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Le blog de Thierry Murat

10 octobre 2019

Post impressionisme pop

postimp

« Les clichés sont des modèles simples, frappants,
mémorables et faciles à communiquer.

Ils peuvent signifier l'essentiel d'une idée.
Ils ont la possibilité de devenir monumentaux. »

— Roy Lichtenstein —
(Dans mon Digital Revio / Fragment de paysage photographié à travers trous) 

9 octobre 2019

Fiori Selvatici

springflowers

— Dans mon atelier, fragments humides à l'italienne —

8 octobre 2019

Caviardage #1

caviar

— Dans mes carnets / Fragments — 

7 octobre 2019

Télex

vide

Parfois, les écrans de contrôle projetaient les songes de nos avatars.
Et c'était comme une embrasure saturée d'antiparticules qui dansaient sur les parois carcérales de notre boite crânienne. 

— Dans mes carnets, souvenirs quantiques — 
(Dans mon Digital Révio / Fragments) 

5 octobre 2019

Typœtry #4

magic69

« Les relations humaines sont fondées sur les chiffres. » 

— Paul Valéry — 
(Dans mes carnets, typographier de vieux autochromes polissons de 1900) 

1 octobre 2019

Prélude

timeOclock

Nous avons 
du mal 
à y croire 
mais 
regarde 
ce qu'il reste 
de nos comptines 
monochromes 

qui s'écroulent. 


— Dans mes carnets en vrac — 
(Dans mon atelier, fragments) 

29 septembre 2019

Cinéma

ze_end

Putain, quinze ans...
Quinze ans à bâtir une œuvre habitée de dessin et de littérature, cohérente et sincère, bradée par les libraires qui survivent à trente-huit pour cent de marge sur le dos de la surproduction éditoriale en pleurnichant dans la benne à ordures. Continuer à bien huiler la machine pour sauver les acquis sociaux de la masse salariale des grosses maisons d'édition et des petits épiciers du livre, alors que la foule ne lit plus de littérature et consomme de l'édition utilitaire, du buzz facebook-google, de la story sur instagram et du bouillon de culture netflix. Le marché du livre à subi une chute vertigineuse en 2017 et dramatique en 2018. La rentrée 2019 annonce le chant du cygne. 

Excuse-moi, mais... je n'arrive plus à voir ce qu'il y a de glorieux dans ce mirage d'un privilège d'être encore publié afin de pouvoir continuer à engraisser le cadavre littéraire éditorial en étant payé une misère à dix pour cent de droits d'auteur sur le gâteau à partager. Je ne suis pas Saint François-d'Assise. Dieu merci. Je ne suis qu'un petit-fils de paysan qui fait l'auteur, les poches vides, la tête haute. Tu parles d'un projet de vie... 

Au bout du « conte », depuis quinze ans ; une petite notoriété, les honneurs des salons-kermesses littéraires, invité comme une vieille rock-star dans les hôtels ibis, une pseudo-reconnaissance, du blabla presse bobo parisienne, parler au micro à la radio de mes deux, des ventes honorables, une grosse dizaine de milliers de lecteurs... Tout cela peut se concevoir comme une certaine réussite, vu de l'extérieur. Une forme de richesse. Faire semblant que tout va bien pendant quinze ans. Du cinéma... Une fausse richesse, en somme. Un rôle de riche, donc. 

Tu sais ce que disait Charlie Chaplin ? Quand on lui demandait pourquoi il avait l'air si triste... Il disait, je suis triste parce que je suis devenu riche en jouant des rôles de pauvres. Moi, c'est l'inverse. Je suis triste parce que je suis devenu pauvre en jouant un rôle de riche. Et c'est la même tristesse à l'envers. 


— Dans mes carnets, à l'endroit — 
(Après le générique de fin, travelling sur l'horizon, 
puis caméra zoom avant vers un ailleurs providentiel. Moteurs...) 

28 septembre 2019

Le ciel est

atelier_toit

— Dans mon atelier, par-dessus —
(Dans mon Digital Revio / Fragments)

27 septembre 2019

Le but (...)

bombardements fb

« On sait, en effet, que la propagande n’a pas besoin de convaincre pour réussir et même que ce n’est pas là son but. Le but de la propagande est de produire le découragement des esprits, de persuader chacun de son impuissance à rétablir la vérité autour de soi et de l’inutilité de toute tentative de s’opposer à la diffusion du mensonge. Le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus.
Cet intéressant résultat, l’abasourdissement médiatique l’obtient très naturellement par le moyen de ses mensonges incohérents, péremptoires et changeants, de ses révélations fracassantes et sans suite, de sa confusion bruyante de tous les instants. » 

÷

« Dans notre monde, il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l'humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout. » 

÷

« Il n'y aura plus ni art, ni littérature, ni science. Nous n'aurons plus besoin de science. Il n'y aura aucune distinction entre la beauté et la laideur. Il n'y aura ni curiosité, ni joie de vivre. Tous les plaisirs de l'émulation seront détruits. » 

÷

« Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève les oeufs aux poules. L'instinct sexuel sera extirpé. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d'alimentation. Nous aboliront l'orgasme, nos neurologistes y travaillent actuellement... » 

÷

« Imposer une parfaite uniformité d'opinion sur tous les sujets, devenait possible pour la première fois. » 

 


— George Orwell / extraits du roman 1984, publié en 1949 — 
(Dans mes carnets à dessins, fragments) 

26 septembre 2019

Typœtry #3

issue

— Dans mon Digital Revio, laisser le ciel se faire typographier — 

25 septembre 2019

Les carottes sont cuites

cocotte

De la rentrée littéraire 2019, on retiendra donc la surmédiatisation à l'envers et putassière de Yann Moix, la médiatisation faussement discrète du bouquin de la fille de Jeanne Mas, le faux nouveau chef-d'œuvre de Françoise Sagan et les vrais chiffres de ventes du faux succès de librairie entièrement rédigé en écriture inclusive, « Le féminisme pour les nul·le·s » (sic). 
Voilà... Comme on dit outre-Atlantique, Elvis has left the building... 

— C'était un communiqué d'Ici-Tout-Va-Bien. 
Merci de nous avoir suivis — 

24 septembre 2019

LandScaping_269

landscaping

— Dans mes carnets / Fragments — 

23 septembre 2019

Selfie

selfie

Excuse-moi, mais... 
Ce matin j'ai pas la tronche 
de l'emploi du temps 
à écorner les bœufs 
ou à écorcher les chiens. 


— Dans mes carnets, en vrac — 
(Dans mon atelier, fragment de gueule de bois ) 

22 septembre 2019

Typœtry #2

brume

— Dans mon Digital Revio, typographier le ciel — 

21 septembre 2019

Portrait

Baudelaire

« Tous les photographes, même excellents, ont des manies ridicules ; ils prennent pour une bonne image une image où toutes les verrues, toutes les rides, tous les défauts, toutes les trivialités du visage sont rendus très visibles, très exagérés ; plus l’image est dure, plus ils sont contents. 
Il n’y a guère qu’ici qu’on sache faire ce que je désire, c’est-à-dire un portrait exact, mais ayant le flou d’un dessin. »

— Charles Baudelaire —
(Photographié par Félix Nadar, vers 1855)

20 septembre 2019

SettingSun_382

sunsetlight

— Dans mes carnets / Fragments — 

19 septembre 2019

® d'inutilité·e·s publique·e·s

inutile

Reléguée à un tout petit suffixe sexué, séparé du mot – porteur du véritable sens – par d'insignifiants points médians, les glorieuses femelles inclusives reniflent enfin le vent du progrès. Comme les gourous new-age respirent le prana afin de se nourrir exclusivement de la lumière cosmique qui embrase le ciel du soir sur l'Himalaya. Le fond de l'air est frais (Laïho, Laïho...) et soudain, le fond du texte s'estompe, dégoulinant sur le brouillard de sa propre forme écrite ; typographiquement tarabiscotée, consensuellement molle et publicitairement démagogique. Le féminisme 2.0 du troisième millénaire réinvente l'eau tiède : « Vous ête·e·s tou·t·e·s sommé·e·s de me lire inclusivement·e·s ». 

Quel que soit son sens premier, chaque phrase ainsi domestiquée par cette novlangue se transforme, subliminalement et inévitablement, en slogan activiste de manif formatée pour les réseaux sociaux, avec les fantômes de mamie Olympe de G. et tata Simone de B. selfisées au porte-voi·e·s et en bas résille (le spectacle est offert). « Les fleur·e·s se fanent aussi vite qu'elle·e·s éclosent ». Et le salaire de la fleuriste est hélas toujours 30 % plus bas que celui du barman. Garçon, l'addition... 

Les belles autrices narratrices se caressent l'entrecuisse, à quatre pattes dans le champ – lexical – de la lutte. Exclues à tout jamais du grand tout originel de l'exclusivité de la langue. La vraie langue. Celle qui n'est ni lissée, ni pasteurisée, ni apprivoisée. La langue véritable. La langue sauvage – sans muselière typographique – qui ne garantit aucun sécuritarisme syndical antidiscriminatoire mais qui, en totale liberté, peut encore et toujours te traiter de sale connard, de vieille salope, d'ange ou de déesse. La langue qui lèche, qui râpe, qui frappe, qui grince, qui griffe, qui se bat, qui donne du fil à retordre à la pensée profonde et complexe. La langue capable de dire je t'aime, va te faire foutre, dans la même phrase. La langue qui, mesdames et messieurs, n'a pas besoin de garde-fous pour nous pousser à formuler précisément toutes nos spécificités, toutes nos contradictions, et tous nos engagements. La langue vivante ; insolente et exigeante. Pas cette langue qui s'écrit du bout des doigts comme du morse en pointillé, la bouche en cul de poule, avec multiples précautions constipatoires. Non, pas celle-là. Celle qui parle, qui mord et embrasse pour de vrai. 



[ NB : Une écriture distordue qui remplace le sens par le signal et qui tend à donner un air de neutralité à des arguments en réalité idéologiques – quelles que soient les bonnes ou mauvaises intentions de cette idéologie – est un usage malhonnête du langage, tout simplement. ] 

 

— Dans mes carnets, le féministe croyant mais non pratiquant, 
que je suis, pèse ses mots en vrac —
(illustration : Catalogue des Objets Introuvables / Jacques Carelman, 1969) 

18 septembre 2019

Ornementogénèse

LSD

« Visions d'ornements. Presque personne n'y échappe. Caractères de ces ornements. Pas désirés, et néanmoins ils persistent. Pas immobiles. Pas d'ensemble ornementaux qu'on pourrait s'arrêter à considérer. Plutôt qu'on ne voie des entrelacs, l'on assiste à ce qui indéfiniment s'entrelace.
Ornement qui n'orne rien du tout. Détail dans le détail. Dentelle dans la dentelle. Continuation monotone. Rythme de développement, d'étalage constant, qui ne ralentit, ni ne se met en relation avec vous. Inarrêtable. Intarissable processus d'ornementogénèse. » 

— Henri Michaux / Connaissance par les gouffres, 1961 / 
Chap. 1. Comment agissent les drogues — 
(Lettrines de Ernst Aufseeser / 1880 - 1940) 

17 septembre 2019

Lullaby (fragment of)

coffeecup

Cold coffee 
Down on the floor 
Set me free 
From the next door 


— In my sketchbooks, crumbs of english words — 

(In my Digital Revio / Fragments) 

16 septembre 2019

Typœtry #1

retourné

Pris par le temps, 
tu te laisses retourner. 
Quelle heure est-il ? 
Et c'est l'horizon 
qui penche 
en travers de la voûte. 
Où sommes-nous ? 
Il n'y a que des pas 
à l'envers ;  
en dessous des traces 
du dessus, 
à jamais perdues 
d'être ici, 
en un seul mot. 

 

— Dans mes carnets / Fragments —
(Dans mon Digital Revio, typographier le ciel) 

12 septembre 2019

Pop !

Edgar

« J'aime la gloire, j'en raffole ; je l'idolâtre ;
je boirais jusqu'à la lie de cette glorieuse ivresse ;

je voudrais que l'encens s'élève en l'honneur de mon nom 
depuis chaque colline et depuis chaque hameau
et de chaque ville et de chaque cité sur cette Terre. » 


— Edgar Allan Poe / 1809 - 1849 — 
(Figurine Funko Pop ® 2019 / collection Icon Serie of Pop Culture) 

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Profil instagram > (re)désactivé
(depuis les incendies de juillet 2026)
« Hors d'atteinte de l'anxiety-business 
récupéré par les algorithmes charognards
post-catastrophe » 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Compte facebook > définitivement supprimé 
(depuis janvier 2019) 
« Hors contaminations collectives
émotionnelles et méta-
synchronisées » 



 



 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réseau Linkedin > désactivé
(depuis février 2025)
« Hors d'atteinte de la novlangue-de-bois
managériale et entrepreneuriale »
 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


 

 

 

 

 

AVERTISSEMENT :



 

« Je veux bien être entièrement tenu 
pour responsable de ce que je publie ici, 
mais je ne peux en aucun cas être jugé 
coupable de n'avoir pas écrit, dessiné,
ou photographié ce que 
tu aurais voulu
voir ou entendre. » 

Bien cordialement, 
– La Direction – 

 



 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

En ce moment sur ma table de nuit :

 

 

 

 

 

 


(En application cutanée, trois fois par jour. 
Protège l’individu des névroses collectives et sociétales. 
Puissant analeptique, riche en fer et en potassium.)