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Le blog de Thierry Murat
26 août 2025

Surf’s Up 67

Surf's Up, Mhmm, Mhmm, 
Mhmmm... Aboard a tidal wave. 
Come about hard and join 
The young, and often spring you gave. 
I heard the word – wonderful thing. 
A children's song !


Ahhhhh, Ahhhh, Ahhh, Ahh... 
( ad libitum ) 

 

 

— « Surf's Up » solo version by Brian Wilson ( piano - vocal ) / The Beach Boys, 1967 / From the album « The Smile Sessions » / 
Music by Brian Wilson, lyrics by Van Dyke Parks — 
( Drawing : in my summer sketchbooks, fragments /  indian ink on paper ) 

5 juin 2025

After the Gold Rush

Dans les dernières lueurs dorées d'un matin factice, 
quelques vieux enfants androgynes – un QR code tatoué 
sur le cœur – dansent encore autour des ruines neuromarketées 
d'un rêve de silicium algorithmé. 
Anyway... 
The loading had begun. 

 

 

— Dans mes carnets, écrire des fragments of times en réécoutant une chanson de 1970 du vieux Mister Young — 
( Photo : Dans mon Kodak PixPro, au dessus du toit de mon atelier / homeLandes ) 

6 juillet 2025

Nowhere around

Il y a des endroits comme ça, au creux de nulle part,
qui sont bien plus que de simples lieux. Ce sont des histoires... 
Des légendes qui flottent dans le souffle chaud de l'Atlantique nord 
et des chansons d'été. 



— Dans mes carnets, écrire des fragments dessinés / encre de chine et café sur papier / homeLandes in the summertime — 

20 novembre 2024

Smog

Ce que l'IA nous vole... ce n'est pas tant ce que nous avons déjà produit durant les siècles passés. Non. Ce qui nous est surtout confisqué, ici et maintenant, c'est tout ce que l'humanité ne produira jamais et qu'elle délègue, désormais massivement, aux machines absurdes en générant du contenu artificiel globalisé. D'ici peu, les humains ne seront même plus capables d'écrire un mot ou de tracer un trait, comme ils ne savent déjà plus – depuis longtemps déjà – calculer mentalement une racine carrée sans calculette, ou s'orienter dans les entrailles de la cité sans GPS. Dans une paresse intellectuelle, culturelle et créative exponentielle, l'humanité se contentera de recracher des données recyclées, resucées, déclinées à l'infini, et qui serviront de base d'apprentissage pour les nouvelles versions d'IA (dé)générative, ad nauseam. Nos histoires diaphanes se dissiperont alors dans la fumée factice de notre abrutissement physique et cérébral. 
Mais un jour... quelqu'un – ou quelque chose – assis sur une plage de silicium face à l'océan, ouvrira son carnet à la première page et tracera au pinceau une simple ligne. Pure et définitive. On appellera cette trace « l'horizon ». Et tout recommencera. Comme avant. 



— Dans mes carnets brumeux, écrire des fragments of time — 
( Dans mon atelier, acrylique blanche sur tôle rouillée / 45 x 37 cm ) 

4 mai 2025

Mécaniques

J'ai toujours aimé les machines à écrire. Dès que je peux en dessiner une au détour d'une page d'un livre en cours, je saisis machinalement le prétexte comme une apparition familière. Les dactylotypes du tout début 20ème ont ma préférence. Ça tombe bien, la plupart de mes histoires se situent souvent à cette époque où l'esthétique des objets était toujours d'une impeccable élégance. Et soudain, je me demande comment notre vilain petit siècle 21 ultraconnecté a-t-il pu sombrer dans une telle laideur visuelle et intellectuelle. Bref. Sur cette image, c'est une fille qui tape. Toute vêtue de dentelle et crinoline... Tac, tac, tac, dans la lingerie fine. 


 

— Dans mes carnets, fragments de notes — 
( Dessin : encre de Chine et typex sur papier Schoeller / 18,5 x 10 cm / Nouveau livre en cours / Extrait de la page 30 ) 

4 septembre 2023

Relics

Septembre 2354. Une équipe d'archéologues de GigaCity vient de découvrir dans la crypte d'un technoscribe du XXIème siècle quelques exemplaires de ce qui semblerait être une des toutes premières bandes dessinées d'auteur réalisée à l'aide d'une forme primitive d'intelligence artificielle générative d'images... La datation au plutonium 244 effectuée par l'Empeinte Système certifie que ce splendide ouvrage, retrouvé dans un état de conservation remarquable, est l'édition originale de « initial_A. » le mythique chef-d'œuvre maudit de Thierry Murat, d'abord censuré par les proconsuls du concilium éditorial, et finalement publié par l'auteur il y a plus de trois siècles ; le 3 octobre de l'an de grâce 2023, très exactement. 

 

initial_A. 
Un récit de Thierry Murat / images promptées et générées par l'auteur sur un réseau neuronal artificiel 
152 pages / 24 x 27 cm  / ISBN : 978-2-491726-00-3 
Log Out edition / 26 € 

— Disponible (donc) à partir du 3 octobre 2023 — 

29 mars 2025

Signifiant

En dessinant au pinceau on apprend à réapprendre le monde. Les lignes fortes (yang) se changent en lignes faibles (yin) et les lignes faibles se changent également en lignes fortes au creux de cette boucle signifiante. 
Le dessin devient alors écriture. Une écriture imaginaire qui permet d'écrire « neige » ou « sable » d'une seule trace. Une trace qui peut aussi se lire comme un haïku : « reflets sur l'océan Pacifique ». 

 

 

— Dans mes carnets dessinés, fragments de notes — 

21 mai 2024

Un putain de rêve métallique !

En 1975, j'ai 8 ans. Je regarde Casimir et Chapi Chapo à la télé. Pendant ce temps-là, à Paris, trois humanoïdes déjantés, Jean-Pierre Dionnet, Philippe Druillet et Mœbius, s'associent pour donner vie à une revue de science-fiction. Ce sera Métal Hurlant... le mythique magazine de bande dessinée de la fin des 70's qui va façonner l'esthétique SF planétaire pour les décennies à venir. En 1980, je lis « Métal » chez les grands frères qui écoutent The Clash, The Cramps et B-52's. Un peu plus tard, je fume des joints, je chante dans un groupe, je foire mon bac et je dessine tout le temps... En 1987, j'ai 20 ans. Étudiant en arts appliqués, j'achète l'ultime numéro de Métal Hurlant. Le fameux n° 133. Je le lis dans le train Bordeaux-Poitiers, comme un testament. Voilà. La fête est finie. Après une douzaine d'années de space-trip rock'n'roll sidéral, la machine à rêver s'arrête net, laissant les lecteurs aussi hagards que des zombies intergalactiques nostalgiques du futur. À l'aube des 90's, « Métal » n'est plus que le souvenir étincelant d'une étoile morte. Les années passent... En 2004, je deviens auteur de bande dessinée (j'te la fais courte, tu connais l'histoire...). 
L'été dernier (juillet 2023), noyé dans la tourmente médiatico-merdique en marge de mon expérimentation de l'IA et de mes mésaventures éditoriales (cf. l'affaire « initial_A. »), je sombre dans un état dépressif et perds totalement le goût du dessin, du papier, de l'encre... Même le désir de raconter des histoires dessinées me semble dérisoire. Mais... comme toujours, c'est au moment où la nuit est la plus noire que l'aube se lève. Un vieux pote du siècle dernier débarque soudain dans mon téléphone, et m'invite à dessiner un petit scénario qu'il m'a écrit pour le nouveau Métal Hurlant... « Une histoire courte et pessimiste... Du sur-mesure, rien que pour toi ! Ça ira mieux demain... c'est le titre ! » m'argumente Éric (Corbeyran). « Haha, très drôle... » lui rétorquai-je d'une voix âpre. Puis, après quelques civilités, nous raccrochâmes. L'instant d'après, je ressortais déjà mes crayons, mes pinceaux, et je balançais la boîte de Lexomil dans les chiottes chimiques de ma capsule cosmique. 
Demain, le 22 mai 2024, sort le n° 11 de la nouvelle formule de Métal Hurlant, pilotée depuis Los Angeles par l'impertinent rédac' chef Jerry Frissen (un vrai belge qui se fait passer pour un faux américain). Depuis la reprise du magazine en 2022, je trépigne d'en être... Tellement la qualité de ce nouveau « Métal » est à couper le souffle. Après un redémarrage mou du genou lors du premier numéro, la machine à rêver semble être à nouveau sur punk' orbite. Temps mieux, parce qu'on commençait à se faire un peu chier dans ce 21e siècle qui trempouille gentiment dans l'eau tiède de la moraline. Bref... Tout ça pour te dire que je suis super fier et super ému de publier ces 7 pages dans ce putain de numéro d'été 2024. 

Allez... Bonnes vacances métalliques avec ce mythique n° 11 ! 

— MÉTAL HURLANT n°11 / mai 2024 / « Ça ira mieux demain » (pages 170 à 177) / Dessin : Thierry Murat / Scénario : Corbeyran — 
( © Humanoids, Inc. / Les Humanoïdes Associés ) 

1 janvier 2026

Invisibles

Le ciel de janvier est bas. La forêt semble murmurer une sorte de requiem. Là-haut, les petits cris froids et secs d'un vol de grues cendrées aimantent mon regard. Mais je ne vois rien. L'air est gelé par la grisaille. Mes pieds sont des enclumes.
Il y a quelques millénaires, les indiens des Amériques donnèrent à ces oiseaux voyageurs au long cours le pouvoir symbolique de la bonne fortune, et parfois même celui de l'immortalité. Je lève à nouveau les yeux et je ne vois toujours rien dans cette immensité grise et glacée, transpercée par ces petits cris stridents.
La vie fait bien les choses ; j'amorce l'année de mes soixante ans par un puissant dialogue avec des invisibles en altitude, volant en formation à plusieurs centaines de pieds au-dessus du vide. Mon vertige, soudainement anesthésié par l'air froid et immobile, se métamorphose alors en berceuse chamanique. 

 

 

— Dans mes carnets, écrire des fragments d'hiver — 
( Dans mon Kodak PixPro, homeLandes ) 

2 avril 2020

Des nouvelles d'ici (fragments #7)

leJour

Le chancre pandémique 
de l'ignoble siècle jeuniste et planétaire 
décime les anciens et leur mémoire de pierre. 

La Camarde ne me fait pas peur. 
Non. 
J'entretiens avec elle une relation 
étrangement intime 
depuis quelques millénaires. 

Mais dans ma tendre misanthropie, 
j'ai peur de crever 

contaminé par cette hideuse 
race posthumaine 
biberonnée à la télé réalité 

et dépucelée sur youtube. 

Je veux pas finir infecté 
par cette misérable armée 
de cloportes humanoïdes, 
neurasthéniques et cyberconnectés 
à l'ultra-bêtise du monde. 

Leave me alone, 
peuple maudit. 



— Dans mes carnets, fragments — 

10 mars 2020

Affiche de saison

justitia_2

Comme le soulignait très récemment un collectif d’avocates pénalistes, dans une tribune au journal Le Monde : « Il convient urgemment de rappeler que dans un État de droit, la présomption de culpabilité n’existe pas. » 
Il est bon d'entendre à nouveau s'élever les voix de la sagesse et de la loyauté, en ce siècle enténébré, surexcité par le retour ultraconnecté de la loi du talion et de la pénalité automatique moyenâgeuse. Il était grand temps... Merci à elles.

Car, seule la présomption d'innocence donne à la justice le pouvoir de nous protéger contre l'hystérie vengeresse de la vindicte populiste. Car, seule la prescription empêche l’homme mortel de conserver une haine immortelle. Car, rendre la justice à titre privé, en dehors d'un tribunal, est un délit. Point à la ligne. 

Ceci étant dit, il est donc également grand temps de ressortir cette vieille affiche – désormais mainstream et politiquement correcte – publiée  en novembre dernier, ici même sur ce blog, avec un peu d’avance à l’allumage sur les événements (c’est l’habitude de la maison...). Elle est éditée et toujours disponible, sous le label Illegal Prints. 



— Sur ma boutique en ligne : ILLEGAL PRINTS /
« Justitia 2.0 » / Affiche 30 x 40 cm / 16 € — 

( En vente ici : https://thierrymurat.bigcartel.com )
BOUTIQUE FERMÉE (all sold out) LE 26 / 04 / 2020

21 février 2020

Les bourreaux de Staline / Katyń, 1940

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Au printemps 1940, dans la forêt de Katyń, près de la frontière biélorusse, dans le plus grand secret, les soviétiques enterrent dans des fosses communes les cadavres des prisonniers qu'ils viennent d'exécuter un à un au pistolet : 22 000 officiers et réservistes polonais jugés hostiles à l’idéologie communiste. Et en cette même année, ils en déporteront  60 000. 
Pour la première fois, ce film raconte l’histoire de ce massacre, longtemps attribué par ruse à l’Allemagne nazie. Il dévoile comment ce crime est le résultat d’un système arrimé à trois piliers : un prosélytisme pathologique, une pratique policière redoutablement bien ficelée et un culte de la dissimulation quasi religieux. 

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Entre avril et août 2019, j’ai réalisé soixante-dix dessins en couleur, au format 16/9ème, à la demande de la Générale de Production pour ce film documentaire écrit et réalisé par Cédric Tourbe, qui sera diffusé mardi prochain (25 février) en prime time, sur la chaîne Arte. Les images d'archives et mes dessins se mêleront pendant une heure trente afin de rendre compte d’un des fragments les plus inhumains et les plus oubliés de l'histoire de « l'humanité »… 

Je suis extrêmement fier, en ce XXIe siècle obscène et ultra connecté, qui fabrique du faux en flux tendu, d’apporter ma modeste participation au film de Cédric, dont le plus bel objectif à mes yeux est de raconter ce que, souvent par protection idéologique, on n'a jamais envie d’entendre ; c'est-à-dire la vérité factuelle. 

 

— LES BOURREAUX DE STALINE - KATYŃ 1940
Un documentaire de Cédric Tourbe / 01h30mn /
Coproduction Arte France - La Générale de Production / 
Diffusion : MARDI 25 FÉVRIER, 20h50 sur Arte — 
(Dessins © Thierry Murat / La Générale de Production, 2019) 

Et bien sûr, en replay sur la pateforme numérique Arte,
jusqu’au 24 avril, ici :

artelogo

  

4 mars 2020

Paranoïa

bottes

Au final, la paranoïa collective des peuples des pays libres cherche toujours en vain la cause chimérique de ses intimes petits malheurs en traquant obsessionnellement les moindres symptômes embryonnaires d'un totalitarisme fantasmé qui pourraient éclore au sein d'un État démocratique.

Cette absurde vigilance permanente et monomaniaque conduit inévitablement à une sorte d'égarement qui rend aveugle et sourd à la dictature de la foule – bien réelle, elle – qui, dans sa passion prosélyte de l'interdiction, dans son puissant désir d'uniformisation de la pensée et dans sa fascination pour la dénonciation, la délation et le lynchage médiatique, avance masquée et en silence anonyme, préparant ainsi le terrain pour le prochain État totalitaire. 

 

— Dans mes carnets, fragments de notes en vrac —
(Image : vidéogramme, d'après Andrzej Wajda) 

26 novembre 2019

L'ignorant

boismorts

« Dans l'ombre et l'heure d'aujourd'hui se tient cachée, 
ne disant mot, cette ombre d'hier. Tel est le monde. 
Nous ne le voyons pas très longtemps ; juste assez 
pour en garder ce qui scintille et va s'éteindre 
pour appeler encore et encore, et trembler 
de ne plus voir. Ainsi s'applique l'appauvri, 
comme un homme à genoux qu'on verrait s'efforcer 
contre le vent de rassembler son maigre feu... » 


— Philippe Jaccottet / « L'ignorant », 1958 (extrait) — 
(Dans mon atelier / Bois morts (détail) / Monotype sur Velin d'Arches, 
50 x 65 cm / Thierry Murat © 2019) 

11 novembre 2019

La boue

Degas

« Dehors, je vois de la boue, un lac de boue qui submerge les prés, les routes et s'étale jusqu'au pied des collines. Le Montgirmont est une montagne de boue, aux pentes si molles qu'elles semblent s'affaisser, couler du haut en bas jusqu'à devoir s'engloutir dans la fange qui les assiège. Les hauts s'effacent, noyés dans l'épaisseur de la pluie. Seuls les sapins des Hures, serrés au faîte de la côte, barrent le ciel d'une ligne têtue et tiennent bon sous le déluge. » 


— Maurice Genevoix, 1916 / Ceux de 14 (extrait) — 

(Monotype sur papier / Edgar Degas / 1890) 

18 septembre 2019

Ornementogénèse

LSD

« Visions d'ornements. Presque personne n'y échappe. Caractères de ces ornements. Pas désirés, et néanmoins ils persistent. Pas immobiles. Pas d'ensemble ornementaux qu'on pourrait s'arrêter à considérer. Plutôt qu'on ne voie des entrelacs, l'on assiste à ce qui indéfiniment s'entrelace.
Ornement qui n'orne rien du tout. Détail dans le détail. Dentelle dans la dentelle. Continuation monotone. Rythme de développement, d'étalage constant, qui ne ralentit, ni ne se met en relation avec vous. Inarrêtable. Intarissable processus d'ornementogénèse. » 

— Henri Michaux / Connaissance par les gouffres, 1961 / 
Chap. 1. Comment agissent les drogues — 
(Lettrines de Ernst Aufseeser / 1880 - 1940) 

21 septembre 2019

Portrait

Baudelaire

« Tous les photographes, même excellents, ont des manies ridicules ; ils prennent pour une bonne image une image où toutes les verrues, toutes les rides, tous les défauts, toutes les trivialités du visage sont rendus très visibles, très exagérés ; plus l’image est dure, plus ils sont contents. 
Il n’y a guère qu’ici qu’on sache faire ce que je désire, c’est-à-dire un portrait exact, mais ayant le flou d’un dessin. »

— Charles Baudelaire —
(Photographié par Félix Nadar, vers 1855)

12 septembre 2019

Pop !

Edgar

« J'aime la gloire, j'en raffole ; je l'idolâtre ;
je boirais jusqu'à la lie de cette glorieuse ivresse ;

je voudrais que l'encens s'élève en l'honneur de mon nom 
depuis chaque colline et depuis chaque hameau
et de chaque ville et de chaque cité sur cette Terre. » 


— Edgar Allan Poe / 1809 - 1849 — 
(Figurine Funko Pop ® 2019 / collection Icon Serie of Pop Culture) 

18 avril 2011

Laval Calling !

billet 6par4

Résolument Rock'n Roll, cette 3ème représentation du bd-concert « Les larmes de l'assassin ». C'était au 6par4 à Laval, le samedi 16 avril 2011, dans le cadre des 4èmes Rencontres BD en Mayenne.

Jolie petite salle très rock, donc... Bar à l'entrée (ça change des théâtres avec fauteuils en velours rouge), pubic Lavallois très chaud et les cinq lascars du groupe « Splendor in the Grass » au meilleur de leur forme. Un bon gros son, un grand écran et la belle émotion, qui était encore une fois au rendez-vous.

Magique !

6par4_bis

Un big merci à Simon et Guillaume de la librairie M'Lire à Laval et à toute l'équipe du 6par4, pour cette super belle soirée...

6par4

... Et un gros bisous à Claire et Zag qui ont fait l'aller-retour Paris-Laval dans la soirée, juste pour partager tout ça avec nous. La classe !

24 février 2011

It's good to be a winner !

BD_RTL_du_mois

"Les larmes de l'assassin" vient d'être élue bande dessinée RTL du mois de février ! Hé oui... Ça calme... C'est ma mère qui n'est pas peu fière. Bon... moi aussi, un peu, quand-même !

Ha bon ?... Trop rouge le sticker ? Peut-être... Pas sûr, le rouge c'est commercial !... Enfin, en attendant d'être élu "produit de l'année" je me réjouis du choix du jury, composé de libraires indépendants, de libraires des espaces culturels Leclerc et bien sûr de journalistes de la radio RTL.

C'est trop bon...

Allez... On peut écouter un petit bout de l'émission "Laissez-vous tenter" sur RTL, le jeudi 24 février de l'an de grâce 2011, où je réponds gentiment aux questions de la gentille Monique Younès. C'est par ici que ça passe !


6 février 2011

Énorme !

bd_concert

Hier soir, durant près de cinquante minutes, la grande salle de l'Olympia à Arcachon s'est assombrie pour laisser place à la projection du BD-Concert «Les Larmes de l’Assassin». Le quintet arcachonnais, Splendor in the Grass a alors pris les instruments pour poser sur mes dessins un post-rock des plus aériens (façon Tortoise ou Mogwai)… Et le son a poussé le récit jusqu'à son paroxysme. Les images étaient projetées sur un écran gigantesque. Les musiciens étaient habités. Immersion du public inévitable…

Lorsque la lumière s’est rallumée après le générique de fin, l’émotion dans la salle était presque palpable. Je crois me souvenir d’être monté sur la scène avec les musiciens pour saluer le public… Je ne sais plus... C’était un peu comme dans un rêve.

bravo__

Un bien beau cadeau qu’ils m’ont fait là, les cinq lascars de Splendor in the Grass. Une belle façon aussi de fêter dignement la sortie du livre en avant-première. Ce premier week-end de février sur le salon du livre d’Arcachon, la mer était belle. Le soleil aussi...

Un grand merci à Antoine Hacquin qui a réalisé le montage vidéo à partir de mes planches de bande dessinée et bien sûr à Philippe, Laurent, Raphaël, Mattia et Arnaud de Splendor in the Grass. Un Special Thanks à Aoife O’Driscoll pour cette belle idée. Une pensée aussi pour Anne-Laure Bondoux qui n'a pas pu être avec nous (mais qui était quand même bien là...), sans oublier Sébastien Gnaedig, mon éditeur chez Futuropolis qui m'a accompagné toute l'année 2010 sur la réalisation de ce livre.
Je vous aime tous !

 


PROCHAINE DATE PROGRAMMÉE POUR CE BD-CONCERT : mardi 29 mars 2011, chapelle de Mussonville à Bègles dans le cadre de l'Escale du Livre de Bordeaux. Et c'est à 20h30 !


 

> Les Larmes de l’Assassin
Scénario et dessin : Thierry Murat
Librement adapté du roman d'Anne-Laure Bondoux
Éditions Futuropolis
Sortie officielle en librairie le 10 février 2011

 

> Pour voir la bande annonce du BD-Concert, c'est par ici :
http://www.youtube.com/watch?v=pB73L5vqHiE

> Pour écouter Splendor in the Grass dans leur répertoire habituel (trop la classe !) c'est par là : http://www.myspace.com/splendor_in_the_grass


1 novembre 2010

Épilogue

_pilog

Beaucoup de temps à passé depuis mon dernier post...
La tête dans le travail, bien sûr, et aussi le corps en vacances cet été, aussi un peu...

En ce début novembre, j'attaque la toute dernière ligne droite des « Larmes de l'Assassin ».
Toutes les planches (noir et blanc) sont dessinées ! Reste la mise en couleur de 35 pages. Bagatelle... C'est sûr qu'après ce marathon de 120 pages, cette dernière petite formalité me semble bien dérisoire. Mais faut pas s'endormir. Chez Futuropolis, ils attendent tout ça pour mi-novembre. Ce qui leur laisse du temps pour bien préparer le livre et le mettre en place en librairie à partir de février 2011.

J'en profite pour vous montrer les dernières pages de mon « vieux » carnet Moleskine où j'ai compulsé durant toute une année les recherches de mise en page, les gribouillis, les questionnements et parfois aussi les certitudes (hé oui...). Prochainement quelques extraits de planches en noir et blanc sur ce blog.

C'est promis, dans pas trop longtemps...

p

3 mai 2023

En librairie le 3 mai 2023

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En juin 2021, j’avais proposé à Miguel Benasayag de prolonger graphiquement son ouvrage « Cerveau augmenté, homme diminué » (La Découverte, 2016), dans lequel il dénonçait déjà les dérives de l’idéologie transhumaniste et abordait notamment les questions d’hybridations inévitables entre l’homme et la machine. Presque deux ans après notre première rencontre, il en résulte aujourd’hui cet entretien dessiné entre un philosophe et un auteur de bd qui analysent ensemble sur un mode généreux et complice, les dangers de la « colonisation numérique » du vivant. Loin de toute forme de technophobie radicale, Miguel et moi avons essayé au fil de nos nombreuses conversations, de déconstruire de manière lucide et argumentée cette vision postmoderne qui a conduit l’humanité à considérer son propre cerveau comme un ordinateur qu’il faudrait optimiser. Il est urgent, à l’heure où l’humanité semble faire un complexe d’infériorité face à « l’intelligence » des machines absurdes, de rappeler les différences fondamentales entre un cerveau et un disque dur, autant dire entre un oiseau et un caillou, afin de réhabiliter la singularité du vivant. La pensée de Miguel est précieuse. Notre rencontre, également... D'avance merci d'accueillir ce livre de bande dessinée comme il se doit. 

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Miguel Benasayag est franco-argentin. Il est philosophe, psychanalyste et chercheur en épistémologie. Docteur en psychopathologie et directeur de recherches en anthropologie, il a travaillé une trentaine d’années en clinique pédopsychiatrique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, aux éditions La Découverte notamment. Certains se souviennent certainement de sa voix espiègle et matinale sur France-Culture au début de ce siècle... Ancien résistant contre la dictature militaire en Argentine à la fin des années 70, Miguel oriente aujourd’hui son travail de philosophe vers une autre forme de résistance plus globale face à la virtualisation de nos existences. Il développe une pensée de « l’agir » par et pour la singularité du vivant. 
 


 CERVEAUX AUGMENTÉS (HUMANITÉ DIMINUÉE ?) Thierry Murat & Miguel Benasayag — 
(Éditions La Découverte - Delcourt / 184 pages, format : 19,5 x 25,5 cm / ISBN : 978-2413048220 / Poids net égoutté : 800 g.) 
En librairie, à partir du 3 mai 2023 ! 

9 février 2024

Demain, on brulera les images

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Fake news, deepfake, tu dis ?... Mais quoi !?! Ça fait tellement longtemps qu'il n'y a plus de réel partagé. Chacun enfermé dans sa micro-bulle informationnelle connectée en réseaux algorithmés. Chacun dans sa petite réalité sur mesure. Celle qui nous arrange. Les images n'ont toujours été que des récits. Rien de neuf depuis la nuit des temps. Le récit n'est pas le réel. Les images ne sont que des fictions. C'est leur raison d'être. Le réel c'est quand on se cogne, disait Lacan. Voilà la vérité. Et on pourra bien mettre en place des brigades de l'œil ou des milices du regard, ça ne changera rien à l'affaire... Ou alors, ce sera pire encore. 
Qu'elles soient dessinées, peintes, photographiées ou générées, les images ne sont — et n'ont toujours été — que des fabrications, des interprétations et des représentations artificielles de la réalité. Attribuer à une image une valeur de réel identique ou supérieure à la réalité, c'est de l'idolâtrie. Il en a toujours été ainsi, depuis l'invention du dessin. Mais depuis l'invention de la photographie, nous en sommes venus à croire qu'une image pouvait être la copie conforme du réel, avec une valeur de preuve. Erreur... Aujourd'hui, dans notre rapport à l'image, il faudrait pouvoir revenir en arrière (rewind, avant l'invention de la photo). Et se remettre à considérer une image uniquement pour ce qu'elle est, et a toujours été : un récit subjectif fabriqué. 

Si, pour contrecarrer la médiocrité de la foule qui s'adonne de manière compulsive à une fabrication massive d'images « artificielles », la seule solution est d'instaurer un arbitrage bricolé par des juristes ou des journalistes, alors le merveilleux sera salement amoché... Puisqu'il sera régulé. J'ose espérer que les artistes feront ce qu'ils peuvent pour préserver ce qu'il reste de contemplation et d'illumination au creux de notre humanité comptable qui ne sait qu'énumérer ses ultimes petites propriétés intellectuelles — et surtout industrielles — afin d'essayer de mieux survivre à sa finitude. 

 

— Dans mes carnets augmentés, fragment of times — 
(Fake photography promptée et générée sur un réseau neuronal artificiel © Thierry Murat / sur Midjourney) 

13 septembre 2023

Smile !

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Voilà, on y est...  « initial_A. » est enfin imprimé ! Après toute l'adversité vécue en marge de l'empêchement de parution de ce livre de bande dessinée (ce livre-expérience), ce sourire est pour vous tous, les amis, vous qui m'avez soutenu ! Et aussi pour vous tous qui allez accompagner, comme il se doit, la sortie de cet ouvrage singulier. Le spécial finger, c'est uniquement pour « quelques fâcheux » très peu nombreux... Chacun se reconnaîtra et choisira librement son camp. 
 

Disponible à partir du 3 octobre 2023 ! Et dès à présent en précommande ici, et ... 
Ou chez votre libraire, évidemment ! 


initial_A. 
Un récit de Thierry Murat / images promptées et générées par l'auteur sur un réseau neuronal artificiel 
152 pages / 24 x 27 cm / ISBN : 978-2-491726-00-3 
Log Out edition / 26 € 

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Profil instagram > (re)désactivé
(depuis les incendies de juillet 2026)
« Hors d'atteinte de l'anxiety-business 
récupéré par les algorithmes charognards
post-catastrophe » 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Compte facebook > définitivement supprimé 
(depuis janvier 2019) 
« Hors contaminations collectives
émotionnelles et méta-
synchronisées » 



 



 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réseau Linkedin > désactivé
(depuis février 2025)
« Hors d'atteinte de la novlangue-de-bois
managériale et entrepreneuriale »
 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


 

 

 

 

 

AVERTISSEMENT :



 

« Je veux bien être entièrement tenu 
pour responsable de ce que je publie ici, 
mais je ne peux en aucun cas être jugé 
coupable de n'avoir pas écrit, dessiné,
ou photographié ce que 
tu aurais voulu
voir ou entendre. » 

Bien cordialement, 
– La Direction – 

 



 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

En ce moment sur ma table de nuit :

 

 

 

 

 

 


(En application cutanée, trois fois par jour. 
Protège l’individu des névroses collectives et sociétales. 
Puissant analeptique, riche en fer et en potassium.)