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Le blog de Thierry Murat
1 juillet 2016

My Year is a Day

Le tube de l'été 68, composé par... le jeune William Sheller (22 ans !),
pour un groupe américain inconnu, résidant à l'époque à Paris.
William Sheller aurait voulu que ça sonne davantage Otis Redding, mais voilà…
c’est juste de la pop sixties. Et c’est quand même vachement bien !

Bel été à toutes et à tous...

My Year is a Day - 1968 / Les Irrésistibles / Lyrics : Tom Arena / Music : William Sheller

irresistibles

18 janvier 2017

Coming Soon !

dernier baiser_ph

Voilà... Il est imprimé. Et il parait qu'il est tout beau !

dernierbaiser_couv

Le roman culte de James Crumley, dans une nouvelle traduction.
Illustré par votre (toujours humble) serviteur.
Une vingtaine d'images noir & blanc à l'intérieur, que j'ai pris grand plaisir
à imaginer et à peauffiner.

C'est publié aux éditions Gallmeister. Et ça sort le 2 février, je crois... Hâte !

dernierbaiser_ph2

6 novembre 2016

Estampes

sundayMorning
Juste pour vous tenir au courant...

Je viens de terminer l'impression de quelques estampes digitales
(encres pigmentaires), en série (très) limitée.
Noir & blanc sur papier d'art 100% coton, mat, 300g.

Titrées, signées et tamponnées de la main de votre (humble) serviteur.

signature_estampe

Une vingtaine d'images au choix (formats 20x30cm, 30x30cm, 30x40cm...)
Visibles et en vente ici : www.lamaisonestencarton.com
(paiement en ligne, sécurisé, envoi et emballage soignés, fiable et rapide)

Bientôt Noël... Enjoy !

22 juin 2016

Merci !

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Merci les amis lecteurs, libraires, journalistes, pour vos messages,
vos chroniques, via vos blogs, la presse, facebook, etc...

Vous êtes nombreux à dire que ÉtuŋwAŋ / Celui-Qui-Regarde
est un livre important. Je veux bien vous croire...

Alors je compte sur vous pour porter ce livre encore plus haut.
(Puisque c'est important.)

Pas tant pour moi que pour ce qu'il véhicule.

2 septembre 2016

Ce matin, sur France Culture - La Fabrique de l'Histoire (Emmanuel Laurentin)

> On clique ici pour écouter l'émission !

« La Fabrique de l'Histoire - Pour la table ronde fiction de rentrée, nous évoquerons le livre d Alexandre Seurat : L'administrateur provisoire, celui d'Eric Vuillard : 14 juillet puis la bande dessinée de Thierry Murat : Étuŋwaŋ, celui qui regarde. Enfin nous évoquerons le film de François Ozon : Frantz. »
(on y parle d'Étuŋwaŋ, à partir de la 23ème minute, juste après la chanson emblématique "Amazing Grace")
20 mars 2016

Spirit Of Eden

spirit_of_eden1988. Talk Talk rompt définivement avec la variétoche NewWave, et sort cet ovni ; « Spirit of Eden ».  Après cet opus le groupe est viré de sa maison de disques EMI, victime de son opiniâtreté et d’avoir été trop en avance sur son temps.
Un disque indéfendable commercialement. Et paradoxalement, un chef d'oeuvre absolu. Un des groupes les plus mésestimé de sa génération et souvent injustement réduit à sa glorieuse (et pompeuse) période Pop-NewWave. Pourtant, avec « Spirit of Eden », les trois londoniens ont insuflé un des tout premiers frémissements du early Post-Rock...

S'il fallait choisir un seul disque avant de partir en exil...
Pour moi, ce serait celui-là !

23 janvier 2017

La logique du chaos

ruines

En regardant le monde s’agiter sur facebook ou ailleurs, à polémiquer sur tout et n’importe quoi à la moindre minuscule occasion, j’ai comme l’impression qu'inconsciemment ou par snobisme – par cynisme, peut-être – on a envie de rester bloquer sur une logique de fin de siècle qui traine en longueur, dans une démarche de chaos permanent.

On est vraiment des enfants gâtés.

Le spleen crépusculaire, ça peut être magnifique on est bien d'accord.
Mais pour le rendre grandiose, il faut être un Poète. Sinon...

... On ne fait que remuer la merde.

 

 

(Post du 3 février 2016. Je le remets encore un coup, parce que bon... Bref...)

12 novembre 2015

America

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Karl Bodmer (1809 - 1893) peintre, illustrateur français d'origine suisse.


De 1832 à 1834, lors d'une expédition le long des rives de l'Ohio, du Missouri et du Mississippi, il peint de nombreuses aquarelles qui façonneront l'image que les Européens se feront des Amérindiens...

Ici, une aquatinte colorisée à la main. On raconte que c'est la rencontre avec l'Autre – l'étranger – qui a transformé ce peintre « sans talent » exclusivement paysagiste, en un fascinant portraitiste.

Magique...

13 décembre 2012

100 pages au compteur !

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Oui... C'est toujours impressionant les chiffres. Soit ça fait peur, soit ça rassure. Là, je crois que j'ai passé le cap de l'angoisse du timing... Reste 8 planches à dessiner avant noël ! Et puis ce sera la fin de cette belle aventure de 110 pages avec l'ami Rascal. On gare la Volvo, on se repose un peu en évitant de trop regarder dans le rétroviseur. Et place à la suite... C'est à dire vous, les amis lecteurs de bande dessinée ! Ça va être chouette de partager ce voyage avec vous...

Rendez-vous en librairie en mars 2013, avec « Au vent mauvais » !
Un road-trip digne d'un bon Jim Jarmusch ou d'un vieux Wim Wenders...
Rien que ça   ;-)
Et c'est chez Futuropolis bien sûr !

 

10 mai 2016

Voilà…

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Après deux ans de travail, je suis très fier et très heureux de vous annoncer la parution de mon prochain livre de bande dessinée, le 16 juin 2016. C’est donc la première fois que je signe un livre seul. Vraiment tout seul. Un récit que j’ai écrit pour tenter de parler « vraiment » du génocide amérindien, sans pour autant faire un énième western. J'y parle du travail de mémoire, de la place de l’artiste dans son rôle de témoin au milieu de toute l’absurdité humaine… Mais c’est un livre qui parle aussi et surtout de la photographie naissante (on est à la fin du 19ème siècle), et puis du regard et de sa capacité à raconter... Et de beaucoup d’autres choses encore, plus intimes et plus fragiles que l’histoire avec un grand H. On se retrouve donc le 16 juin en librairie, les amis lecteurs, afin de prolonger les liens qui nous unissent déjà… J’ai grande hâte ! À bientôt.

couv_etunwan

ÉtuŋwAŋ / Celui-Qui-Regarde
Scénario et dessin : Thierry Murat

Éditions Futuropolis, 2016

Sortie officielle : le 16 juin 2016

7 avril 2016

Ma table à doc...

zetabladoc

Avant de commencer à ranger mon atelier, un dernier coup d’œil nostalgique sur un coin de cette table (ma table à doc, donc…) où depuis deux ans j’accumule, j’installe, des objets ou des livres qui ont nourri le récit dessiné que je suis en train de terminer. Un dernier coup d’œil nostalgique et après je vous parlerai plus en détail de ce livre forcément extraordinaire qui sort en juin chez Futuropolis… C'est le premier livre que je signe complètement tout seul.  Mes premiers pas en écriture, et pas mal de marches gravies au niveau du dessin. On en reparle bientôt...

8 décembre 2015

Ceci n'est pas une merde...

merde

Non... C'est ce que l'on appelle vulgairement un « réseau social » sur internet.
C'est ici que s'accumulent tous les déchets de la pensée, de l'analyse et du discernement. Les débordements d'ego sont également stockés dans cette zone de transit et de libre échange, où l'on tente de recycler ses « propres » déchets cérébraux et ceux des autres. Mais la plupart du temps on est obligé de manger ces déchets même si ce ne sont pas les notres. Par « amitié ».
Lorsque l'on est socialement, affectivement et intellectuellement affamé, il faut bien survivre... Virtuellement.

8 juin 2012

Hola, ¿ qué tal ?

las-lagrimas-del-asesino-murat

Mon livre de bande dessinée « Les Larmes de l'Assassin » sort en Espagne, aujourd'hui, dans toutes les bonnes librairies ! Et ce sont les éditions Edelvives qui ont eu la bonne idée de traduire et de publier cette version espagnole. Merci à eux... Je suis content ! On va pouvoir « entendre » Paolo, Angel et Luis parler dans leur langue natale. On va se croire encore davantage au Chili ! Chouette.

« Aquí nadie llegaba por casualidad. Porque esto era el fin del mundo, el extremo sur de Chile, la recortada costa que bordea las frías aguas del Pacífico. »

Ça sonne ! Non ?

3 mai 2012

Mare Adriatico

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Je rentre d’Italie. Un petit road-trip improvisé dans l'urgence pour les besoins de mon bouquin en cours « Au Vent Mauvais »  le beau roman graphique dont je vous ai déjà parlé, que m’a écrit l’ami Rascal et qui sortira en tout début d’année prochaine chez Futuro.

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J’ai bien fait de me décider à faire ce voyage éclair en voiture jusqu’à Rimini. À Viserbella pour être plus précis. Un aller-retour, juste pour voir, pour sentir l’atmosphère d’une station balnéaire de la côte Adriatique hors saison.

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Quelle ambiance… Deux jours en solo, à errer sur le front de mer avec mon appareil photo, comme un Paolo Conté tranquillement dépressif dans ce décor désolé, écrasé de ciel bleu.

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Le levé de soleil sur la mer, la valse des tractopelles qui préparent la plage en vue de l’été qui approche. Les petits poteaux en béton alignés par milliers, qui attendent sagement d’accueillir en masse les parasols de location pour les vacanciers essentiellement russes, tchèques, ou polonais…

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Les cabines de douches, une villa italienne d’un autre temps, coincée entre l’hôtel Adriatico**** et le Beach Paradise.

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Ça va être un vrai bonheur de dessiner toute ces sensations dans la scène finale du livre...

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Ciao belli !rimini07

18 mai 2010

J’me comprends…

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Le story-board des « Larmes de l’Assassin », ça avance ! Même si aux alentours de la page 70, ça coince un peu. Normal, on est en ville depuis la page 62, il pleut depuis la page 66... Et tout se complique entre les trois personnages. Alors, je gribouille et je regribouille.

Parfois, mieux vaut passer plus de temps à en perdre pour éviter d'en passer trop à chercher encore au moment où l’on pense avoir trouvé. Enfin bon, j’me comprends...

26 juin 2015

Léo

Leo-Ferre

J'aime bien quand Léo semble nous cracher tendrement ses mots à la gueule. Ses mots, comme du venin sirupeux. Tandis qu'à l'arrière plan, les violonades sucrées de l'orchestre lèchent lentement nos blessures. Comme le font les chiens érrants avec les lépreux.

C'est un drôle de truc, les chansons de Léo...

10 décembre 2015

Là, tout de suite...

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Il me tarde presque qu'on me diagnostique un Alzheimer... Et que je ne me souvienne plus d’aucun génocide, qu'il soit amérindien, africain, juif ou arménien. Que je ne me souvienne plus de cette tuerie du 13 novembre à Paris, ni de l'obscénité du premier tour de ces « érections » régionales, ni du nom des dessinateurs de Charlie Hebdo, exécutés sans sommation.
Ni de rien du tout…

Seulement de l'instant présent, dans la lumière blafarde du réfectoire de cette maison de retraite. Et du gout de ce yaourt nature que cette blanche infirmière aux yeux clairs, me fait manger à la petite cuillère en me fredonnant à l'oreille Yesterday des Beatles.
– Vous devriez faire la sieste cet après-midi, me murmure-t-elle dans un sourire, tout en essuyant tendrement la comissure de mes lèvres avec le coin de son mouchoir parfumé à la violette.

2 décembre 2015

À défaut d'avoir changé Le Monde, ils ont changé leur monde à eux…

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Taylor Camp est peut être l'incarnation la plus parfaite de ce qu'était le mouvement hippie à la fin des années 60.

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À l'origine, le camp est né du refus de Sandra Schaub et de son mari Victor de s'engager dans la guerre du Vietnam et plus généralement, du rejet des valeurs défendues par la société Américaine, de l'American way of life. Le couple n'avait d'autre choix que d'accepter la violence ou de mettre les voiles. Pauvres et sans domiciles, ils ont trouvé refuge en 1969 sur une île située au large d’Hawaï, l'île Kauai dont le frère de la célèbre actrice Elizabeth Taylor était en partie propriétaire. Howard Taylor leur a proposé d'occuper gratuitement l'un des plus beaux lieux que l'île réservait, dans un environnement tropical en front de mer.

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Peu à peu, d'autres hippies et vétérans de la guerre ont rejoint le camp espérant pouvoir appliquer leurs valeurs et adopter une vie à la hauteur de leurs idéaux. Pas de problèmes, pas de politique ni d'argent, pas d'électricité pour cette communauté de personnes venues échapper aux émeutes et aux violences de la police. De simples cabanes faites de bambous et de matériaux de récupération en guise de maison, ils vivaient de la pêche et de la terre dans cet environnement idyllique en quasi autonomie même si les enfants allaient à l'école en prenant un bus scolaire à proximité.

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Malgré l'harmonie qui régnait dans cette société presque autonome de 120 personnes, le camp a été dissous huit ans après sa formation. En effet, les habitants voisins du camp contestaient le fait que les hippies puissent résider gratuitement dans les plus beaux endroits de l'île, et se plaignaient de leur nudité, de vols supposés et plus généralement de leur mode de vie...

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Ensuite, l'Etat a acquis la propriété de l'île, et a expulsé tous les habitants résidents à Taylor Camp avant de mettre le feu aux installations pour s'assurer qu'ils ne reviennent pas.

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Aujourd'hui, en interrogeant les anciens résidents de Taylor Camp, tous disent avoir vécu ici, les plus belles années de leur vie.

Photos © John Wehrheim

24 novembre 2015

Cela a pu arriver...

Le Baiser
« Cela a pu arriver. Cela a dû arriver. Cela est arrivé plus tôt. Plus tard. Plus près. Plus loin. Pas à toi. Tu as survécu, car tu étais le premier. Tu as survécu, car tu étais le dernier. Car tu étais seul. Car il y avait des gens. Car c'était à gauche. Car c'était à droite. Car tombait la pluie. Car tombait l'ombre. Car le temps était ensoleillé. Par bonheur il y avait une forêt. Par bonheur il n'y avait pas d'arbres. Par bonheur un rail, un crochet, une poutre, un frein, un chambranle, un tournant, un millimètre, une seconde. Par bonheur le rasoir flottait sur l'eau. Parce que, car, pourtant, malgré. Que se serait-il passé si la main, le pied, à un pas, un cheveu du concours de circonstances. Tu es encore là ? Sorti d'un instant encore entrouvert ? Le filet n'avait qu'une maille et toi tu es passé au travers ? Je ne puis assez m'étonner, me taire. Ecoute comme ton cœur me bat vite. »

– Wislawa Szymborska (1923 - 2012) –

Photo « Le baiser de l'hôtel de ville » © Robert Doisneau

20 novembre 2015

L’iliade ET l’odyssée !

road

Raymond Queneau distinguait deux lignes structurantes dans l’Histoire du roman et du récit littéraire en général : l’une qui serait la ligne des « iliades », l’autre, celle des « odyssées ».

« Toute grande œuvre est soit une Iliade soit une Odyssée, les odyssées étant beaucoup plus nombreuses que les iliades : le Satiricon, La Divine Comédie, Pantagruel, Don Quichotte et naturellement Ulysse sont des odyssées, c’est-à-dire des récits de temps pleins. Les iliades sont au contraire des recherches du temps perdu : devant Troie, sur une île déserte ou chez les Guermantes. »

L’Iliade ou l’Odyssée...
Toute autre forme de récit ne serait donc ni l'un, ni l'autre. Rien que du commentaire, du bavardage, du journalisme ; dans l'urgence de l'immédiateté du présent, simplement une vaine tentative de confrontation, de confusion, de collision...

C’est pour ça que j’aime le roman et la fiction.
C’est pour ça que je déteste l’actu, facebook et toutes nos « connexions » virtuelles instantanées...

C’est pour ça, je crois, que j’aime surtout « la vraie vie ». Parce qu'elle est la seule à pouvoir concilier ces deux types de récit – le temps plein et la recherche du temps perdu – pour n'en faire qu'un. Notre récit à nous.

26 janvier 2010

Au boulot !

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Ça y est, je me suis enfin remis au travail sur les « Larmes de l'Assassin », l'album qui doit paraître fin 2010 chez Futuropolis. Je lis et relis les pages du roman d'Anne-Laure Bondoux, je relis aussi l'adaptation que j'avais écrite cet été...


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Je reprends le plus possible les mots d'Anne-Laure, mais les phrases ne vivent pas pareil dans une page de roman et dans une planche de bande dessinée. Alors souvent, je réécris... Pour mieux m'immerger dans le dessin et essayer de retrouver de la liberté, à la fois dans le verbe et dans le geste (comme chantait l'autre italien dont j'ai oublié le nom). 


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C'est peut-être une évidence, mais je mesure à quel point il est difficile d'écrire.
Enfin bon... On ne va se plaindre ! Pour l'instant je me fais vraiment plaisir, les 23 premières planches sont là... Et les affreux doutes ne pointent pas encore leur vilain nez crochu.

croquis_8_9

18 juin 2015

Paradoxymores !

paradoxymore

Bien que détestant facebook, j'y vais encore. Pour voir ce qu'il s'y passe. Et pour y faire la promo de mon blog, puisque pour moi, facebook, ça ne sert qu'à ça : un flyer dans des boites aux lettres. Rien de plus.

Les collectionneurs me gonflent. Pourtant j'affiche fièrement ma collection de badges dans la marge de mon blog ! Yea...

Bien qu'étant au courant du despotisme d'Amazon, j'achète chez eux, sans scrupule. C'est rapide et efficace.
Puisque je vis à la campagne à plus de 40 bornes de la librairie la plus proche.

Je suis effaré par l'omniprésence de l'ordinateur chez les enfants et l'addiction qui va avec : les jeux en ligne, Minecraft, Clash of Clans, etc... Mes enfants ont, cependant, chacun un ordinateur dans leur chambre.

Je sais que le tabac est mortel. Et je fume toujours.

Je suis effondré par la politique du gouvernement Hollande. Et je continuerais à voter à gauche.

Je sais que nous vivons dans un monde fini (puisque les climatologues et les économistes nous le prédisent) mais je crois encore en l'avenir.

D'autres exemples ?

Image © M.C. Escher - 1960

1 mars 2015

Je te like, moi non plus.

monalisa

Indigestion après plus d’un mois de présence sur facebook. Aucun intérêt pour moi, au final. De la perte de temps, uniquement. Le milieu dans lequel j’ai choisi la presque totalité de mes « amis » est, bien sur, mon milieu professionnel : des auteurs, des illustrateurs, des libraires…

Super décevant en définitive. J’imaginais que cet espace pouvait être un espace de réflexion, de discussion, d’analyse… Et d’autant plus, dans un milieu dit « intellectuel ». Il n’en est rien. C’est très pauvre. Presqu’autant que la téléréalité. La plupart des gens partagent des liens sur l’actu (comme si BFM TV en boucle, c’était pas suffisant), des liens sur YouTube, sur d’autres pages facebook. Des partages de partages… Mais très peu s’expriment réellement. Faut dire que c’est pas très confortable de mettre ses tripes sur le « mur » facebook. Les commentaires peuvent très vite se transformer en aboiements de chiens enragés. Donc, on reste très « à la surface ». On fait pas trop de vague. On fait dans le « private joke ». C’est « cool »… « Lol ».

Pour le type de réseau que j’ai expérimenté (le milieu artistique et éditorial), soyons clair, il ne s’agit que d’une sorte de « marketing de soi ». À dire vrai, c’est pas ma tasse de thé…  Moi, je fais des bouquins. Le marketing, c’est mon éditeur qui s’en charge. J’ai remarqué aussi, pas mal d’utilisateurs passifs qui se contentent d’observer sans faire le moindre petit « signe amical », alors qu’ils ont, pour la plupart, fait eux-mêmes la « demande d’amitié ». Ils publient très peu, mais regardent beaucoup… Et au moment où tu t’y attends le moins, tu te prends un commentaire tellement acide, que tu sais même pas d’où il vient. C’est assez malsain ce système de pseudo-voyeurisme. Finalement, ce ne sont que des relations humaines un peu « merdiques » basées sur le paraître et sur le non-dit.

C’est dommage. C’est pourtant un outil d’échange super puissant. On l’a vu plus ou moins piloter les printemps arabes. On sait aussi que « les forces du mal » se  servent abondamment des réseaux sociaux… Et nous, on se contente de faire joujou avec tout ça. On poste des petits dessins à la con, des liens sur Médiapart ou le Gorafi, des photos de chatons ou de coucher de soleil... Et on compte ses « Like ».

C’est nul. Et non avenu...

10 décembre 2013

Je me terre sur la mer...

carnet_vieil_homme_01

C'est décidé... A partir de ce mois de décembre, je ne bouge plus de chez moi. Je m'enferme. Je me terre jusqu'au printemps. Je ne veux plus voir personne ! Il le faut...

Ça y est ! Je m'immerge enfin totalement dans mon adaptation en bande dessinée du « Vieil homme et la mer » d'Hemingway... Ce sont toujours de sacrés de moments de solitude et de doutes. Mais aussi de chouettes petites victoires sur soi même, sur l'écriture, sur le dessin...

Et c'est bon, non de non !

Mon carnet moleskine commence à être bien rempli de gribouillis d'intentions de mise en pages. Je vous montrerai très prochainement quelques une des 30 premières planches lorsqu'elles seront finalisées. Un gros morceau. Un quart du livre ! Je vous montrerez pas tout, hein... Faudra patienter jusqu'a l'été prochain.

19 août 2014

Épreuve...

epreuves

Ce matin j'ai reçu dans ma boite aux lettres les épreuves de contrôle
de « mon » Vieil homme et la mer !

Même si tout va bien, c'est toujours une épreuve, ces moments-là...
Mais tout va bien, donc.
Et tout part lundi prochain chez l'imprimeur !

Rendez-vous le 9 octobre en librairie, avec le livre dans les mains...
:)

Le vieil homme et la mer
Librement adapté du roman d'Ernest Hemingway par Thierry Murat
Éditions Futuropolis, 2014

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AVERTISSEMENT :



 

« Je veux bien être entièrement tenu 
pour responsable de ce que je publie ici, 
mais je ne peux en aucun cas être jugé 
coupable de n'avoir pas écrit, dessiné,
ou photographié ce que 
tu aurais voulu
voir ou entendre. » 

Bien cordialement, 
– La Direction – 

 



 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

En ce moment sur ma table de nuit :

 

 

 

 

 

 


(En application cutanée, trois fois par jour. 
Protège l’individu des névroses collectives et sociétales. 
Puissant analeptique, riche en fer et en potassium.)