Stop.

Extrait de la page 69 de « Au vent mauvais » © Thierry Murat & Rascal - Futuropolis, 2013

Extrait de la page 69 de « Au vent mauvais » © Thierry Murat & Rascal - Futuropolis, 2013
Le tube de l'été 68, composé par... le jeune William Sheller (22 ans !),
pour un groupe américain inconnu, résidant à l'époque à Paris.
William Sheller aurait voulu que ça sonne davantage Otis Redding, mais voilà…
c’est juste de la pop sixties. Et c’est quand même vachement bien !
Bel été à toutes et à tous...
My Year is a Day - 1968 / Les Irrésistibles / Lyrics : Tom Arena / Music : William Sheller

Merci les amis lecteurs, libraires, journalistes, pour vos messages,
vos chroniques, via vos blogs, la presse, facebook, etc...
Vous êtes nombreux à dire que ÉtuŋwAŋ / Celui-Qui-Regarde
est un livre important. Je veux bien vous croire...
Alors je compte sur vous pour porter ce livre encore plus haut.
(Puisque c'est important.)
Pas tant pour moi que pour ce qu'il véhicule.

Aujourd'hui, 16 juin... En librairie !

ÉtuŋwAŋ / Celui-Qui-Regarde
Scénario et dessin : Thierry Murat
Éditions Futuropolis, 2016

ÉtuŋwAŋ / Celui-Qui-Regarde
Scénario et dessin : Thierry Murat
Éditions Futuropolis, 2016
Sortie officielle : le 16 juin 2016 !

Après deux ans de travail, je suis très fier et très heureux de vous annoncer la parution de mon prochain livre de bande dessinée, le 16 juin 2016. C’est donc la première fois que je signe un livre seul. Vraiment tout seul. Un récit que j’ai écrit pour tenter de parler « vraiment » du génocide amérindien, sans pour autant faire un énième western. J'y parle du travail de mémoire, de la place de l’artiste dans son rôle de témoin au milieu de toute l’absurdité humaine… Mais c’est un livre qui parle aussi et surtout de la photographie naissante (on est à la fin du 19ème siècle), et puis du regard et de sa capacité à raconter... Et de beaucoup d’autres choses encore, plus intimes et plus fragiles que l’histoire avec un grand H. On se retrouve donc le 16 juin en librairie, les amis lecteurs, afin de prolonger les liens qui nous unissent déjà… J’ai grande hâte ! À bientôt.

ÉtuŋwAŋ / Celui-Qui-Regarde
Scénario et dessin : Thierry Murat
Éditions Futuropolis, 2016
Sortie officielle : le 16 juin 2016

Avant de commencer à ranger mon atelier, un dernier coup d’œil nostalgique sur un coin de cette table (ma table à doc, donc…) où depuis deux ans j’accumule, j’installe, des objets ou des livres qui ont nourri le récit dessiné que je suis en train de terminer. Un dernier coup d’œil nostalgique et après je vous parlerai plus en détail de ce livre forcément extraordinaire qui sort en juin chez Futuropolis… C'est le premier livre que je signe complètement tout seul. Mes premiers pas en écriture, et pas mal de marches gravies au niveau du dessin. On en reparle bientôt...
1988. Talk Talk rompt définivement avec la variétoche NewWave, et sort cet ovni ; « Spirit of Eden ». Après cet opus le groupe est viré de sa maison de disques EMI, victime de son opiniâtreté et d’avoir été trop en avance sur son temps.
Un disque indéfendable commercialement. Et paradoxalement, un chef d'oeuvre absolu. Un des groupes les plus mésestimé de sa génération et souvent injustement réduit à sa glorieuse (et pompeuse) période Pop-NewWave. Pourtant, avec « Spirit of Eden », les trois londoniens ont insuflé un des tout premiers frémissements du early Post-Rock...
S'il fallait choisir un seul disque avant de partir en exil...
Pour moi, ce serait celui-là !

– Extrait de mon prochain livre en cours à paraître chez Futuropolis au printemps 2016 –
– David Bowie (& Brian Eno) « I'm Deranged » sur l'album « 1.Outside » - 1995 –

« Soudain je comprends quelque chose : je sens maintenant, par toute la force de mes sens et toute celle de mon intellect, que Paris n'est rien, ni la France, ni l'Europe, ni les Blancs... Une seule chose compte, envers et contre tous les particularismes, c'est l'engrenage magnifique qui s'appelle le monde. »
– Texte et photographie © Ella Maillart - La voie cruelle (1947) –

Encrage « à la chaine » des planches 1 à 30.
La table est lumineuse.
L'encre est noire, le papier est blanc.
Le café est froid.
La musique est forte...
(rendez-vous page 50 à la fin du mois)

– Extrait de mon prochain livre en cours à paraître chez Futuropolis au printemps 2016 –

Page 152. Il neige lourd, sur ce bon vieux ciel de charbon...
– Gribouilli préparatoire, dans mon carnet de story-board –

Il me tarde presque qu'on me diagnostique un Alzheimer... Et que je ne me souvienne plus d’aucun génocide, qu'il soit amérindien, africain, juif ou arménien. Que je ne me souvienne plus de cette tuerie du 13 novembre à Paris, ni de l'obscénité du premier tour de ces « érections » régionales, ni du nom des dessinateurs de Charlie Hebdo, exécutés sans sommation.
Ni de rien du tout…
Seulement de l'instant présent, dans la lumière blafarde du réfectoire de cette maison de retraite. Et du gout de ce yaourt nature que cette blanche infirmière aux yeux clairs, me fait manger à la petite cuillère en me fredonnant à l'oreille Yesterday des Beatles.
– Vous devriez faire la sieste cet après-midi, me murmure-t-elle dans un sourire, tout en essuyant tendrement la comissure de mes lèvres avec le coin de son mouchoir parfumé à la violette.
« The Million Dollar Hotel » un film réalisé par Wim Wenders (scénario de Bono) - 2000
Bande Originale : Bono, Brian Eno, Jon Hassell...
Non... C'est ce que l'on appelle vulgairement un « réseau social » sur internet.
C'est ici que s'accumulent tous les déchets de la pensée, de l'analyse et du discernement. Les débordements d'ego sont également stockés dans cette zone de transit et de libre échange, où l'on tente de recycler ses « propres » déchets cérébraux et ceux des autres. Mais la plupart du temps on est obligé de manger ces déchets même si ce ne sont pas les notres. Par « amitié ».
Lorsque l'on est socialement, affectivement et intellectuellement affamé, il faut bien survivre... Virtuellement.

« Soirée d'été sur la plage de Skagen (Danemark) »
- Peder Severin Krøyer, 1884 -