Mer calme (pour l'instant)

Allez hop ! Une petite planche du Vieil Homme et la Mer avant mise en couleur. Juste pour le plaisir des yeux, j'espère...
A l'année prochaine, les amis !

Allez hop ! Une petite planche du Vieil Homme et la Mer avant mise en couleur. Juste pour le plaisir des yeux, j'espère...
A l'année prochaine, les amis !

C'est décidé... A partir de ce mois de décembre, je ne bouge plus de chez moi. Je m'enferme. Je me terre jusqu'au printemps. Je ne veux plus voir personne ! Il le faut...
Ça y est ! Je m'immerge enfin totalement dans mon adaptation en bande dessinée du « Vieil homme et la mer » d'Hemingway... Ce sont toujours de sacrés de moments de solitude et de doutes. Mais aussi de chouettes petites victoires sur soi même, sur l'écriture, sur le dessin...
Et c'est bon, non de non !
Mon carnet moleskine commence à être bien rempli de gribouillis d'intentions de mise en pages. Je vous montrerai très prochainement quelques une des 30 premières planches lorsqu'elles seront finalisées. Un gros morceau. Un quart du livre ! Je vous montrerez pas tout, hein... Faudra patienter jusqu'a l'été prochain.

Ça y est, c'est parti ! La création du spectacle est quasi terminée... Encore un peu de travail pour les musiciens, cet hiver, et le BD-Concert « Au vent mauvais » sera prêt à prendre la route, en tournée à partir du printemps prochain ! Avant-première le 31 janvier 2014 à Capbreton (sur la côte landaise) au cinéma Le Rio. Qu'on se le dise...
Avec :
Denis Barthe (Noir Désir - The Hyènes) : batterie
Jean-Paul Roy (Noir Désir - The Hyènes) : guitare baryton
Vincent Bosler (The Hyènes - Very Small Orchestra) : guitare
Olivier Mathios (The Hyènes - Ten Cuidado) : basse
Kiki Graciet (Very Small Orchestra - Sister Simone and the Holy Balls) : harmonica
Hervé Toukour (Very Small Orchestra) : violon
C'est Mélodyn-Productions qui se charge de faire tourner ce spectacle un peu partout en France (et en Belgique ?)
> Plus d'infos sur :

Le problème avec la Cordillère des Andes, c'est qu'on ne sait jamais vraiment si elle est très près ou très haute. Ici, sur la route 68, à l'approche de Santiago, certainement un peu des deux...

Allez, dernière étape. Santiago ! Chez l'ami Olivier Balez qui s'est installé au Chili, il y a quelques années. On est bien chez lui, avec sa petite famille... Une vraie maison avec de vrais gens dedans, pour finir le séjour ! Chouette...

Santiago est une énorme citée verticale construite dans une cuvette en plein coeur des Andes. Du coup, l'urbanisation est légèrement freinée par la proximité des montagnes. Mais c'est quand même de la très grosse ville (à l'américaine !). Un tiers de la population du Chili vit ici... 6 millions d'habitants !
Je ne parlerai pas de polution... On va pas gacher la fête.

Au soleil couchant, on se croirait en Californie...

Surtout si l'on croise un Araucaria majestueux...

... ou si l'on passe devant les pletits clochetons de « Los Dominicos ».
C'est déjà le départ ? Oui, demain... On rentre à la casa.

Wouaw... Là ça décoiffe ! La Cordillère en taille réelle, juste en dessous.
L'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle va nous paraître bien fade. Et celui de Bordeaux-Mérignac, encore plus...
Un grand, grand merci à Quentin et Alain de l'alliance française de Valparaiso et aussi à Jean-Yves, pour l'invitation sur ce salon BD Valpocómix 2013. Merci à tous, pour l'intérêt que vous portez à mon travail... Un salut amical à Fabien de l'hostal « la Maison du Filou » à Valparaiso. On était bien chez toi Fabien. Comme à la maison !
Hasta luego los amigos !

Caleta Portales. Le port de pêche de Valparaiso.
Tiens... Je la connais cette jetée. Je l'ai dessinée dans « Les larmes de l'assassin » et sans l'avoir encore jamais vue ! Etrange... Sauf que c'était la jetée de Punta Arenas dans le récit, tout au sud du Chili. Peu importe...

Ha bon ? J'aurais bien planté la tente ici, face aux pétroliers sur la ligne d'horizon.

Regarde ! Des éléphants de mer sous la jetée ! Y'en a des dizaines... Dingue !

Ici on les appelle « lobos del mar ». Des loups de mer. Ça leur va bien...

Emmanuel (Lepage) et Firmin (mon fils) se trempent les orteils dans l'eau froide du pacifique sous le regard moqueur des pélicans.

A Valparaiso, quand on regarde en haut, ça grimpe...

Et quand on regarde en bas, ça descent... Vers la mer, toujours !

Là, on n'est pas très loin de la maison de Pablo Neruda... Il s'était choisi un joli coin, non ? De toute façon, des coins comme ça, y'en a des centaines à Valparaiso...

... il suffit d'ouvrir les yeux.

Le saviez-vous ?
Le « Robin des bois du Chili » est un français ! Emile Dubois... Né en 1867 dans le Pas-de-Calais.
Ici, au Chili, il a volé, truandé, tué, étranglé, égorgé... Tout ça pour redistribuer aux plus miséreux. Il en est mort... (fusillé à Valparaiso en 1907).
N'empêche qu'aujourd'hui encore, au cimetière de Valparaiso, on lui voue un véritable culte. Des centaines d'ex-votos sur sa tombe ! C'est un héros populaire, en quelque sorte... C'est pas beau, ça ?

Et c'est Français, ça, monsieur ! Oui... Parfaitement !

Allez, dernière nuit à Valpo... Les centaines de milliers de loupiotes sur les collines ne s'eteignent donc jamais ?
Suite et fin... Demain, si tout va bien.

Allez, on y retourne ?
Imaginez une ville bohème, les pieds dans l'eau, entourrée d'inombrables collines sur lesquelles s'entassent des milliers de petites maisons recouvertes de tôles ondulées multicolores. Non, ce n'est pas San Francisco en pleine période hippie... C'est beaucoup mieux que ça, c'est Valparaiso !

Vous y êtes ?

La mer à chaque coin de rue, dans chaque fenêtre... Le pacifique est partout.

Ici, on recouvre les murs des maisons de fines plaques de tolle ondulée. Bleues, rouges, vertes, jaunes, beiges, ou simplement rouillées...

Ici, il y a des fils électriques partout... Parce que l'orsqu'on en met des neufs, on n'enlève pas les vieux qui ne servent plus. C'est trop compliqué... Et ça va très bien comme ça ! Non ?

De la fenêtre de la chambre de l'hostal, on voit la mer...

... mais surtout le port.
'Faut dire qu'il prend toute la place dans cette immense baie.

Y a du très, très gros bâteau... Jamais les mêmes. Tous les matins c'est différent.

La cale sèche flottante "Sociber", elle, ne bouge jamais.

Elle fait partie du décor.

La suite au prochain épisode, amigos !
Lors de mon bref passage à Santiago, Carlos Reyes (le chroniqueur-star du 9ème art au Chili !) a tenu à me rencontrer...
Voici donc le lien de cette petite interview en ligne sur ErgoComics !
http://ergocomics.cl/wp/2013/11/thierry-murat-escritor-de-imagenes/
Bonne lecture ! (dans la langue de Cervantes. Ou plutôt celle de Cortes...).
Un "muchas gracias" à toi Carlos pour ta gentillesse et aussi à Rodrigo Elgueta et Olivier Balez pour la connexion !
Un abrazo a los tres !!!
Deux belles semaines à Valparaiso… Ce grand port mythique du pacifique sud, l’escale obligée des grands navires en partance pour le Cap Horn afin de rallier l’Atlantique, l’Afrique ou l’Europe jusqu’à la fin du 19ème siècle. Par la suite, la construction du gigantesque canal de Panama transformera à tout jamais cette glorieuse ville portuaire, en un songe d’une autre époque, une ville bohème où s’échouent des routards, des touristes à l’année, des artistes et des poètes…
Dans cette ville multicolore et cosmopolite nous rencontrons des personnages attachants. Des français expatriés, en exil volontaire (ou en délicate perdition ?), des étudiants en école d’art lors d’un atelier de bande dessinée, des auteurs chiliens, une chanteuse, un belge (ils sont partout !), des chiens errants, des pélicans, des éléphants de mer…

Je fais enfin la connaissance d’Emmanuel Lepage (à gauche sur la photo), et dans l’hémisphère sud ! (la classe...) Il est invité, comme moi, sur ce petit salon BD bien sympa de Valparaiso. Belle complicité entre Emmanuel et Firmin, mon fils de 10 ans que j’ai emmené dans mes bagages. Son premier grand voyage au bout du monde, en guise de cadeau d’anniversaire…

Mais le Chili c’est grand ! A Valparaiso, nous somme à 2500 km du Cap Horn. Il est encore bien loin le bout du monde…

Ici, à Quintay, un ancien petit port baleinier (à 80 km au sud de Valparaiso), j'ai plutôt le sentiment d’un monde infini, que d’un véritable bout du monde…

La suite au prochain épisode. Trop de choses à dire, encore...
Ne pas se laisser submerger par l'émotion. Il faut digérer tout ça…
Pour raconter, au plus juste.
« Caminando por la cintura cósmica del sur,
toda la entraña América en mi piel... »
A bientôt, amigos !

Bon… Je pars demain pour le Chili ! Je suis invité par l’alliance française pour parler de mon adaptation en bande dessinée des « Larmes de l’assassin » (évidemment) à des étudiants en école d’art et puis pour rencontrer le public chilien lors d’un salon du livre à Valparaiso, le week-end prochain (18 - 19 - 20 oct.).
Je joue les prolongations en dilettante jusqu’au 29 ! Y a sûrement des choses à voir là-bas…
Contrairement à ce qu’avaient imaginé certains lecteurs de « mes » Larmes de l’assassin, à l’époque de la sortie du bouquin, je n’ai encore jamais mis les pieds au Chili, ni même ailleurs en Amérique du sud.
C’est un peu dingue ce qui m’arrive…
Je vous raconterai.

Puisque c’est officiel depuis peu, il faut quand-même que je vous parle de ce projet en béton armé…
Denis Barthe et Jean-Paul Roy, respectivement batteur et bassiste du groupe Noir Désir, sont au travail en studio (à 2 pas de chez moi...) pour composer la musique du BD-Concert réalisé d'après mon dernier bouquin « Au vent mauvais ». Avec eux, Vincent Bosler à la guitare, Olivier Mathios à la basse, Hervé Toukour au violon et Kiki Graciet à l’harmonica. Denis sera à la batterie, évidemment et Jean-Paul à la guitare baryton. Inutile de préciser que je suis fier comme un coq landais !
J’ai eu tout récemment le privilège (oui, je sais c'est vilain comme mot...) d’assister à l’une des toutes premières répétitions, avec les images du livre projetées en temps réel. Je ne peux rien dire pour le moment… Juste qu'il y a du très gros son et que ce sera un spectacle à ne manquer sous aucun prétexte ! Je vous tiendrai informé du calendrier de la tournée (qui approche…).
Amis du Rock’n Roll et de la littérature dessinée, je vous dis donc à très bientôt pour des nouvelles du front. Ici les Landes ! À vous Paris... (et le reste du monde)

Si comme moi, vous êtes fatigués d’entendre résonner encore et toujours les vieilles bottes noires de la haine, je vous propose d’écouter le beau François Morel qui chante…
Ça ne soigne pas, mais ça calme juste un peu la douleur. C’est déjà beaucoup.

Une fois n'est pas coutume, il faut que je vous parle de mon papa... Car il vient tout juste de finir la maquette de la barque de Santiago, le vieil homme du roman d’Hemingway, que j’adapte en bande dessinée chez Futuropolis pour 2014...
J’ai fièrement installé cette maquette, desormais mythique, sur mon bureau, histoire d’être au plus juste dans le dessin et la mise en scène. Ça va être chouette de donner la vie à ce personnage de bois ! J’aime les objets. J’y peux rien... Ma manière à moi de les faire vivre, c’est d’abord de les voir exister.
Dans le roman d'Hemingway, j’adore la scène où ce petit oiseau se pose sur la ligne, et où le vieux commence à discuter avec lui. Puisse ma version être à la hauteur...


Le copain Arnaud Floc'h (Nono pour les intimes) m'a demandé gentiment de faire l'affichiste pour la 4ème édition du Salon BD de Montargis, dont il est coorganisateur. Encore et toujours un chien (rapport à la légende du chien de Montargis, bien sûr). Me suis laché... Ouaf ! Et du coup j'ai même fait la conception graphique. Parait qu'il va y avoir un tirage spécial de cette affiche, limité à 150 exemplaires, imprimé sur papier « Rives Tradition 300 g. », numéroté et signé par votre serviteur. Comment c'est trop la classe, Montargis !
Bien hâte de se retrouver là-bas, avec toute la joyeuse bande de bénévoles et d’auteurs invités.
Le programme des festivités, c’est par ici :
www.montargiscoincelabulle.com
Viendez nombreux ! C'est le plus sympa de tous les salons bd... Sérieux !

La plupart d'entre vous le savent déjà... J'avais manifesté un jour, auprès des éditions Futuropolis, l'envie d'adapter « Le vieil homme et la mer » en bande dessinée. Une libre adaptation, une relecture personnelle et donc subjective, réécriture, etc... Bref, une vraie adaptation. Pas une version « classique illustré », pas un copier-coller, ou une version 2.0. Un truc d'auteur, quoi... Futuro était partant en me prévenant quand même que ce n’était pas gagné, que ce ne serait pas facile d'obtenir les droits d'un monument pareil, surtout pour de la bd.
J'ai donc fait, une note d'intention allant dans ce sens (libre adaptation, réécriture, respect de l'œuvre, hommage, etc...) et 5 planches (pas les 5 premières. Plutôt vers le milieu du récit...) histoire d'appâter le poisson. Le dossier est parti chez les ayants droits, l'an dernier. Et donc, voilà… C’est officiel depuis peu, la famille Hemingway a enfin signé... Les éditions Futuropolis viennent d'obtenir les droits pour que je puisse faire cette adaptation !
Je n'en reviens encore pas ! Maintenant, il faut se mettre au boulot... 120 pages sur la mer. 3 jours, 3 nuits, une barque, un vieux cubain qui radote et un gros poisson opiniâtre... Le livre devrait sortir en mars 2014, si tout va bien.
Je vous tiendrais au courant sur ce blog, bien sûr, de l'avancée du chantier, de mes doutes, de mes angoisses... et très certainement aussi des moments d'extases !

Encore un magicien qui a bercé mon adolescence... Et puis qui s'en va. C'est bizarre, je parlais de lui sur ce blog, il y a peu de temps. Pour moi, Fred, c'est surtout « Le petit cirque » ce one shot mélancolique, mystérieux et surréaliste sortit en 1973 chez Dargaud. Un des livres de chevet de mes années collège... Allez, salut l'Artiste ! C'est si bon de croire en ses rêves. Merci de m'avoir apris ça...

Avant de clore momentanément, sur ce blog, le chapitre « Au vent mauvais », histoire de passer à autre chose (je vous en dirais plus dans quelques temps), je tenais à remercier chalereusement tous ceux qui ont lu ce livre de bande dessinée avec le cœur autant qu'avec les yeux et qui nous ont témoigné à Rascal et moi-même, beaucoup de reconnaissance, directement ou indirectement, au détour d'une chronique, d'un article de presse, d'un post sur un blog, d'un commentaire facebook, d'un mail perso, ou simplement d'un sourire intimidé lors des premières scéances de dédicaces... C'est très touchant de voir à quel point l'émotion est au rendez-vous avec ce récit. Merci à vous tous ! On vous reconnaitra dans la foule des anonymes... C'est sûr !

Une autre petite interview à propos de « Au vent mauvais » sur un chouette blog « rock, ciné, bd, littérature ». Bon... Je préviens tout de suite, vous n'allez pas apprendre grand chose sur les mystères de la création, malgrè l'excellent questionnaire de mon hôte... Mais j'espère que vous passerez quand-même un bon moment.
C'est par ici, sur : I AM A LUNGFISH SONG !
Merci Christophe pour toutes ces questions inattendues...
C'était vraiment bien !

Une chouette chronique sur Fréquence Paris Plurielle. C'était ce mercredi 20 mars dans l'émission « Actheure ».
A réécouter : ici ! (sur le podcast du 20 mars, bien sûr...)
Pour les pressés, c'est à la 55ème minute, juste avant la fin de son émission, que Anne Calmat nous parle avec sa voix sensible et profonde de l'étrange pouvoir de séduction d'Abel Mérian... le personage pricipal de « Au vent mauvais ».
![]()
« La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme de la musique », disait le vieux Ferré... Alors je ne résiste pas à vous faire lire la plus belle des chroniques (à mes yeux et à ce jour...) à propos de « Au vent mauvais ». Cette chronique est signée par un certain Olivier, libraire à la Fnac de Dijon. Je ne le connais pas... Mais ces quelques lignes en forme de « haïkus de cœur » sur www.fnac.com, m'ont ému...
![]()
COUP DE CŒUR DES LIBRAIRES DE LA FNAC

L'Empire des Lumières
s'éteint peu à peu...
Sortir de prison, rejoindre une inconnue en Italie. Remonter le temps au volant d'une Volvo : un passé sans fantômes, juste le souvenir des disparus que nous avons aimés.
Une solitude crépusculaire et lucide, le temps définitivement perdu,
un héros funambule avec l'amour en balancier. Traverser avant la fin
du monde.
- Olivier de FNAC Dijon -

Une petite interview of myself
sur le chouette site des
« sentiers de l'imaginaire » : ici !
J'y parle de « Au vent mauvais »,
bien sûr, mais pas que...
Le gentil « Korrigan » qui me pose les questions, m'a poussé dans mes retranchements et m'a aussi fait parler de mon enfance !
Il m'a bien eu...
Même les psy n'y étaient jamais arrivés.
En tout cas, un grand merci à lui
pour l'invit !