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Le blog de Thierry Murat
15 février 2012

Toujours sur la route…

Angoulême, Dijon, Lyon… Train, avion, voiture. Je rentre juste. Ça fait du bien de se retrouver un peu au calme.
D’autant plus que les pages de mon prochain bouquin ne vont pas se faire toutes seules. Je parle du roman graphique que je suis en train de dessiner sur un texte de mon ami Rascal et qui devrait sortir chez Futuropolis fin 2012 ou tout début 2013… Ça va s’appeler « Au vent mauvais ».
Voici la page 13 (avant mise en couleur) où il est question de voyage en train, justement.

page

20 janvier 2012

En route pour Angoulême 2012 !

Badge Agougou
Ça y est ! Je viens de recevoir mon « étiquette » .
Me voilà fin prêt pour la grand-messe de la bande dessinée.

Pour ceux que ça intéresse, je serai donc en dédicace à Angoulême
sur le stand Futuropolis uniquement :
> Le jeudi 26 janvier de 17h à 19h.

> Le vendredi 27 janvier de 11h à 13h et de 15h à 17h.

Il y aura aussi sur le stand Futuro plein de gens bien : David B, Igort,
Emmanuel Lepage, Hervé Tanquerelle, Emmanuel Moynot,
Jean-Claude Denis, Jean-Denis Pendanx, Christian Lax, Stéphane Oiry,
Jeff Pourquié, François Ravard, Joe Sacco, Edith, Etienne Davodeau...
Bref... La crème du gratin, comme d'hab...

A très bientôt, j'espère.

6 décembre 2011

BD-Concert à Montreuil

bd-concert-montreuil-1

Ça s'est passé samedi dernier, le 3 décembre 2011, dans la salle de projection du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Une centaine de spectateurs ont pu lire (ou relire) « Les larmes de l'assassin » au format XL et se sont laissés embarquer par la bande-son intime et émouvante jouée en live par Xavier Llamas (guitare), Guillaume Christophel (sax) et Laurian Daire (claviers).

bd-concert-4

Le trio nous a offert un très beau travail de composition, d'improvisation et d'appropriation. Anne-Laure Bondoux était dans la salle, très émue de découvrir ce spectacle. Son éditrice chez Bayard, Mélanie Edwards, était là également.

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Il y avait aussi quelques organisateurs de Salons du livre. Il se pourrait qu'il y ait pas mal d'autres dates de programmées pour ce BD-Concert un peu partout en France... Je vous tiendrai au courant sur ce blog, bien entendu.

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Un grand merci à Xavier pour avoir pris en main ce projet un peu fou dans l'urgence et la bonne humeur. Un merci tout particulier à sa guitare bluesy sur la séquence du voyage...

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Un merci à Guillaume, à sa clarinette basse envoutante et son sax hypnotique, capable d'évoquer aussi bien le vent que le son de la machine à écrire...
Et enfin, un dernier merci à Laurian et à son harmonium indien qui nous a tous tiré une larme sur la dernière scène et le générique de fin...

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Bravo les gars. C'était beau et c'était bon.
A bientôt les amis…


> Petits liens vers les univers musicaux de ces trois artistes :
Xavier Llamas
Guillaume Christophel
Laurian Daire


28 juin 2011

Nouveau départ...

page_4

Ça y est... C'est reparti pour une nouvelle aventure ! Un roman graphique de 130 pages à paraître chez Futuropolis d'ici un an (le temps de dire ouf... et de le dessiner). C'est un beau texte que m'a écrit mon ami Rascal. Il est encore un peu tôt pour en parler précisément, car ce n'est que le tout début de la très longue route. Tout ce que je peux dire c'est qu'il y sera question de voyage, de rencontres, d'illusions et aussi de magnifiques désillusions.

Certains d’entre vous connaissent déjà Rascal à travers son œuvre en littérature jeunesse. Ici, il va nous embarquer dans un récit au long cours résolument adulte, littéraire et désinvolte…

C’est encore une bien belle histoire qui commence... J’ai dessiné, pour l’instant, une dizaine de planches. Bien hâte de vous montrer quelques nouvelles images prochainement !
À suivre…

16 juin 2011

Gute Nachricht !

couv allemande

Oui, bonne nouvelle… Mon album « Les larmes de l’assassin » vient d’être traduit par l'éditeur allemand de bande dessinée « Schreiber & Leser ». Il sort là-bas en librairie, cet été !

Ein grosseu bise à l'ami Sylvain (responsable des droits étrangers chez Futuropolis) pour cette négociation rudement bien menée !

> Pour voir le catalogue de Schreiber & Leser, c'est par ici :
http://www.schreiberundleser.de

31 mai 2011

Ouaf ! Ouaf !

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De retour du festival bd de Montargis ! Et c’était vraiment trop bon…

Comme l’année dernière, mon ami le colonel Arnaud Floc'h (co-organisateur du festival) arborait fièrement toutes ses médailles et sa belle armée de bénévoles était, une fois de plus, aux petits soins avec nous tous, les auteurs invités.

- Alors… heureux ?
- Affirmatif mon colonel !

Un vrai, un pur moment de partage, de retrouvailles entre copains-auteurs, organisateurs et aussi de bien belles rencontres avec le public…

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Pour finir en beauté, je suis reparti avec ce magnifique « Nonos d’Or » qui, parait-il, couronne mon travail sur « Les larmes de l’assassin ». Ouais, je sais… C’est trop la classe. Ouaf ! Ouaf !

Allez… A bientôt les amis Montargois et merci du fond du cœur pour tout ça.

> Le site de ce beau festival, c'est par ici :
http://www.montargiscoincelabulle.com

30 décembre 2010

Impressions italiennes

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Je rentre d'Italie ! Mon gentil éditeur m'a invité là-bas, dans une imprimerie près de Venise, pour assister au tirage de ce fameux livre dont je vous parle depuis longtemps déjà... Toujours très émouvant de voir les grandes feuilles de 120 x 160 cm sortir de cette machine, grosse comme une locomotive.

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Voici une feuille test posée au dessus du pupitre de contrôle. C'est le moment de regarder les couleurs avec un œil lucide et confiant... Pas mal pour un premier jet, peut-être un peu trop de rouge sur la droite de la feuille, ici, sur l'avant dernière colonne... Peut-être... Pas sûr... 

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En Italie, on parle avec les mains. Surtout lorsqu'il s'agit de couleur, de contraste, de lumière... L'équipe de l'imprimerie met définitivement fin à mes doutes : « Bene... Va bene ! ». Ils sont pros. Ils savent se poser les bonnes questions. C'est essentiel, comme toujours dans la vie... 

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Allez... On me sollicite une dernière fois, pour poser mon autographe afin de valider ce dernier réglage, juste avant de lancer la machine pour la totalité du tirage. Voilà... Quelques heures plus tard, les feuilles partent dans le fond de l'usine et attendront quelques jours de séchage avant de passer la porte de l'atelier reliure, juste à côté.

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Je discute avec l’ouvrier qui trimballe « mes » palettes. On parle (en français) de la Côte d’Ivoire (son pays) et de Laurent Gbagbo… Il regarde mes images et me dit des mots gentils. Des mots simples qui font du bien.

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Le soir tombe sur la zone industrielle. Il est l'heure de se diriger vers le centre ville pour manger des pâtes et boire du vin rouge gorgé de soleil. C'est beau l'Italie !


8 décembre 2010

La couverture !

Comme dirait un célèbre surréaliste belge, ceci n'est pas un livre...
Mais juste une simulation en volume de ce que sera l'objet fini, puisqu’il ne sera imprimé que fin décembre 2010.

couv_larmes_assassin

Ce sera un bien bel objet... Grâce au très joli travail de design graphique et typographique réalisé par Didier Gonord, le directeur artistique de Futuropolis. Didier m'a généreusement accompagné dans le cheminement de la conception de cette couverture. C'est vraiment agréable d'être pris en charge de la sorte, car c'est toujours compliqué de décider ce que doit être une bonne couverture de livre, surtout un livre de bande dessinée… Pourquoi aller vers telle image plutôt qu'une autre ?... Éviter le piège de vouloir tout dire, pour finalement ne plus rien dire du tout. Plus on en met, plus il en manque, disait Alberto Giacometti. Je crois qu'il avait raison...

Dire qu’il va falloir attendre début février 2011 pour avoir le livre entre les mains…
Patience ! C’est déjà bientôt Noël…

> Un avant goût sur le site de Futuropolis :
http://backstage.futuropolis.fr/

22 novembre 2010

Du noir et du blanc, pour l'instant...

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Alors voilà, comme promis, quelques dessins noir et blanc, extraits des 120 planches de l'adaptation en bande dessinée du roman d'Anne-Laure Bondoux « les Larmes de l'Assassin », que je viens de terminer la semaine dernière, au bout d'une année de travail et de plaisir intense. C'est toujours un moment bizarre de quitter un livre. Un peu comme lorsque l'on rentre au port, ivre de fatigue. On vient d'amarrer le bateau et on marche sur le ponton. Ça tangue très légèrement, on est bien...

Le temps pour moi de souffler (et de respirer aussi) de dormir davantage, de passer plus de temps avec mes enfants, de regarder en arrière (pas trop) et de penser à ce qu'il y a devant... L'album sort en février chez Futuropolis. Je l'ai déjà dit mais je le redis ! Soyez là...

Allez, je vous livre donc une dizaine de cases, dessinées à l'encre de chine, telles quelles avant la mise en couleur. Juste pour les yeux, comme ça, en attendant de lire (ou de relire) cette magnifique histoire que Anne-Laure à bien voulu me confier.

C'est parti.

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C'est fou comme le blanc est vraiment une couleur... D'autant plus lorsque l'on essaye de dessiner la neige. La version couleur de ces deux cases dans le livre sera finalement très proche de ça... Il ne neige que sur 5 pages. Mais alors quel pied d'avoir fait ces 5 pages ! Attention Jack London me voilà...

neige_2

Ci-dessous, Angel et Paolo face à eux-mêmes et à leur destin...

angel_et_paolo

Le noir aussi est une couleur. Mais ça, on le savait... (depuis Pierre Soulages). J'ai beaucoup utilisé ce principe (ci-dessous) de silhouettes noires en contre-jour dans ce bouquin. C'est pas la première fois, mais là ça frise l'obsession... Enfin, vous verrez et vous me direz...

contre_jour

Ça y est ! Je ne souffre plus en dessinant les nuages... Je n'ai plus cette impression désagréable de donner à voir de la crème chantilly ou du coton alors que ce n'est pas du tout le sujet...

nuages

La longue route commence (ci-dessous). Trois jours de marche ! Ça rigole pas...

voyage

Là (ci-dessous) on arrive à Punta Arenas, une des villes les plus australes de la planète. On est sur le bord du détroit de Magellan. À l'extrème sud du Chili, au bout du monde, aux alentours de 1930...

punta_arenas

Allez, pour finir, on descend la rue principale et on arrive sur le port.

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zone_portuaire

Et voilà... On se retrouve pour de vrai (en librairie) dans un livre de 120 pages (en couleur !) vers le mois de février 2011. Attention, embarquement imminent...

embarquement

> Les Larmes de l'Assassin
Scénario et dessin : Thierry Murat
Librement adapté du roman d'Anne-Laure Bondoux
À paraître en février 2011 aux éditions Futuropolis

> Pour voir le beau catalogue Futuropolis, c'est par ici :
http://www.futuropolis.fr

> Pour voyager dans l'univers d'Anne-Laure Bondoux, c'est par là :
( n'oubliez pas de faire un tour dans la rubrique actualités )
http://www.bondoux.net

24 mai 2010

Soif d'idéal ?

bob

Le 28 août 2003, sous la pyramide du Louvre, 150 personnes marchent, leurs portables à l'oreille. Soudain, elles se figent, tombent à terre et repartent comme si de rien n'était. Le 24 juillet de la même année, à Central Park, plusieurs dizaines de promeneurs se regroupent pour pousser des cris d'animaux pendant 10 minutes. Pendant ce temps dans une grande librairie à Rome, 200 hurluberlus en quête d'un ouvrage inexistant assaillent les vendeurs, puis se dispersent en silence... S’ensuivent une farandole géante en gare de Zurich et un strip-tease collectif à Montréal... Les flash mobs étaient nés. Flash mobs, ou smart mobs, « foules intelligentes » mobilisées via le net et le téléphone portable se manifestent donc un peu partout sur la planète durant cette belle année 2003.

Le 12 mai 2010 à Nantes, 10 000 personnes se donnent rendez-vous pour se bourrer la gueule. Oui je sais... Formulé ainsi, ça fait moins rêver que ces performances absurdes mais tellement (ré)créatives qui fleurissaient au début des années 2000. Bref... Aujourd'hui, à défaut d'originalité, nos jeunes « faces de book » peuvent être fiers d'une chose : la quantité ! Des milliers de blaireaux qui picolent c'est mieux que quelques dizaines d'intellos qui imitent les animaux dans Central Park... Non ?

Putain, ça me déprime ces apéros géants... J'ai l'impression d'entendre des milliers de cons chanter à l'unisson : « Allez viens boire un p'tit coup à la maison, y'a du blanc, y’a du rouge, du saucisson... ». Décidement on est bien loin de cette « foule sentimentale » que nous chantait Alain Souchon en nous redonnant espoir...

Enfin bon... Que les idéalistes se rassurent, dans quelques mois, des milliardaires en short qui courent derrière un ballon vont à nouveau mobiliser les foules. Et ce sera mondial !

Haut le cœur...

11 mai 2010

Les chèvres sont malades...

croquis_48

« Les Larmes de l'Assassin »... Encore et toujours au travail !
Voilà l'esquisse d'une page qui devrait être à la hauteur
de mes obsessions : aridité et austérité...
Page 48, le réçit amorce sa descente en pente douce.
On est au sommet de la cloche parabolique. Roue libre, maintenant !

Il fallait bien une pleine page pour marquer le coup.

10 avril 2010

Bientôt la moitié !

carnet_42_43

« Les Larmes de l'Assassin » ça avance bien... Pas loin de la moitié, effectivement, puisque je viens de finir la page 47. Mon carnet Moleskine commence à prendre une belle patine à force d'être gribouillé, malmené et trimbalé un peu partout. C'est souvent dans le train que j'avance le mieux sur cette étape du découpage. Ça n’a pas l’air, mais une double page, lorsqu’elle est rapidement griffonnée comme ça, c’est vraiment une petite bataille de gagnée. Tout est là. Le texte est à peu près au point (même s’il n’est encore lisible que par moi) et les intentions de cadrages sont en place. Les pages existent presque et cela permet d’aborder l’étape du dessin finalisé avec davantage de sérénité. Et la sérénité, croyez-moi, dans une entreprise comme celle-là (120 pages) ce n’est pas du luxe ! C’est vraiment une étape jouissive, le découpage… On peut s’envoyer 20 ou 30 pages en 4 ou 5 heures. À ce moment là, l’histoire avance presque à la vitesse de lecture du futur lecteur, autant dire à la vitesse de la lumière ! Bon… Après, il faut calmer sa joie et s’attaquer aux planches dans leur réalisation finale. Et là, on passe brutalement de la vitesse de la lumière à celle de l’escargot. Une expérience métaphysique grisante, à vivre absolument, si un jour vous en avez l'occasion.

La prochaine fois je vous parlerai artisanat : Papier Schoeller 135 g, table lumineuse, stylos Pilot 0.8, encre de chine et pinceaux n°3 en poils de sanglier…
Du rêve à l’état pur !

page_30

11 avril 2010

La Carotte aux Étoiles

carotte_aux_etoiles

Une fois n'est pas coutume, je signe un livre en tant que coscénariste... Un livre où je ne dessine pas ! Les deux images ci-dessus sont de Riff Reb's. Elles sont extraites de « La Carotte aux Étoiles » un album qui vient de sortir aux éditions de la Gouttière.

C’est l’histoire d’un lapin savant qui un jour, invente une carotte magique. Une carotte qui en explosant, illumine le ciel pour le rendre plus joli ! Le succès est immédiat. Le savant est médiatisé, adulé, mais très vite son invention lui échappe. Il sera finalement écarté, dépossédé et trahi. L'invention, une fois récupérée, est détournée de son but initial. Elle devient monstrueuse...

C'est une fable poétique et humaniste  que j'avais écrite il y a plus de 10 ans. En mars 1997, pour être plus précis. À l'époque, j'avais même tenté d'illustrer ce petit conte animalier, comme on peut le voir ci-dessous avec ce dessin inédit (tiens, mon lapin n’avait pas encore de lunettes, il était si jeune…).

lapin_star

Mais comme je n'avais encore rien publié, ce projet est resté longtemps dans mes cartons jusqu'à ce que je le montre à Régis Lejonc qui a tout de suite voulu réécrire cette histoire à sa manière. Régis a eu ensuite l'excellente idée de proposer à Riff Reb's de la dessiner. Le maestro nous a fait l'honneur d'accepter... Voici donc un album de bande dessinée surprenant où le très beau texte de Régis et les images époustouflantes de Riff nous embarquent dès la première page. Personnellement ce fut un choc énorme de découvrir ce livre. Bien au-delà de tout ce que j'avais pu rêver... Merci les amis !

C'est marrant... À l'époque où j'ai écrit cette histoire, je venais de découvrir la réédition de « La Bête est Morte » une bande dessinée de 1944 réalisée par Edmond-François Calvo sous l'occupation nazie. Et voilà qu'aujourd'hui, c'est Riff Reb's en personne, le digne héritier de Calvo dans son approche de l'illustration dite « animalière » qui met en image cette petite fable que j'avais imaginée. Un truc de ouf ! Comme disent les d'jeuns...

> La Carotte aux Étoiles
Dessin : Riff Reb's
Scénario : Régis Lejonc d'après une histoire originale de Thierry Murat
Éditions de la Gouttière - mars 2010
http://editionsdelagouttiere.com/albums/la-carotte-aux-etoiles.html

1 avril 2010

Je reprendrais bien du gâteau…

gato
Comme toujours à la fin du banquet, ceux qui trônent à la table des mariés reprennent deux ou trois fois du dessert. Et vous, en bout de table, vous avez beau crier poliment que vous voudriez bien une autre part de gâteau, parce que vous n’avez eu qu’une lichette, rien à faire personne ne vous entend.

Pour ceux qui ne connaissent pas très bien le milieu du livre, petit rappel des chiffres en vigueur depuis la nuit des temps...
Voici la répartition* des gains sur le prix d’un livre vendu :

Libraire : 30 %
Diffuseur / distributeur : 28 %
Fabrication (imprimeur) : 14,5 %
Editeur : 14 %
Auteur : 8 %
TVA : 5,5 %

On peut remarquer que l’auteur est juste un peu mieux servi que l’état, qui dans sa généreuse largesse, applique une TVA à 5,5 % sur les produits littéraires au lieu des 19,6 % habituel… Il n’empêche que lorsqu’un livre est signé par 2 personnes, auteur et illustrateur par exemple, comme c’est souvent le cas en littérature jeunesse ou en bande dessinée, la part de gâteau étiquetée « auteur » ne bouge pas. C’est donc la part des 8 % qui est partagée en deux : 4 % chacun. Et là, dans ce cas précis, l’état gagne davantage sur un livre que chaque auteur...

Mon propos n'est pas de remettre en question la légitimité de la TVA... Je remarque juste, que si la part des auteurs est si infime, c'est à cause des deux gros gourmands qui se baffrent de gâteau confortablement assis à la table des mariés. Suivez mon regard... Mais le nouvel ordre mondial et numérique arrive à grands pas aux portes du marché du livre. Et comme il est écrit dans la bible, un jour, les premiers seront les derniers (mais il y a beaucoup de conneries écrites dans la bible, comme dans tout bon livre dogmatique qui se respecte...).

* Cette répartition est une moyenne. Ces chiffres peuvent variés d’un poste à l'autre, selon les livres, mais pas de beaucoup…

18 décembre 2009

Un nuage de mots...

pensees
C'est un beau cadeau que m'a fait Thomas Scotto... Il m'a demandé d'illustrer son recueil de pensées qui va être publié aux éditions l'Édune dans la collection Papillotes. Ce sera un beau livre truffé de petites phrases poétiques et maliceuses accompagnées de quelques images, un brin décallées... Je ne resiste pas à l'envie de vous livrer quelques pensées en suspension de monsieur Scotto :

« À force de vendre du vent, qu'on ne s'étonne pas
d'avoir des courants d'air en poche. »

« C'est fou, le plus lointain ancêtre des égyptiens était un papy russe. »

« Du poisson-scie, du poisson-là, à tous les repas...
On veut vraiment me trancher le moral ? »

Je viens de finir les images, le livre devrait partir chez l'imprimeur sous peu.
Merci Thomas pour ces instants de légèreté partagés !

> Pensées en suspension et autres points...
Textes de Thomas Scotto, images de Thierry Murat,
à paraître fin février 2010 aux éditions l'Édune (dans la collection Papillotes).

> Pour voir quelques pages, c'est par ici :
http://www.thierrymurat.com/jeunesse.php

19 septembre 2009

Les larmes de l’assassin

larmes_assassin

Voilà… Je viens de signer mon contrat avec Futuropolis, et de le mettre à la poste en vérifiant 15 fois que le timbre était bien collé et le code postal bien écrit. Les boîtes aux lettres, ça m'a toujours donné le vertige. Il faudrait que j'en parle à quelqu'un, un jour, peut-être...

Je vais donc faire un livre chez Futuro… C'est vraiment ze super bonne nouvelle of ze rentrée ! C'est un roman graphique que je vais scénariser et dessiner. Et ça va s'appeler « Les larmes de l'assassin ». C’est une libre adaptation du roman éponyme d’Anne-Laure Bondoux. Me voilà donc bien occupé pour cette année 2010 qui n'a pas encore commencé... 120 pages à dessiner en 12 mois. Là aussi, ça donne le vertige…

C’est une histoire magnifique qui parle de l’innocence et du mal, à travers le destin de trois personnages en quête de leur propre vérité… Débrouillez-vous avec ça pour l’instant ! Ça se passe au Chili… À l’extrême sud du Chili, dans un paysage à la fois hostile et lumineux. C’est le monde du bout du monde, comme dirait Luis Sepúlveda.

Pour finir, j’adresse mes traditionnels remerciements, pour cette belle aventure qui commence, à deux personnes : Anne-Laure Bondoux, pour sa gentillesse, sa simplicité et sa « carte blanche » et Sébastien Gnaedig pour la confiance qu’il m’accorde en m’accueillant sur le mythique label Futuropolis.

larmes_assassin_2

Rendez-vous fin 2010 pour découvrir l’album terminé, j’espère que vous serez là ! En attendant, j’essaierai de vous donner quelques nouvelles de l’avancée des pages sur ce blog…

> Pour voir le beau catalogue Futuropolis, c'est par ici :
http://www.futuropolis.fr

> Pour voyager dans l'univers d'Anne-Laure Bondoux, c'est par là :
( n'oubliez pas de faire un tour dans la rubrique actualités )
http://www.bondoux.net

5 septembre 2009

Popeye is not dead !

popeye

Quelle patate ce E. C. Segar ! Quelle idée de mourir en 1939, il y a tout juste 70 ans… Du coup, son personnage culte est tombé dans le domaine public depuis le 1er janvier 2009. Il est donc libre de droit !

On peut désormais faire « n’importe quoi » avec l’image de Popeye... C’est d’ailleurs ce que vont faire les éditions Charrette : Un hommage au célèbre Sailor Man sous la forme d’un ouvrage collectif où 70 illustrateurs vont se réapproprier Popeye. Le livre devrait sortir dans quelques mois. Chouette projet !

Je viens de finir mon image. Tiens, ça me donne envie de chanter…

I'm Popeye the Sailor Man,
I'm Popeye the Sailor Man.
I'm strong to the finish
Cause I eats me spinach.
I'm Popeye the Sailor Man.

TOOT !  TOOOOOOOOOOOOOOOOOOT !

> Collectif « Tribute to Popeye »
éditions Charrette, à paraître début 2010
http://editioncharrette.canalblog.com

19 juillet 2009

Complètement marteau !

monsieur_hulot

Oui, ce type était complètement marteau ! L'occasion pour moi de saluer son génie avec cette fausse affiche. Hé oui, ça me reprend...

L'univers de Jacques Tati est à l'honneur puisqu'une exposition d'illustrations lui sera consacrée fin janvier 2010 à Bruxelles. Les illustrateurs invités (dont je fais partie) devront rendre hommage au cinéma de Jacques Tati à travers une image originale. Il y aura entre autres : Pierre Etaix, Serge Bloch, Martin Jarrie, Frédérique Bertrand, Beatrice Alemagna, Nathalie Choux, Gaëtan Dorémus, Charles Dutertre, Éric Lambé, Gianpaolo Pagni... Il y aura aussi mes deux copains, Régis Lejonc et Rascal...

Un beau catalogue sera édité pour l'occasion. Je ne sais pas encore quelle image, je vais exposer. Peut-être pas forcément la fausse affiche ci-dessus... On verra bien. Y'a encore tout l'été pour y réfléchir...

Merci à David Merveille, Michel Michiels et Johnny Bekaert pour cette belle idée.
Merci aussi à Macha Makeïeff et Jêrome Deschamps (Les films de mon Oncle), ayants droits de Tati, qui soutiennent vivement le projet.

> Exposition Tati & Friends : à partir du 28 janvier 2010.
La Maison de l’Image
Seed Factory - 19 avenue des Volontaires, 1160 Bruxelles.

http://www.seedfactory.be

23 mai 2009

On s’expose !

expo_poisson_chat

À l'occasion des 14èmes rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens « On a marché sur la bulle - 2009 » les gentils organisateurs du salon nous invitent, Arnaud Floc'h et moi-même, et nous consacrent une belle exposition (du 4 au 7 juin) qui mettra un coup de projecteur sur notre livre « Le poisson-chat » publié chez Delcourt dans la collection Mirages.

L'espace s'articulera autour de 3 pôles :
- Une expo « Le poisson-chat »
- Une expo Arnaud Floc'h
- Une expo Thierry Murat

Un fac-similé de blockhaus abritera l'expo « Le poisson-chat », un huis clos scénographique qui devrait rendre à merveille l'atmosphère poisseuse et délétère du livre... De part et d'autre de ce module, 2 murs d'accrochage classiques accueilleront nos travaux respectifs. Ce qui devrait donner à peu près ça :

schema_expo

> Les rendez-vous bd d'Amiens, du 4 au 7 juin 2009
Bibliothèque Universitaire, 15 Placette Lafleur, pôle cathédrale, au sous-sol
http://bd.amiens.com/actu.php

22 septembre 2024

Wild Words

Comme chacun sait, le chant des oiseaux est un langage. Un langage est, par définition, constitué de symboles sonores arbitraires et conventionnels. Et la création de ces symboles – comme tout type de matière symbolique – ne peut être que le fruit d'un cerveau complexe et évolué. Le son est à considérer ici comme l'abstraction signifiante d'une réalité utilitaire et essentielle au vivant : indiquer sa position dans l'espace, se protéger d'un danger ou des intempéries, se nourrir, se reproduire... Dans cette manière de « dire » urgemment le monde par une symbolique sonore efficace, il n'y a pas de place pour les questions facultatives liées au « monde des idées » ; les problématiques secondaires et subjectives des idées (ou des idéologies) sont totalement inutiles dans le monde réel de la nature. Les idées, les notions symboliques et toutes ces choses abstraites ne peuvent pas être fidèlement retranscrites par une codification elle-même abstraite et symbolique comme le langage. Le marteau ne peut pas se taper sur lui-même ; il ne peut pas être à la fois l’outil et le geste. Inévitablement, le langage trahit la pensée, nous dit Bergson. Les mots ne sont que des étiquettes qui trahissent les idées. Les oiseaux l’ont compris – instinctivement, sans doute – et ils ne s’encombrent pas, comme les humains, de cet écueil majeur du langage, à savoir : « dire des idées ». Ils se contentent donc de dire le réel. Contrairement aux humains, les oiseaux ne chantent pas pour exister, ils chantent parce qu’ils existent. À l'évidence, les oiseaux sont ainsi à l'abri de toutes formes de réalités alternatives, de contre-savoirs, de post-vérités ou de théories déconstructivistes à la con... Bref. Le chant des oiseaux, c'est la fonction primitive du langage, comme dirait encore Bergson. Avec le chant des oiseaux, c'est la singularité du vivant dans la plus puissante expression de son être-au-monde qui est à l'œuvre, ici et maintenant. Mais peut-être que tout est faux dans ce que je viens d'affirmer... L'écriture trahirait-elle, elle aussi, l'honnêteté de mon ressenti ? Chut... Tais-toi, et écoute. 

 


— Dans mes carnets dessinés, écrire des fragments sauvages — 
( Encre de Chine sur papier ) 

26 février 2025

À la source

Je m'installe enfin à ma table de travail pour démarrer un nouveau récit de cent-soixante pages à dessiner. Et soudain, c'est comme si j'étais assis au bord d'un fleuve... En aval, j'imagine assez aisément l'embouchure lointaine et l'océan à perte de vue – c'est une image mentale qui m'est familière. Mais en amont, la source m'est toujours plus difficile à visualiser car c'est une idée plus sourde et plus diffuse. Le temps long d'une année entière passée à cette table à dessin amènera inévitablement des réponses inattendues... Des réponses que l'immédiateté frénétique de notre postmodernité ultraconnectée est incapable d'envisager. Pour l'avoir vécue tant de fois, je sais que cette longue mise en retrait du monde – assis à cette table-fleuve – n'a rien d'une absence. C'est au contraire une présence totale et absolue. 



— Table de travail, février 2025 / Nouveau livre en cours — 
( Thierry Murat © éditions Futuropolis / Parution prévue à l'aube de l'an de grâce 2026 ) 

8 mars 2026

Au large

Dernières traces, derniers dessins pour la scène finale de mon prochain livre de bande dessinée « Le haut de la vague » à paraître début juin 2026 aux éditions Futuropolis. Au bout d'une année passée à cette table à dessin, en ces instants fragiles, je ne sais plus trop si je suis en train de partir vers le large à la dérive ou si je rentre au port. Ce doit être un mirage... ou une simple hallucination passagère. Quoi qu'il en soit, le livre sera bel et bien sur les tables des libraires juste avant l'été. 



— Table de travail, mars 2026 / Nouveau livre à paraître / 160 pages / Coming very soon — 
( LE HAUT DE LA VAGUE / Thierry Murat & Christophe Dabitch © éditions Futuropolis, juin 2026 ) 

23 février 2026

Le haut de la vague...

C’est en juillet 2024, en tombant par hasard sur la réédition d'un court texte intitulé « Les joies du surf », que je découvre que Jack London – l’homme du grand nord, du Klondike, des tempêtes de neige et des morsures du froid – a aussi écrit sur la figure primitive du surfeur, ce « dieu hawaïen » glissant sur la vague, en totale harmonie sous un soleil aveuglant.
La puissante intuition d’un livre de bande dessinée me pousse alors à en parler immédiatement à Christophe Dabitch, afin de trouver ensemble une ligne de fuite pour prendre le large, trouver la lumière du Pacifique, partager le temps heureux de Jack London et son épouse Charmian Kittredge, en cet été 1907. Il se dégage des écrits du couple London lors de cette escale hawaïenne, une joie sauvage, un plaisir des sens, un plaisir du corps, parfois à la limite de l’érotisme, aux antipodes de l’austérité puritaine de ce début de XXe siècle. 
Alors Christophe Dabitch lit et relit tout London ; les récits des mers du sud mais aussi les histoires venues du froid, les romans, les nouvelles, les carnets, les écrits épistolaires... Enfin tout, quoi. Et il trouve un fil narratif qui embarque ; une sorte d’enquête littéraire… De mon côté, je cherche une esthétique de la lumière, le romantisme des éléments naturels déchainés et l’abandon face au sublime. Le secret du surf ne réside pas dans la force de domination de la vague, mais sur une absence de résistance ; l’abandon de la lutte, donc, mais aussi une forme de souplesse et d’humilité, y compris dans l’erreur et la maladresse. Le dessin est aussi parfois cela…
En février 2025, nous nous mettons au travail. Christophe écrit. Je dessine. Les enfants autochtones de la plage de Waikiki, en ce mois de juin 1907, jouent dans les vagues avec leurs planches de fortune jusqu’à la tombée du jour. Ils ouvrent le récit dans la scène d’intro... Alors tout au long de l'année 2025, nous nous sommes laissés porter par tout cela sur des semelles d’écume, jusqu’au rivage. Voilà. Le livre sort en juin 2026, aux éditions Futuropolis. L’été sera là pour fêter ça. On vous espère nombreux et bronzés pour cette lecture solaire et généreuse comme la vie peut parfois l’être. 

— LE HAUT DE LA VAGUE / à paraître / éditions Futuropolis © juin 2026 — 
( Dessin de Thierry Murat / Scénario de Christophe Dabitch / 160 pages / 

en librairie le 10 juin 2026 ) 

6 avril 2026

Souffle

Le ciel d'avril prend enfin de la hauteur. C'est pas trop tôt, me dis-je. La plage déserte fredonne une chanson éthérée, en mode mineur oriental. Ça parle d'un type étrange qui aurait voyagé très loin, par-delà les terres et les mers...
Je lève les yeux et un songe devient nuage, évident comme un murmure et « easy to get » comme une légende américaine. Un projet tout neuf en tête allège mes pas sur le sable. La vie fait vraiment bien les choses, me dis-je à nouveau. Et le souffle de ce ciel de printemps me raccompagne doucement à ma table à dessin ; j'y écris mon prochain livre de bande dessinée à paraître fin 2027 – une éternité. Je te raconte le début ? 

 


— Dans mes carnets, fragments de saison — 
( Dans mon Kodak PixPro, homeLandes ) 

4 juin 2026

En librairie le 10 juin 2026 !

Lors d’une escale à Hawaï en juin 1907, Jack London et son épouse Charmian Kittredge découvrent sur la plage de Waikiki une pratique ancestrale des hawaïens – déjà ponctuellement décrite au 18e et 19e siècles par James Cook, Robert Louis Stevenson, Herman Melville ou Mark Twain –, le surf...
Bien plus qu’une curiosité locale et exotique, il s’agit pour Jack London d’une révélation, comme si l’apparition d’un homme sur une planche à la crête des vagues incarnait non seulement une esthétique parfaite mais aussi une posture morale et existentielle. Jack London – l’homme du Klondike, du froid, de la neige – rencontre donc la figure primitive du surfeur, ce « dieu hawaïen » glissant sur la vague, en parfaite harmonie sous un soleil aveuglant. Un choc intime pour London... Une vision de l’existence totalement bouleversée. 
Au-delà du surf omniprésent dans la lumière crépusculaire de la plage de Waikiki, « Le Haut de la vague » est une enquête littéraire, un portrait solaire de l'écrivain à contre-jour... 
En librairie le 10 juin 2026 ! 

 


— LE HAUT DE LA VAGUE / éditions Futuropolis © juin 2026 — 
( Dessin de Thierry Murat / Scénario de Christophe Dabitch / 160 pages / En librairie le 10 juin 2026 ) 

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Bien cordialement, 
– La Direction – 

 



 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

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(En application cutanée, trois fois par jour. 
Protège l’individu des névroses collectives et sociétales. 
Puissant analeptique, riche en fer et en potassium.)