite séance de dédicace à la fin du spectacle.
A très bientôt.
> À NOTER AUSSI, LE LUNDI 5 DÉCEMBRE DE 12H à 13H, sur le Pôle ados du Salon de Montreuil, une rencontre-débat ou j'aurai le plaisir de discuter avec Anne-Laure Bondoux, de littérature ado, de bande dessinée, d'adaptation, et de littérature adulte... Là aussi, venez nombreux ! La rencontre sera suivie d'une séance de dédicace de 13h à 14h, à l'archipel BD (toujours sur le salon).
Le blues de Saint-Malo

Tous à Saint-Malo !

Voici la séléction finale pour le prix Ouest-France / Quai des Bulles 2011 , qui sera décerné comme chaque année à l'un des 5 heureux séléctionnés, sur le festival bd de Saint Malo, fin octobre !
Ça ne coûte rien de Saulne (Casterman)
Elmer de Gerry Alanguilan (Çà et là)
Jean-Loup de Frebourg (Delcourt)
Les larmes de l’assassin de Thierry Murat (Futuropolis)
L’Île aux cent mille morts de Fabien Vehlmann & Jason (Glénat)
Inutile donc, de vous préciser que je serai à Saint-Malo les 28, 29 et 30 octobre prochains pour dédicacer «Les larmes de l'assassin». Je vous y attendrai de pied ferme sur le stand Futuropolis...
Un été allemand !

En 2004, paraissait chez Delcourt mon tout premier livre de bande dessinée : « Elle ne pleure pas, elle chante » scénarisé par Corbeyran d'après le roman d'Amélie Sarn.
Cet été 2011, c'est l'éditeur allemand Schreiber & Leiser qui propose une traduction de ce roman graphique, sous le titre « Lauras Lied ». Ce qui veut dire : La chanson de Laura. Pourquoi pas... Le personnage principal s'appelle bien Laura... Toujours très étrange ces traductions de titres ! Bref, c'est de toute façon de bien bonnes nouvelles de voir mes livres qui commencent à passer les frontières...
Au début de l’été 2011, Schreiber & Leiser avait aussi publié en Allemagne mon livre "Les larmes de l'assassin" (Der Mörder weinte). Voir la note du 16 juin, sur ce blog.
Le cœur de Charlie...

De retour de vacances, j'apprends avec une profonde tristesse, la mort subite de Charlie Bauer. Cet activiste d'extrême gauche à l'accent marseillais avait décidé de prendre les armes dans les années 60 au côté du FLN, puis dans les années 70, il avait plongé dans le grand banditisme « héroïque » façon Mandrin ou Robin des bois... Après 25 ans de prison, Charlie Bauer avait décidé à sa libération de prendre la plume au début des années 90, pour parler encore et toujours de son combat contre ce qu'il appelait « l'appareil » et rester en lutte, l'écriture et la parole comme seules armes, aussi longtemps qu’il serait en vie. Grâce à mon ami Arnaud Floc'h, j'ai eu un jour la chance de croiser l'épouse de Charlie, Renée Bauer, qui est prof au lycée de Montargis. J'avais été invité dans sa classe pour parler de bande dessinée et « d'engagement » à des adolescents boutonneux, lobotomisés par la consommation de masse et la télé réalité (pas tous...). C'était génial ! Merci Renée. Mais je n'ai jamais rencontré Charlie. Dommage... Ça aurait pu se faire. Il est trop tard pour regretter. Je garde de lui l'image médiatique qu'il a bien voulu nous laisser : ses bouquins, ses idées claires, sa tignasse généreuse, sa dialectique soignée, son verbe haut, qui laissait deviner la grande gueule qu'il devait être dans l'intimité. Ce dimanche 7 août 2011, c'est un arrêt cardiaque qui a mis fin à l'éternel combat de cet anarchiste révolutionnaire au grand cœur. Il avait 68 ans.
Ça n'a rien à voir, mais l'ordure qui vient d'exterminer les 80 jeunes en Norvège est toujours bien vivant, lui. Aucun risque que son cœur s'arrête de battre, fatigué d'avoir trop aimé la vie, la lutte, les gens, l'humanité...
Quel été de merde ! J'espère au moins que vous avez beau temps, si vous êtes encore en vacances.
> Un chouette portrait de Charlie Bauer par Daniel Mermet
sur France Inter en 2005 : à écouter ici de toute urgence !
Bonnes vacances !
Je vous souhaite à toutes et à tous un très bel été avec cette masterpiece des garçons de la plage.
Don't worry... On se retrouve sur ce blog à la rentrée ! Promis.

Nouveau départ...

Ça y est... C'est reparti pour une nouvelle aventure ! Un roman graphique de 130 pages à paraître chez Futuropolis d'ici un an (le temps de dire ouf... et de le dessiner). C'est un beau texte que m'a écrit mon ami Rascal. Il est encore un peu tôt pour en parler précisément, car ce n'est que le tout début de la très longue route. Tout ce que je peux dire c'est qu'il y sera question de voyage, de rencontres, d'illusions et aussi de magnifiques désillusions.
Certains d’entre vous connaissent déjà Rascal à travers son œuvre en littérature jeunesse. Ici, il va nous embarquer dans un récit au long cours résolument adulte, littéraire et désinvolte…
C’est encore une bien belle histoire qui commence... J’ai dessiné, pour l’instant, une dizaine de planches. Bien hâte de vous montrer quelques nouvelles images prochainement !
À suivre…
Gute Nachricht !

Oui, bonne nouvelle… Mon album « Les larmes de l’assassin » vient d’être traduit par l'éditeur allemand de bande dessinée « Schreiber & Leser ». Il sort là-bas en librairie, cet été !
Ein grosseu bise à l'ami Sylvain (responsable des droits étrangers chez Futuropolis) pour cette négociation rudement bien menée !
> Pour voir le catalogue de Schreiber & Leser, c'est par ici :
http://www.schreiberundleser.de
