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Le blog de Thierry Murat
21 juillet 2026

Outside

« À cette époque, elle ne dormait pas à l'intérieur de la maison de Beverly Hills mais près de la piscine sur une chaise longue en rotin défraîchie, abandonnée par un précédent locataire. Il y avait là une prise de téléphone et elle utilisait des serviettes de plage comme couvertures. Parce qu'elle avait la déplaisante impression que dormir dehors sur une chaise longue en rotin pourrait être interprété comme la première étape vers quelque chose d'innommable (elle ne savait pas vraiment ce qu'elle redoutait, mais cela avait un rapport avec les boîtes de sardines vides dans l'évier, les bouteilles de vermouth dans les corbeilles à papier, la négligence poussée jusqu'au point de non-retour), elle se disait qu'elle dormait simplement dehors jusqu’à ce qu’il fasse trop froid pour dormir sous des serviettes de plage, jusqu’à ce que la canicule cesse, jusqu'à ce que les feux s'arrêtent de brûler dans les montagnes, qu'elle dormait dehors seulement parce que les chambres de la maison étaient étouffantes, sans air, parce que les feuilles des palmiers frottaient contre les moustiquaires et qu'il n'y avait personne pour la réveiller le matin. Les serviettes de plage soulignaient juste le côté provisoire de cet arrangement... » 


— Joan Didion, 1970 / « PLAY IT AS IT LAYS », chapter 1 / © fsg Publishing — 
( Photography © Elliott Erwitt / Hollywood, 1956 ) 

21 avril 2014

The Hyènes : l'interview BD !

C'était près de Grenoble, le 17 avril 2014. Dans une loge de La Source à Fontaine, juste avant le BD-Concert "Au vent mauvais", juste avant que les 230 spectateurs ne soient sous hypnose totale...

Merci les gars pour cette super tournée !
Spécial merci à Vivi pour son « J'ai pris cette bd en pleine gueule... »
Ça change des « C'est triste » ou des « Ça fini mal »
:-)

8 juillet 2014

How I lost my way...

Ce texte de Neil Young, « Cortez The Killer », m'a toujours bouleversé...
Peut-être parce qu'il me rappelle « Les conquérants », le poème de José Maria de Heredia que j'apprenais par cœur à l'école primaire dans la classe de mon père. Ou peut-être parce que chaque fois que j'écoute Neil Young, j'ai toujours les larmes au bord du vide.

Allez, on clique sur play, on monte les décibels et c'est parti pour 14 minutes et 32 secondes en apesanteur avec le gros son du Crazy Horse.

Cortez The Killer (Neil Young)

He came dancing across the water
With his galleons and guns
Looking for the new world
In that palace in the sun.

On the shore lay Montezuma *
With his coca leaves and pearls
In his halls he often wondered
With the secrets of the worlds.

And his subjects
gathered 'round him
Like the leaves around a tree
In their clothes of many colors
For the angry gods to see.

And the women all were beautiful
And the men stood
straight and strong
They offered life in sacrifice
So that others could go on.

Hate was just a legend
And war was never known
The people worked together
And they lifted many stones.

They carried them
to the flatlands
And they died along the way
But they built up
with their bare hands
What we still can't do today.

And I know she's living there
And she loves me to this day
I still can't remember when
Or how I lost my way.

He came dancing across the water
Cortez, Cortez
What a killer.


*
Le dernier empereur Aztèque

 

30 mars 2011

BD-Concert... Encore !

Oui... Encore un beau moment hier soir, pour cette deuxième représentation du BD-Concert « Les larmes de l'assassin » programmée dans le cadre de l'Escale du Livre de Bordeaux. Ça s’est passé dans une petite salle très intime, une ancienne chapelle transformée en théatre... C’était à Bègles dans le parc de Mussonville. Les cinq musiciens de « Splendor in the Grass » se sont installés sur les côtés de la scène, de part et d'autre de l'écran de projection. Et ils ont une fois de plus, porté ce récit à bout de bras avec sensibilité et énergie. Merci à eux !

> prochaine date : samedi 16 avril 2011 (20h30) au 6par4 à Laval.

 

1 octobre 2018

Mais peut-être est-il temps...

Oui... Peut-être est-il temps pour toi, lecteur enhardi, 
que je te murmure un avertissement.
Un secret...

Hiver 1872. La lande du Yorkshire. Un village isolé.
La neige. Le vent. La forêt profonde. Un vol de corbeaux...
Victor de Nelville, un jeune journaliste français, débarque
dans ce paysage envoûtant.

La nature sauvage empreinte de sorcellerie et de légendes anciennes,
la rencontre avec une femme, belle comme un mystère,
entraînent peu à peu le jeune homme dans un furieux désir d'écriture.
Le maniement poétique des mots accompagne sa métamorphose
à la lisière du réel.
Un récit sur le verbe, l'écriture des sens, le langage du corps et de l'âme.
Au cœur de l'errance intime de Victor, le lecteur est lentement immergé
dans les tourments d'un poète romantique du 19ème siècle.

 

A N I M A B I L I S
Mon tout nouveau récit dessiné,
aux éditions Futuropolis. 160 pages.
En librairie à partir du 1er novembre 2018 !

 

– La bande-son de ce trailer à été réalisée par Firmin (Murat junior) –

16 juillet 2018

Ten more days

David Pajo est surtout connu pour être le guitariste du groupe Slint (principal groupe précurseur du post-rock au début des années 90) mais il fut aussi membre de Tortoise de 1996 à 1998 (il apparaît sur les albums Millions Now Living Will Never Die et TNT), puis de Zwan en 2003 (au côté de Billy Corgan) sur l'unique album du groupe intitulé Mary Star Of The Sea.

Ici, extraite de son plus bel album solo, une somptueuse folksong à la 6 cordes qui fleure bon le soleil, le sable, le sel et la torpeur...
Allez... Bonnes vacances !

 

– « Ten More Days » by David Pajo - From the album « Pajo » 2005 –

24 février 2018

Pop Song (fragments of)

– Dans mon « home studio », brancher la guitare crado, sortir le micro,
fumer trois clopes d'affilée pour chanter grave, 
invoquer Belzébuth,
massacrer une jolie chanson de Cyndi Lauper et puis appuyer sur la touche « rec ».

Ensuite, s'assoir devant la batterie pour essayer, tant bien que mal,
de booster le refrain... 
Et enfin, boire un café, poser trois notes de xylophone déglingué
sur le riff de guitare et des images vidéo un peu floues sur le tout. –

16 février 2018

A stranger is putting the tease on

« I was raised by the praise of a fan 
Who said I upset her 
Any girl in the world could have easily 
Known me better

(...)

Is it strange I should change ? 
I don't know
Why don't you ask her ? »

 – Neil Young « Mister Soul » - une chanson de 1967, où il est question
de la sensation d'étrangeté que l'on ressent face à la « notoriété ».
Ici, dans une version live, lors du MTV unplugged de 1993 –

5 décembre 2016

Une expérience...

Une expérience tentée sur la bobosphère facebook, la semaine dernière...
Comme on pince un membre engourdi, pour voir si ça bouge encore,
j’avais lancé un appel à écriture spontanée.
Pour celles et ceux qui se sentirait la plume agile et l’âme poète.
(Oui… poète. N’ayons pas peur des Mots).


Il s’agissait de laisser en commentaire une phrase poétique (un vers)
sous une photo, parmi les 7 que je proposais.
L’objectif étant de sélectionner à la fin, une ou deux phrases par photo
et essayer d’en faire quelque chose de "cohérent"
ou de plus ou moins narratif...  Une sorte de kadavreski-textimages.

Vous savez quoi ? Ça a marché…

 

Voici donc FABULA, commencé sur facebook, le vendredi 2 décembre à 11h
et terminé le samedi 3 décembre à 20h30.
Avec (sur mes images) les mots en "vrac organisé" de : 
Al VarlezMarjorie HuetCyrille GodefroyMyriam Palmieri
Bertrand Runtz et Martin Leclerc.

Un grand merci à tous ceux qui ont participé.
Bises poétiques !

4 août 2012

Emily in wonderland...


« See Emily Play », une chanson de 1967...
L'héritage de Lewis Carroll selon le (tout jeune) Pink Floyd de Syd Barrett.
Joli petit voyage entre expressionisme et psychédélisme avec les belles images noir et blanc extraites du « Alice in Wonderland » de 1966, réalisé par Jonathan Miller.
Enjoy... Et bonne vacances !
28 février 2015

How to disappear completely



En 1998, à la fin de la tournée éreintante de « OK Computer », Thom Yorke est au bout du rouleau. Quelque chose s'est cassé en lui. Il n'y arrive plus... Plutôt que d'aller voir son psy, il demande de l'aide à son ami Michael Stipe (du groupe REM), qui lui dit simplement « Ferme les yeux » et répète toi « I’m not here, this is not happening ».

En 2000, après s'être refait une santé, Radiohead sort « Kid A ». La quatrième piste de l'album s'intitule « How to Disappear Completely », où Thom répète inlassablement cette phrase que lui a soufflée son ami Michael.

Thom Yorke dit qu’il aimerait qu’on se souvienne de Radiohead uniquement pour cette chanson, parceque c'est peut-être la plus belle chose qu’ils aient faite...

3 février 2014

:-) Back from Angoulême #1

Bon, voilà... C'est juste pas racontable ce qui s'est passé là-bas avec le bd-concert "Au vent mauvais" ! Fallait y être...
Une salle comble, un peu plus de 200 personnes "sous hypnose" pendant 60 minutes. Standing ovation au final (Applaudimètre hors-circuit)...
Un pur moment de rock'n roll et de bande dessinée !
On en parle dans le petit reportage ci-dessous ( pour les pressés, c'est à partir de 3:25 ).
Merci à Jean-philippe à La Cité, pour l'accueil et tout, et tout... Et bien sûr, au public qui a bien voulu jouer le jeu et tenter cette "expérience" avec nous !

 

24 décembre 2011

C’est Noël… Alors c’est cadeau !


Qui a dit, cette année, que Radiohead était fini ? Plus bons à rien... Qu’ils faisaient semblant d’être des têtes chercheuses, ou que sais-je encore, comme méchancetés... Allez, c’est pas grave. On va faire comme si on avait rien entendu. Joyeux Noël à tous avec ce somptueux moment de grâce dans l’émission de télé anglaise « From the basement » ! C'était en 2011. Et le titre du morceau c'est « Lotus Flower »...

Tiens… un 2ème batteur pour l'occasion ? (chauve aussi, mais avec des lunettes…) Il parait que c’est Clive Deamer… Oui, oui… le batteur de Portishead. Si c’est pas un beau cadeau de Noël, ça aussi !

Enjoy !

Raz le bol de Taratata ? Une seule adresse :
http://www.fromthebasement.tv

14 décembre 2011

Vive nos libraires !

On nous le dit, on nous le rabâche : Les librairies sont une espèce en voie d’extinction. Même si le livre papier semble avoir encore quelques beaux moments à vire encore aux côtés du livre numérique, le réseau de diffusion et de distribution est en pleine mutation. On a vu disparaitre, les rémouleurs, les cordonniers et plus récemment les disquaires de quartier qui ont enchanté notre adolescence jusque dans les années 80 et 90...

Le passage de la TVA de 5,5 à 7 % pour le livre en début d’année prochaine, risque d’endommager gravement et irrémédiablement toute la chaîne du livre. Les premiers touchés par la hausse du prix du livre seront les lecteurs (comme toujours avec la TVA, c’est en bout de chaîne qu’on paie les pots cassés) et inévitablement nos amis libraires, qui vont voir leurs ventes baisser brutalement.

Lorsque toutes les librairies de quartier seront mortes, qui fera ce travail de conseil ? Qui nous fera part de ses coups de cœur avec autant d’émotion dans les yeux et dans la voix ? Qui nous prendra gentiment par la main pour nous amener vers des choses plus rares et plus précieuses que les piles du dernier Fauve d’or à Angoulême ou du dernier Goncourt qui s’entassent à côté du rayon électroménager et se vendent comme de simples produits de consommation courante ? Qui fera ce travail d’accompagnement au milieu de cette surproduction de livres ? Qui ? Les journalistes parisiens qui n’ont plus assez de place dans leur rubrique culturelle hebdomadaire ? PriceMinister ou Alapage avec leurs offres promotionnelles ? Amazon avec ses classements des meilleures ventes ?

Qui va rééduquer notre civilisation exclusivement marchande ?

Bref, je ne connais pas cette charmante libraire à « La cours des grands » de Metz… Je n’ai même jamais été à Metz. Mais, chère Cécile (je te tutoie parce que nous avons en commun ce livre que j’ai fait et que tu as lu) sache que ta petite vidéo trouvée par hasard sur la toile, m’a vraiment ému. Et pas seulement parce que tu parles de mon livre…

Cette manière de « vendre » des bouquins est tout simplement admirable. Ce qui me rassure, c'est que je sais de source sûre que tu n'es pas la seule à faire « ton travail » avec autant de générosité et de sincérité...

Merci.

15 mars 2014

Putain, putain... C'est vachement bien !

session_live

Un chouette article sur Session Live où il est question d'un BD-Concert
et d'une meute de Hyènes...

À lire ici !

4 juin 2023

Sunday Paper

actuaBD_IA

Ceci étant dit, afin que les choses soient dites... L'interview sur ActuaBD est à lire ici : 
www.actuabd.com/initial_A. 

— Propos recueillis par Didier Pasamonik — 

6 août 2019

Blackbitch

blackbitch

« Hey mama, said the way you move, 
gonna make you sweat, gonna make you groove. » 

— Dans mes carnets, dessin champêtre / dans mes oreilles, Led Zep IV — 
(Pour Nico, spécial clin d'œil en forme de fagot) 

5 septembre 2019

En bref

haiku

— Dans mes carnets, trois vers, dix-sept syllabes ; pas une de plus —

12 octobre 2019

Typœtry #5

FYflowers

« Famous last words » 

— Dans mes carnets / Fragments fleuris & typographiés — 

23 septembre 2019

Selfie

selfie

Excuse-moi, mais... 
Ce matin j'ai pas la tronche 
de l'emploi du temps 
à écorner les bœufs 
ou à écorcher les chiens. 


— Dans mes carnets, en vrac — 
(Dans mon atelier, fragment de gueule de bois ) 

25 août 2019

icône

saintegreta

Sainte Greta de Stockholm 
Impératrice du Ciel, de la Terre et des Médias Sociaux 
Canonisée à Katowice le 4 décembre de l'an de grâce 2018 par la cop24 

Enluminure du 21ème siècle / 3ème millénaire 

 

— Dans mes carnets à dessins, enluminer l'icônnerie — 

26 août 2019

Endless Summer

t_shirt_donald

— Dans le sac de plage de Melania, souvenirs du G7 — 

4 octobre 2018

En librairie à partir du 1er novembre 2018 !

animabilis_couv


A N I M A B I L I S :
vivifiant, stimulant, exaltant, qui peut rendre vivant…
Du mot latin anima (âme, vie, air...), suivi du suffixe bilis,
qui lui donne une fonction d’adjectif. 
(Cicéron / 1er siècle av. J.C.)

2 juin 2018

Regarde...

circuit

Dans ce monde
Où l'on n'a même plus le courage
De tuer pour manger,
Regarde la foule imbécile
Se connecter,
Se documenter
Et s'informer,
Paralysée par la peur
De penser,
Depuis que l'intelligence
A décidé
De devenir artificielle.

 

– Dans mes carnets / mots en vrac / écrire des fragments –

21 novembre 2017

Typographie

exclamation

– Dans mes carnets, trucs en vrac, écrire des épiphanies de typographe,
et puis jeter l'encre –
(rien à voir avec mon nouveau livre en cours)

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(depuis les incendies de juillet 2026)
« Hors d'atteinte de l'anxiety-business 
récupéré par les algorithmes charognards
post-catastrophe » 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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(depuis janvier 2019) 
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émotionnelles et méta-
synchronisées » 



 



 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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managériale et entrepreneuriale »
 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


 

 

 

 

 

AVERTISSEMENT :



 

« Je veux bien être entièrement tenu 
pour responsable de ce que je publie ici, 
mais je ne peux en aucun cas être jugé 
coupable de n'avoir pas écrit, dessiné,
ou photographié ce que 
tu aurais voulu
voir ou entendre. » 

Bien cordialement, 
– La Direction – 

 



 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

En ce moment sur ma table de nuit :

 

 

 

 

 

 


(En application cutanée, trois fois par jour. 
Protège l’individu des névroses collectives et sociétales. 
Puissant analeptique, riche en fer et en potassium.)