dimanche 16 février 2020

BloodyMovie

 

bloodymovie

— Dans mes cartons, relique du vingtième siècle / 
Sérigraphie trois couleurs / Tirage (heureusement) très très très limité / 
1986, année de mes 20 ans — 

Posté par thierrymurat à 18:03 - Permalien [#]

samedi 15 février 2020

Vieux matin blême (toi-même)

bleme

— Dans mon Digital Revio, fragments — 

Posté par thierrymurat à 09:21 - Permalien [#]
vendredi 14 février 2020

BackHome

 

oldies1986

— Dans mes cartons, relique du vingtième siècle / 
Page inédite d'une histoire de détective privé de dessert, 
(heureusement) jamais terminée / 1986, année de mes 20 ans — 

Posté par thierrymurat à 10:25 - Permalien [#]
jeudi 16 janvier 2020

At work (...)

work

Je m'en remets
Désormais 
au travail 
Aux silences 
Au mystère 

Caché dans l'ombre 
Du dessin 
Dans les secrets 
De l'écriture 

Et c'est que du bonheur 
Comme disent les footballeurs 

 

— Table de travail, janvier 2020, nouveau livre en cours — 

Posté par thierrymurat à 13:18 - Permalien [#]
mardi 14 janvier 2020

Verbes

fenêtres_01

L'avoir
peut rendre
acceptable
le manque
d'être. 

Mais l'être 
peut effacer
totalement
le manque
d'avoir. 


  

— Dans mes carnets, notes en vrac —
(Dans mon Digital Revio, conjuguer ce qu'il reste) 

Posté par thierrymurat à 18:31 - Permalien [#]

mardi 7 janvier 2020

FinalCut

bigbros

Il y a 5 ans, abasourdi comme tout le monde par la déflagration de ce 7 janvier 2015, je faisais mes premiers pas sur les réseaux sociaux que j'avais boudés jusque là. Novice, j'ouvrais donc un compte facebook pour la première fois afin de regarder, écouter ce que le monde, la foule disait, ressentait à cet instant précis où la liberté d'expression venait d'être attaquée dans sa chair avec une violence inouïe. J'ouvrais ce compte facebook pour me sentir moins seul dans cette incompréhension qui allait gangrener peu à peu ce nouveau siècle, et pour essayer certainement de retrouver – comme nous tous au creux de cette empathie collective – un peu d'apaisement dans ce chaos que je croyais passager... 

5 ans après, le chaos est permanent, ici où ailleurs, les censeurs et la bien-pensance moralisatrice ont changé de bord ou de camp. On brûle des livres, on interdit des concerts, des films, par voix de pétitions, de manifestations, ou de prosélytisme incessant. Et on lynche à tour de bras, au gré des émoticônes du moment. 

Il est donc temps pour moi aujourd'hui de fermer définitivement, en fin de soirée, cette page connectée qui n'a plus de sens à mes yeux. En ce 7 janvier, je trouve que c'est un « beau jour » pour quitter les réseaux artificiels de la dictature de la pensée formatée. 

Bonne continuation à vous. 

( Je reste présent sur mon blog : http://thierrymurat.canalblog.com/ )

 

— Sur ma page facebook, dernier message avant autodestruction
de toutes mes connexions sur les réseaux dits sociaux / 7 janvier 2020 — 

Posté par thierrymurat à 09:13 - Permalien [#]
lundi 6 janvier 2020

Sade song

giacosade

La verticalité spirituelle des religions monothéistes occidentales s'étant totalement évaporée depuis que les archevêques sodomisent les anges, il faut bien – à l'aube horizontale du nouveau millénaire – se faire accroire que l'on va réussir à apaiser les angoisses néo-existentialistes de la foule avec les bréviaires d'un nouveau catéchisme de supermarket qui crucifie les porcs en transformant la vieille littérature sulfureuse – ou toute autre forme d'art « dégénéré » – en un tout nouveau scandale ou une toute nouvelle affaire d'état qui lave encore plus blanc qu'une réclame poussiéreuse des seventies. 

Dans ce spectacle du châtiment, soyons certains que cette grande lessive du siècle tout neuf nous garantisse à tout jamais la purification ultime de l'âme souillée de l'humanité. N'en doutons pas ! 

 


— Dans mes carnets, écrire des fragments de notes — 
(Dessin © Fondation Alberto Giacometti, exposition Giacometti / Sade
« Cruels objets du désir », 
du 21 novembre 2019 au 9 février 2020, Paris 14e) 

Posté par thierrymurat à 11:25 - Permalien [#]
vendredi 3 janvier 2020

Venus Pendula

whitenoise

Aux creux humides 
des forêts 
à l'heure où s'éteignent 
les clartés mille fois séculaires, 
au bord des plongeons nocturnes 
chevauchant les morts 
et réveillant les rêves interdits 
qui dansent le long 
des ossements en ruine, 
il y a 
le charbon ardent d'un va-et-vient 
à l'entrefesson 
du silence. 

 

— Dans mes carnets, écrire des fragments — 
(Photographie © Matthias Heiderich / White Noise / 2011) 

Posté par thierrymurat à 18:24 - Permalien [#]
mercredi 1 janvier 2020

Bonne année & bonne censure !

 

caviardage_2020

— Sur ma boutique en ligne / 
I L L E G A L • P R I N T S  / Affiche 30 x 40 cm / 
Imprimée sur papier offset 250 g — 
(En vente ici : https://thierrymurat.bigcartel.com
BOUTIQUE FERMÉE (all sold out) LE 26 / 04 / 2020

Posté par thierrymurat à 13:49 - Permalien [#]
jeudi 26 décembre 2019

Éclipse

éclipse

Le temps de l'effacement 
n'est jamais celui de la revanche. 

Il y a des silences 
qui ne sont pas synonymes 
de cautionnement ; 
ce mot symbolique 
à la mode symptomatique 
de l'époque enténébrée, 
victimaire et culpabilisatrice. 

Le bien et le mal érigés en trophées 
convoquent parfois des effacements 
nécessaires et indisciplinés 
dans ma discrète indifférence. 

Il y a alors, le temps intime de l'absence 
à l'écart du chaos avarié 
des émeutes et des amitiés flétries. 
Et puis il y a l'ennuie de la foule 
qui me pousse depuis toujours à fuir 
la sécurité confortable et mortifère, 
garantie par ce fantasme d'un état 
de providence sans lendemain. 

Mais heureusement,
il y a au fond de mes poches, 
l'avenir dématérialisé 
comme une nostalgie qui s'efface. 
Comme un abandon accidentel, 
salutaire et vivifiant. 

 

— Dans mes carnets, fragments — 
(Dans mon atelier, peindre du rien) 

Posté par thierrymurat à 17:42 - Permalien [#]