
« On sait, en effet, que la propagande n’a pas besoin de convaincre pour réussir et même que ce n’est pas là son but. Le but de la propagande est de produire le découragement des esprits, de persuader chacun de son impuissance à rétablir la vérité autour de soi et de l’inutilité de toute tentative de s’opposer à la diffusion du mensonge. Le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus.
Cet intéressant résultat, l’abasourdissement médiatique l’obtient très naturellement par le moyen de ses mensonges incohérents, péremptoires et changeants, de ses révélations fracassantes et sans suite, de sa confusion bruyante de tous les instants. »
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« Dans notre monde, il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l'humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout. »
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« Il n'y aura plus ni art, ni littérature, ni science. Nous n'aurons plus besoin de science. Il n'y aura aucune distinction entre la beauté et la laideur. Il n'y aura ni curiosité, ni joie de vivre. Tous les plaisirs de l'émulation seront détruits. »
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« Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève les oeufs aux poules. L'instinct sexuel sera extirpé. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d'alimentation. Nous aboliront l'orgasme, nos neurologistes y travaillent actuellement... »
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« Imposer une parfaite uniformité d'opinion sur tous les sujets, devenait possible pour la première fois. »
— George Orwell / extraits du roman 1984, publié en 1949 —
(Dans mes carnets à dessins, fragments)